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morgane de toi (lolita)

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COTE CŒUR : colon conquérant

MessageSujet: morgane de toi (lolita) Sam 16 Sep 2017 - 9:46


- lola (lolita, en réalité) leroy. -

you deserve a whole sheet of gold stars

identité complète lolita leroy, un prénom qui lui a valu des surnoms les plus salaces qui soient et qu'elle a fini par assumer par amour pour papa. papa qui l'a affublée de ce patronyme non pas pour la troublante dolores haze dont il ne connaît même pas l'existence, mais pour renaud, son chanteur, son idole de jeunesse.  surnom(s) lola. plus court, plus tendre et séduisant sous la langue. âge 27 ans. date, lieu de naissance enfant de l'été, lolita est née un dix-huit août au sein d'une ville grise et terne : roubaix. lola, elle porte la misère ouvrière dans le creux de ses entrailles, vote à l'ultra-gauche et attend de la france un frisson d'espoir et d'optimisme. occupation lola est une artiste. non pas seulement parce qu'elle partage avec ces étranges spécimens de nombreux atomes crochus et des similitudes avérées, mais parce qu'elle vit de ses oeuvres. elle peint, lolita. elle peint avec le coeur, avec l'âme qu'elle porte toujours par-dessus le corps et cette sincérité totale, elle plaît. assez pour qu'on s'arrache ses toiles, assez pour qu'elle se retrouve propulsée sur le devant de la scène trop vite, trop tôt, presque par erreur. lola, avec son coeur en charpie et sa jeunesse désinvolte n'était pas faite pour le succès et les dessous d'un univers luxueux qui n'a jamais été le sien. elle, c'est la gosse amoureuse d'art qui traînait au musée les mercredis après-midis armée de ses crayons, c'est l'adolescente qui dessinait sur tout, tout le temps et rêvassait en classe au lieu de préparer confortablement son avenir. et puis finalement, elle l'a eue, sa bourse. elle est partie pour paris des rêves plein la tête, a passé des années formidables sur les bancs de la fac avant de découvrir que le monde du travail n'avait rien à voir avec l'histoire de l'art. chez sotheby's, elle déchante jusqu'au déclic. jusqu'aux toiles et la liberté malgré un palpitant à la dérive. et puis ... et puis l'angoisse. le doute. la crainte qui la dévore, elle pourtant si solaire, loin des troubles qui assaillent : la peur d'être une une imposture, parfaitement illégitime, et puis la panne d'inspiration, la toile blanche. le vide après le tout, la pâleur déprimante du blanc après l'explosion de couleurs. parce que c'est son palpitant déchiré qui a suturé ses plaies à la peinture et maintenant qu'il est bardé de cicatrices presque solides, ses toiles lui semblent sans âme. statut civil lola, elle est amoureuse de l'amour. loin de se préserver, elle aime être amoureuse plus qu'elle n'aime l'être qui catalyse pourtant ses sentiments exaltés. l'amour, ça l'électrise. elle ne vit que pour sentir son palpitant se cabrer dans sa poitrine, tambouriner contre ses côtes et lui couper le souffle. elle attend la passion, les fous rires à trois heures du mat et les courses sous la pluie. elle a besoin de sexe débridé, d'engueulades brûlantes, de se comprendre d'un regard et de tout partager, tout découvrir, de s'opposer, de se compléter. lolita, elle tombe pour un rien. les jolies voix la font vriller, les nuques la rendent dingue, un regard qui la déshabille l'enflamme et les sourires ... putain, les sourires ça la désarme. pour autant, lola n'a pas le coeur artichaut, le sien est plutôt entre ses reins et s'entête à papillonner jusqu'à vivre sa prochaine belle histoire. elle ne veut rien forcer, elle se donne sans réfléchir et se laisse guider par ses sens sur un chemin rarement écrit d'avance. elle n'attend jamais rien, lola, mais quand on la laisse pénétrer dans son univers elle aime vite, fort, mal sans doute, de la force destructrice de ceux qui, en s'embrasant, consument aussi leur entourage. et pourtant, elle est plus ou moins célibataire depuis des lustres, la comète. après la morsure douloureuse infligée par un ancien petit-ami peu scrupuleux à un palpitant écorché vif, mal armé contre les ruptures unilatéralement consenties (sic), lola s'est jetée à coeur perdu dans la peinture à la recherche d'un exutoire à sa douleur, fulgurante, et à sa colère, toute aussi présente. l'amour a été relégué au loin, remplacé par l'art et les bras accueillants de son meilleur ami devenu amant. depuis, lolita s'éclipse dans d'autres draps, sans attaches, et pourtant, elles gravite autour du couple d'arthur comme un satellite, ou plutôt une météore vouée à s'exploser dans leur atmosphère. alors lola, elle est célibataire, elle n'est pas exclusive, mais elle n'est néanmoins pas seule : elle vit avec eux, fait l'amour avec eux, s'engueule avec eux, rit avec eux, partage leurs peines et leurs petites victoires et malgré la toxicité de sa présence constante de sangsue, elle persiste à s'immiscer de plus en plus profondément dans une relation en demi-teinte, laissant derrière elle des ruines dont elle n'a pas idée. statut financier $$. confortable, pour une gamine qui a galéré. mais le compte de lola, il tire quand même un peu la gueule car elle est incapable d'économiser, trop heureuse de vivre sans se priver, de se gorger de tout ce qu'elle n'a jamais connu, avant. et puis lolita, elle est toujours en train de signer des chèques, de faire des virements, elle essaye de rendre au centuple tout ce que sa famille lui a offert, les couvre de cadeaux et d'attentions débiles, accumule les possessions matérielles dont elle finit par se débarrasser dans d'autres bras. finalement, ce sont les sorties qui lui coûtent le plus cher : lola, elle refuse de compter. elle veut profiter, elle veut vivre alors elle part en vacances sur un coup de tête, saute dans un train, un avion, un bateau, enchaîne les restaurants et les verres et collectionne des moments qui, elle le pense, seront à la fin bien plus précieux que tous les zéros du monde sur un compte en banque. situation familiale  la famille, c'est sacré chez les leroy. les leroy malgré leur nom, ils sont dans la merde génération après génération. chez certains on naît riche, chez d'autres on s'enrichit décennie après décennie et eux, ils ont la misère en héritage. chez lola, ça a toujours été minuscule, un logement social comme on en fait plein, identique à celui du voisin. on poussait les murs pour accueillir mamie qui perdait la boule depuis que papy n'était plus là, on partageait une chambre à trois, à quatre, on entassait les mômes comme on pouvait en leur offrant une éducation libre et positive à la place des billets verts. y a pas une thune chez les leroy, pas une mais y a la richesse de l'âme, la plus vraie, la plus pure. papa et maman sont ouvriers, ils bossent dans la même usine de textile qui a manqué fermer au moins huit fois et se sont connus sur les bancs du lycée. maman est tombée enceinte à seize ans alors papa est resté et a travaillé d'arrache-pied pour assumer leurs erreurs. mais ils s'aiment encore, sans doute plus qu'aux premiers jours, avec la misère comme liant, la pauvreté en ciment. les leroy, c'est finalement une jolie famille de quatre mioches, dans la dèche mais soudée. ils ne payent pas de mine, mais peuvent envoyer au tapis bien des familles ikéa. ils s'aiment, déjà, ils se respectent, ils se jugent pas et ne jugent pas les autres, d'ailleurs. papa, il te donnerait sa chemise même si elle est déguenillée, il a toujours un mot gentil pour les sans-abri, une pièce ou un café, un sandwich alors que lui, il a sauté deux repas. maman aussi, a le coeur sur la main. c'est celle qui invite les gamins esseulés à sa table, qui garde les chiards de tout le quartier et qui se plie en deux, en quatre, en douze pour que la génération de ses enfants s'en sorte mieux que la sienne. mais c'est mal compliqué, de couver une fratrie de cinq aussi bouillonnante.orientation sexuelle le chaos des sentiments, le bruit et la fureur. et la beauté, malheureusement, qui capte trop bien son oeil d'artiste pour l'idéaliser jusqu'à ce qu'elle se retrouve épinglée sur une toile vierge. traits de caractère passionnée, têtue, colérique, à fleur de peau, hypersensible, électrique, tolérante, lumineuse, solaire, enthousiaste, fébrile, bohème, libérée, bouillonnante, bordélique, loyale, dépensière, attachante, narcissique, excessive, expansive, grande gueule, dépendante, solaire, dispersée, audacieuse, curieuse, impulsive, rancunière, sincère, énergique, intuitive, rêveuse, bornée, émotive, distraite, désinvolte, généreuse. avatar camille rowe pourcheresse. crédits tumblr.

- on top of the world -
FILM FAVORI - jules et jim suivi de très près par à bout de souffle.
LIVRE FAVORI - lolita.
CHANSON DU MOMENT - love, lana del rey.
COULEUR PRÉFÉRÉE - le jaune dans l'immensité de ses déclinaisons.
SAISON PRÉFÉRÉE - le printemps, l'éveil de la nature, l'été ensoleillé, les couleurs chatoyantes de l'automne, la mélancolie de l'hiver ... lola les aime toutes.
HOBBIES - boire, bouffer, baiser, peindre. pas nécessairement dans cet ordre là.
ANIMAL TOTEM - un raton-laveur malin et mignon.
- castle on the hill -
(bacon) Lola souffre de synesthésie totale, elle associe la musique, les tableaux, à des couleurs. Chez elle, tout n'est que sensations. Les objets, les mots, l'art, les gens. Tout lui inspire des couleurs, des sensations, une saveur éphémère sur la langue si présente qu'elle en devient parfois gênante. Elle a la sensibilité accrue des artistes et des filtres fantasmagoriques devant ses opales curieuses et le moindre élément de la vie quotidienne, le plus banal, le plus minuscule grain de poussière devient poésie, beauté, dégoût. Lola, elle a longtemps été raillée de ce don par les imbéciles de l'école mais n'a jamais baissé la tête, refusant de taire ce qui dansait devant ses prunelles et chatouillait ses narines. Sa couleur préférée ? Le jaune. Le jaune éclatant  de sa famille, celui qui sent la cuisine de maman et qui tinte comme un carillon lorsqu'ils pénètrent dans une pièce, avec une aura à l'énergie prodigieuse, presque orangée. Certains jusqu'à sa propre fratrie ne comprennent pas l'émotion qui la submergent lorsque sous ses yeux, ils se métamorphosent, électrisés par un jaune profond, positif, jamais entaché du vert billet ou du noir misère. L'amour, chez elle, est souvent bleu. Un bleu nuit, profond, majestueux, le bleu d'un ciel étoilé où elles se raréfient au mesure que la relation se délite. Et Lola, elle essaye toujours d'arracher ses propres étoiles pour les coller sur leurs voûtes célestes et les teinter d'argent comme le halo qui grandit toujours autour de ceux qu'elle aime, au fur et à mesure. Un halo argenté chatoyant, brillant, devenu gris souris, puis métal tranchant et glacé jusqu'à la rupture et la couleur béton. Y a que Léo qui a échappé à cette règle immuable. A chaque fois que le destin l'a placé sur sa route sans qu'ils ne s'effleurent réellement, Lola a été subjuguée par les volutes dorées qui s'enroulaient autour de ses bras, glissaient derrière sa silhouette. Il est toujours resté ainsi, même dans le rouge passion et le bleu amour : doré, presque divin, laissant sur ses lèvres le goût délicieux, éphémère, de la vanille des îles lorsqu'elle pensait à lui alors qu'enfouir son visage au creux de sa nuque diffusait l'odeur précieuse des musées où elle était tant entrée. Léo, il avait déjà la couleur de la famille et l'odeur de ce qu'elle préférait le plus au monde, tant de signes que Lola ne pouvait ignorer. Tant de signes qui l'ont pourtant perdue. Alors désormais, elle masque toujours ce don qui guide ses peintures, elle essaye d'ignorer ce qu'elle ressent d'invisible, d'impalpable mais de si puissant dans l'amour, et y a que ses meilleurs amis qui ont le droit de savoir que leurs sourires ont le goût des mûres sauvages. (basquiat) Lola, on a longtemps cru qu'elle avait des problèmes de vision et chez les Leroy, impossible de consulter un médecin, sauf urgence. Alors on la rassurait, on l'écoutait, lui conseillait de noter toutes les sensations qui explosaient en elle comme si c'était normal, comme si elles allaient disparaître ou s'atténuer, une fois couchées sur du papier. Et ses frères et soeurs, alors minuscules mômes, s'imaginaient qu'elle se frottait trop les yeux pour apercevoir en permanence des étoiles et l'univers entier, les phosphènes. C'est les musées qui l'ont soignée, Lola. Parce que la synesthésie dans son quotidien, c'était pas facile, douloureux. Se balader dans les rues populaires de Roubaix, à l'abandon, c'était être harcelée des teintes de gris de ces gens tristes au goût de cendre, du marron des maladies et des silhouettes famélique à l'odeur de pomme rance et puis surtout... le noir ténèbres qui prend aux tenailles et coupe le souffle devant les caïds de quartier qu'ont rien à perdre, puisqu'ils n'ont jamais rien eu. Ceux qui ont l'âme si nécrosée qu'elle a déjà commencé à se décompenser en lambeaux dans une odeur de boue, amère à en vomir. Les musées, ce fut son placebo. L'explosion de couleurs si forte, tellement plurielle qu'elle envahit tout l'espace, gonfle le coeur d'une frénésie nouvelle, d'un espoir léger avant de se taire d'elle-même devant tant d'oeuvres, tant de beauté, tant de poésie. (botticelli) En grandissant, Lola aurait aimé devenir critique d'art et écrire sur tout ce qui déclenche et entretient en elle une beauté à noyer ses prunelles sous une marée de sel. Mais Lola, elle n'est pas dotée d'une jolie plume au bout de ses phalanges, elle a l'émotion tatouée sur le coeur mais pas sur la pulpe de ses doigts et elle est incapable d'enrober ses syllabes de mots qui font sens. Elle manque d'une éducation prestigieuse, de rigueur, de patience. Elle manque de tout et c'est ce qui l'empêche d'exprimer convenablement ce qu'elle ressent, dans la synesthésie comme dans le reste. Elle est souvent frustrée par les limites des mots, qui disent peu, trop, mal, elle, elle voudrait seulement s'exprimer en dessins, en tableaux, en gestes, en baisers volés et en caresses fugaces, en cris rauques et en pleurs déchirants parce que putain, ça lui semble plus vrai. plus facile aussi.

(cézanne) Dans sa légende personnelle contée par tous ces nantis lorsqu'ils évoquent le nouveau tableau accroché au-dessus du canapé, on insiste toujours sur son origine sociale. Sur sa pauvreté, un mot affecté, qui transpire un mélange de pitié et d'effroi et Lola, c'est toujours le moment où elle tape un scandale qu'on lui pardonne (une excentricité d'artiste, qu'ils pensent), où elle éructe, renverse délibérément sa boisson sur un tapis à cinq mille euros ou tourne les talons dans une tornade qui n'épargne jamais un vulgaire bibelot. C'est pas d'être réduite à une misère qu'elle a connue, qui l'agace. C'est cette corrélation nauséabonde entre richesse et bonheur et leur proportionnalité inversée. Parce que putain, Lola elle a été heureuse. Plus heureuse que tous ces bourgeois péteux qui ont grandi écrasés d'obligations, qui peinent à s'exprimer sans un vocabulaire appris par coeur, hypocrite et inutile, qui s'encagent dans des mariages sans amour et se trompent à tour de bras avant de pondre des mômes trophées... Ouais, elle aussi, elle peut les juger en retour et elle est sans doute aussi peu dans le vrai qu'ils le sont à son égard. Parce que Lola, elle est fière d'où elle vient. Elle est fière de sa famille qui lui a donné tellement, mais tellement plus que des toilettes prodigieuses ou des gadgets inutiles. A ses yeux dénués de concessions, rien ne compte plus que son foyer, que tous ces êtres unis par des liens invisibles qui sont comme une extension de son âme et dont elle ressent en plein coeur les joies et les peines. Ses héros, ce sont ses parents. Des gens forts, courageux, qui ne se sont jamais laissés abattre par un travail exténuant, par une famille trop nombreuse, par des moyens inexistants, la mesquinerie des uns et la condescendance des autres. Ils sont dignes, Olivier et Sandrine, dignes et plein d'espoir, toujours aussi jaune malgré tout, malgré les coups et la vie qui parfois n'épargne pas. (chagall) Chez les Leroy, on a toujours cru à la parentalité positive sans savoir pourtant ce qu'était cette nouvelle mode pour bobos sans problèmes. Mais le non n'a jamais existé. Sans doute pour ne pas ajouter à un monde étroit, quelque part entre un ascenseur social en panne et un appartement minuscule, des limites intangibles qui ne soient pas seulement physiques. Lola n'a jamais été interdite de faire quoi que ce soit et c'est ce qui a causé les fondations de sa personnalité facile, ouverte et tolérante. On ne l'a jamais empêchée de se coucher très tard pour s'entraîner sur le vieux synthétiseur donné par la vieille dame du dessus même si ça faisait du bruit et qu'elle était particulièrement nulle, on ne lui a jamais dit non pour lire à table, pour jouer dehors et s'éloigner malgré les dangers, pour manger des légumes ou finir son assiette, on ne l'a jamais engueulée à cause de ses notes en français ou en maths, on n'a jamais rien dit sur sa manie de dessiner partout même sur les murs et de sa soif d'évasion. Lola comme le reste de sa fratrie s'est élevée grâce aux valeurs de ses parents. Des valeurs inculquées par la permission au lieu de l'interdiction et démontrée par des gestes plutôt que des mots. Parce qu'un môme, c'est pas stupide et ça cherche la reconnaissance, l'assentiment parental. Alors ça reproduit, à son échelle minuscule, leur comportement. Et comment vriller face à des parents toujours calmes, confiants dans un avenir incertain, toujours prêts à tendre la main vers tous ceux qui en avaient besoin, à accueillir les uns et les autres, à manifester, à aider, à donner sans chercher à recevoir en retour. Chez les Leroy, la règle d'or a toujours été celle-ci : ne juge pas une existence que tu ne vis pas et traite les autres de la façon dont tu aimerais être traitée. On a jamais répondu à la violence par la violence, au mépris par le mépris, la loi du talion est inconnue d'eux et parfois, Lola, ça l'énervait. Elle si rancunière détestait rester de marbre face aux attaques puériles de la cour de récré de peur de décevoir papa. Elle était parfois frustrée de se sentir obligée de partager son goûter avec Marianne qui l'avait oublié et pleurait alors que Marianne n'était rien d'autre qu'une sale peste qui essayait de lui faire des croche-pattes dans l'escalier. Mais Lola a toujours apprivoisé le volcan en elle, si bien qu'à l'âge adulte, il a explosé et n'a jamais cessé son activité interne et ses éruptions spontanées, imprévisibles. Mais Lola, quand de fille cool elle devient petite conne, elle se rattrape toujours. Plus tard. (dali) Lola n'est ni brillante, ni consciencieuse et sa scolarité a été à son image : désinvolte, chaotique, inconstante. Incapable de se concentrer sur ce qui l'ennuie, elle peine à s'intégrer dans un système autoritaire, loin des préceptes qui ont régi son enfance et son foyer et se moque bien de récolter des notes jugées minables. Lolita, elle a compris très vite que sa valeur ne se résumait pas à une échelle de lettres et qu'être douée à l'école ne voulait pas dire grand chose. Consciente qu'elle n'irait jamais à l'université, le rêve de ceux qui ont des moyens ou des cerveaux de tête d'ampoule, elle se montre paresseuse jusqu'au lycée où finalement l'offre de matières péri-scolaires la charme. Lola, elle est toujours aussi peu attentive mais elle pratique le théâtre, le dessin, la peinture, le piano, découvre la guitare et la chorale, la culture et le montage vidéo. Elle s'essaye à la danse, à la gym, au tennis, au volley, elle est de tous les clubs et n'hésite jamais à sécher des cours qui l'ennuient pour rejoindre l'un de ses ateliers qui se chevauchent. Motivée par tout ce qui lui permet de s'exprimer, quel que ce soit le vecteur (elle a même participé au modèle miniature des nations unies) c'est son dossier extrascolaire qui lui ouvre le droit à une bourse artistique qu'elle n'attendait plus. C'es sa soeur qui l'a inscrite dans son dos, presque contre son gré, en envoyant certains de ses collages et une lettre à la sincérité désarmante, touchante, à fendre les coeurs. Et Lola a été la première surprise en recevant de quoi étudier à l'école du Louvre. Si elle espérait l'équivalent des Beaux-Arts, elle a rétro-pédalé au dernier moment en choisissant une matière plus théorique : l'histoire de l'art qui la fascinait depuis toujours. Y a pas besoin de cours pour apprendre à faire ce qu'on aime, lorsqu'on n'en attend rien et Lola n'avait besoin de personne pour gribouiller gaiement sur n'importe quel support. Alors que son inculture cuisante nécessitait sans doute les professeurs les plus émérites pour être soignée. (degas) C'est à Paris qu'elle a réellement éclos, Lola, comme si jusqu'à présent, elle ne respirait qu'à moitié ou ne vivait qu'en teintes ternies par la grisailles de son nord natal. Elle s'est émancipée, en découvrant en elle des ressources invisibles jusque là, en sentant dans ses veines un fluide brûlant, contagieux, qui brûlait du champ des possibles. Épanouie, Lola appelle quotidiennement ses parents de sa voix vrombissante, surexcitée, pour leur conter tout ce qu'ils manquent ici. A Paris, Lola se découvre dans toute sa complexité, elle délie les chaînes autour de sa personnalité colorée, tapageuse, expansive, et refuse les filtres et les murs devant elle. (delacroix) Paris, c'est la ville des premières fois, des insolites et des expériences qu'on chérit. La première fois que Lola se plaît à rester assise toute une foutue journée sur un banc d'amphi inconfortable, la première fois que ses notes ne sont pas désastreuses et qu'elle ne s'en fiche pas. C'est aussi la première fois qu'elle se sent aussi affirmée, bien dans sa tête, bien dans son corps, comme si tous les nuages étaient restés verrouillés au-dessus de Lille. Paris, c'est les premières tenues colorées et la naissance du bordel chaotique qu'est son style vestimentaire, c'est la découverte de la bouffe vegan et la conviction que c'est ce qu'il y a de mieux, c'est aussi les premières fois lascives et les découvertes hors des carcans, c'est les premières manifestations et l'envie de s'engager pour tous ceux qui n'ont pas assez de voix afin d'être entendus, c'est les premiers musées au-dessus des mots, les premiers amis qu'on fréquente par affinités et non par commodités parce qu'ils sont là, voisins de palier, de classe, de lycée. C'est les premiers coups au coeur bien vite remplacés par les premières victoires. C'est finalement la déconstruction pierre par pierre du fantôme en demi-teinte que Lola pensait être elle et la découverte des trésors dont elle recelait sans le savoir.

(gauguin) Lola, elle a toujours travaillé pour aider ses parents. Elle a passé des journées derrière une caisse de Carrefour pendant toute son adolescence, a gardé des enfants, tondu des pelouses et même flirté avec les limites de la dignité en répondant à des annonces en ligne particulièrement étranges afin de s'assurer des extras à petit prix. Non, elle ne se vante pas d'avoir envoyé des chaussettes précédemment portées trois jours pour exciter les travers déviants d'un porc de l'Allier et pourtant, elle l'a fait et plus d'une fois. Elle a toujours appris à taire ses désirs profonds, à se travestir pour l'argent non pas comme une matérialiste aux dents longues, mais pour aider sa famille à maintenir la tête hors de l'eau. Aussi, Lola a eu du mal à trouver sa voie, à faire la différence entre un travail qui lui assurerait de quoi soutenir ses parents et une passion qui la transcenderait. Elle avait pourtant bien commencé, Lola, galeriste dans un sordide squat parisien, à tenter d'attirer le hipster jusqu'à elle en faisant le trottoir comme la première prostituée du coin. C'est là qu'elle a passé toutes ses études, la majeure partie de ses soirs et de ses weekends, à rencontrer des artistes sans une thune mais formidables, à se créer un réseau à son image : hétérogène, bruyant, dissonant. Elle a squatté chez nombre d'entre eux, a couché avec certains, en a aimé un ou deux. Et puis, Lou est tombée enceinte et a dit que c'était fini les conneries. Qu'elle pouvait pas continuer à perte maintenant qu'elle allait devenir mère d'un gamin au géniteur ... inconnu. Elle a fermé la galerie, oublié son rêve derrière les pires bassesses du capitalisme qui t'oblige à tout sacrifier pour pouvoir bouffer et Lola est retournée derrière une caisse, le coeur en miettes face à cet abandon en bonne et due forme. (giotto) Et pourtant, elle a fait exactement la même chose à sa sortie d'université, oubliant ce qu'elle désirait réellement derrière le besoin pressant de travailler, de réussir, de commencer à avoir des rentrées d'argent une fois sa bourse envolée. Lola tenait surtout à prouver à ses parents qu'ils ne s'étaient pas sacrifiés pour rien, qu'elle allait réussir, elle la gamine passionnée partie de si bas. Alors elle a accepté l'offre de Sotheby's après un stage ennuyant à en crever et effectue un job bureaucratique, sans âme, visant à expertiser des oeuvres d'art qui ont tellement plus de valeur que n'importe quel billet vert que parfois, l'idée de les enlever pour les offrir à un musée lui chatouille l'échine ... Au début, c'est dur, c'est frustrant, Lola est toujours sur la défensive et puis finalement, la sensation de faner dans un milieu inopportun fond lorsqu'elle rencontre Léo et découvre un bonheur rarement ressenti, comme une évidence.

(hopper) Pendant deux ans, Léo a composé son équilibre. Jeune, tout juste diplômée, dispersée dans une colocation brouillonne et perdue dans un job qui ne faisait pas sens, Lola a retrouvé une forme de légèreté dans une relation différente, qui fonctionnait justement car ils se moquaient bien des codes. Avec lui, elle apprend à isoler son travail de sa vie personnelle, savoure l'art comme une passion loin des murs étroits de Sotheby's et surtout découvre la beauté de l'amour à nu, qui ne dissimule rien. Elle a jamais rien caché, elle, et pourtant elle n'a jamais eu l'impression d'être aussi elle-même que sous son regard à lui. Comme si elle voyait plus loin que ses allures lunaires, que ses sourires immenses et ses éclats de rire tonitruants, rocailleux, comme s'il pouvait percer sa peau d'opaline et lire jusqu'à l'âme. Lola, elle a réalisé grâce à Léo qu'avant, elle n'était qu'une version incomplète d'elle-même, en couple. Une facette seulement du kaléidoscope qui la compose par crainte d'être trop, sans doute, par méfiante peut-être. Par besoin de plaire, probablement. Peu importe les foutues raisons, c'est comme si on lui avait ôté un voile opaque de devant ses prunelles et un poids écrasant dans sa poitrine qui l'empêchait de battre la mesure. Avec Léo, elle a brûlé toutes les étapes, écouté personne et encore moins les rabat-joies qui lui disaient de prendre son temps, de réfléchir, de ne pas agir comme d'habitude (sur un coup de tête, quoi). Mais Lola, elle n'en a toujours fait qu'à sa tête alors elle a foncé droit dans le mur, gaiement. Avec l'illusion que ça durerait toujours parce qu'ils ressemblaient à s'y méprendre aux héros débiles des comédies romantiques, ceux dont ils se moquaient en réinterprétant certaines scènes désastreusement mièvres. Lola, elle a emménagé chez lui en un battement de paupière. Elle a abandonné tous ses meubles derrière elle et les trois quarts de ses affaires chez Emmaüs et a débarqué dans son univers avec ses toiles vierges ou achevées, son odeur sucrée et ses touches de jaune. Elle a dit oui, aussi, au bout de six mois, avec l'impression que son coeur entier était un ballon de baudruche et qu'elle allait s'envoler plus haut que les étoiles de Van Gogh s'il ne l'étreignait pas plus fort, Léo. Lola a vécu l'intensité de leur relation au centuple, elle n'a pas vu le point final s'approcher silencieusement dans une ombre ténébreuse pour mieux l'engloutir toute entière. Elle n'a rien compris, la môme, n'a pas voulu comprendre face au mutisme de son amour. Elle a fourré l'essentiel dans une valise à la hâte, la vue déformée par ses larmes et abandonné le reste dans le cimetière des amours. Léo, il n'a fourni aucune explication comme s'il ne pouvait pas expliquer ce qui se passait à l'intérieur et ça l'a rendue dingue. Comment un amour aussi envahissant en elle, qui grignotait toue la place libre et étincelait même dans les recoins les plus sombres pouvait s'être fait la malle, chez lui ? Comment leurs sentiments pouvaient s'affronter aussi férocement, aux antipodes ? Lola, qui ressent tout au centuple, en a eu le coeur brisé en voyant l'aura de Léo, dorée comme le bronze des statues, virer au pourpre en lui laissant le goût métallique du sang et de la poudre sur la langue. Elle lui en a voulu, longuement, notamment de n'avoir jamais cessé de l'aimer. De tous les comparer à lui, de quantifier ses sentiments sur l'échelle Léonienne, l'échelle de la passion la plus brute, entière, celle qui ne se commande pas et les fait s'enfuir sur un coup de tête à l'autre bout du monde ou se mener une guerre sauvage pendant des heures. Et y a rien qui valait le coup, face à ça. Rien du tout, alors Lola, elle sait plus faire dans les relations parce qu'elle est comme Antigone : elle veut tout, et que ça soit entier sinon elle refuse. Elle refuse de se compromettre, d'accepter d'aimer moins parce que c'est la norme, de se contenter des sentiments tièdes que recherchent les autres, l'amour mature, celui qui amène sécurité et stabilité là où Lola ne veut que brûler et se consumer. (kandisky) Lola n'a jamais eu le chagrin digne, celui des héroïnes tragiques devant lesquelles on tombe à genoux. Elle, elle a la tristesse corrosive, colérique. Elle est de celles qu'ont besoin de détruire pour surmonter une douleur trop forte pour être absorbée et la gosse, n'avait rien sous les mains. Plus d'appart, plus rien que le contenu d'une valise et des toiles vierges sous le bras. Elle a appelé son meilleur ami, la gorge obstruée de sanglots rageurs, et il l'a accueillie à bras ouverts, nimbé de son vert sapin, celui qui a la couleur d'espoir et qui sent l'odeur réconfortante du beurre chaud et du marshamallow grillé. Alors Lola, faute de mieux, elle a saccagé les toiles blanches. Elle a peint des jours durant, enfermée dans un mutisme chaotique et destructeur, refusant de voir quiconque, d'aller travailler, de se saper, même. Son coeur s'est mis à saigner de la peinture et de la poésie et elle a produit, à profusion, au coeur d'une énergie créatrice frénétique, presque à l'image des surréalistes qu'elle aime tant. Elle a peint l'amour déçu et la rancune acide, les regrets et l'envie d'en n'avoir aucun, elle a peint les sentiments ébréchés et l'ego en miettes, encouragée par Arthur qui la fournissait, la consolait, l'enguirlandait parfois, lui si peu habitué à la voir ainsi. Misérable. Fébrile. (klimt) Ce sont ces tableaux-là, qui l'ont propulsée de nada à prada. Des toiles qui puent la détresse sur lesquelles est cloué son putain de palpitant. Lola, elle n'a pas voulu les vendre. Elle s'est arc-boutée, munie du non ancestral, primitif, celui qui refuse de prononcer d'autres syllabes et puis c'est finalement Arthur qui a effectué les premières transactions dans son dos, avec ses amis hauts placés. Lola a manqué l'égorger et vraiment, elle aurait pu et puis finalement, elle a seulement décidé de le remercier. D'avoir été un ami prodigieux, depuis toujours et surtout maintenant. Pourtant, Arthur ne sait pas. Il ne sait pas pourquoi c'est si dur de se séparer de ce qu'elle a enfanté dans la douleur. Y a pas que son coeur amoché au milieu des éclats de la peinture, y a aussi sa chair meurtrie. Parce que Lola, elle était enceinte. De lui. Elle ne le savait pas, assez peu préoccupée par les fréquences de son cycle et capable d'oublier la pilule deux à trois fois par mois. Elle l'a appris quelques semaines seulement après leur rupture et c'est comme si son corps tout entier avait décidé de combattre la dernière parcelle de lui qui subsistait en elle en recrachant violemment le fruit de leur amour. Lola, elle a eu mal. Pas seulement physiquement, elle en a eu mal à l'âme parce que ce bébé, elle le voulait. Elle s'imaginait déjà le serrer contre son sein, embrasser sa peau tendre et détailler longuement le rose saumoné qui aurait couru sur son épiderme jusqu'à briller au fond de ses prunelles immenses. Mais son corps n'était pas d'accord, il ne voulait pas être faible comme elle alors il a combattu l'envahisseur jusqu'à le forcer à abandonner, à partir de ses terres qui ne lui appartenaient pas et Lola, elle imagine tout le temps la silhouette de cet enfant schrödinger, qui aurait pu être mais n'a pas été. Bien sûr, il a ses traits. Les traits de Léo, qui ne l'a pourtant jamais su. (magritte) Lola, elle a essayé de lui dire. Par correction. Pour être une fille bien et n'avoir rien à se reprocher. Malgré la rancoeur, malgré la colère et ses sentiments ambivalents, elle lui a écrit. Une fois, deux fois, dix fois. Elle a ouvert son coeur et l'a pressé sur du papier mais jamais rien de bon n'en est sorti. Chaque essai était moins poignant que les précédents, chaque lettre devenait de plus en plus plate, convenue, protocolaire. Ses Léo devenaient Léonard, pour terminer par des Cher Léonard à en gerber. Les métaphores finissaient rayées rageusement et elle n'a jamais su comment lui avouer sans risquer de le blesser. Alors Lola, elle a jeté tous ses essais, tenté le texto classique et puis, celle qui ne gardait aucun secret a décidé de porter enfin ce fardeau. D'en découvrir le poids harassant, constant, qui grandit avec les années au lieu de s'alléger. Lola, elle a porté leur enfant et il ne l'a jamais su. Lola, elle l'aurait même gardé sans ne rien lui demander, si elle avait pu.

(matisse) C'est l'Art qui l'a sauvée des serres de ses propres sentiments dévorants et c'est à lui qu'elle consacre sa vie, depuis, comme avant. Lola est devenue de ces artistes à la mode qu'on s'arrache, dont on achète les toiles pour s'en vanter devant ses amis moins fortunés et qu'on invite à toutes les soirées branchées. Si elle a toujours détonné dans un monde auquel elle refuse d'appartenir pleinement, elle réalise un peu amèrement que c'est justement la raison pour laquelle elle est une attraction à la hauteur. Elle est tellement spéciale, si sauvage et spontanée, pleine de débordements affectifs et dotée d'une verve ... charmante, si honnête ! Lola, ça la fait rouler des billes à chaque fois mais hé, y a de l'alcool et de la bouffe gratuite, de belles personnes avec lesquelles s'amuser et de quoi nourrir ses narcisses alors ça lui va. (michel-ange) Lola a un sacré penchant pour la bouteille. Depuis ... well, toujours. Elle a l'alcool social, festif, tapageur et sensuel, parfois ombrageux et surtout, elle se targue de posséder en elle le Graal : l'alcool créatif. L'ivresse de la vodka ou la folie de la tequila ont toujours été tant de remèdes à la panne passagère d'inspiration : sauf cette fois. Mine de rien, difficile de remporter un concours de comptoir de bar face à Lola, en dépit de ce que son minuscule gabarit pourrait laisser songer. (miro) Sans être naturiste, elle a une fâcheuse tendance à se promener peu ou pas vêtue dans l'intimité. Les vêtements l'ont toujours plus ou moins encombrée et elle ne se sent jamais plus à l'aise que vêtue d'un t-shirt et d'une culotte, les pieds nus foulant le parquet ou encore en sous-vêtements désirables dans lesquels elle se sent jolie. Lola déteste tout ce qui l'entrave et considère les chaussures comme l'oeuvre de Satan et les soutien-gorges comme l'objet de l'instrumentalisation de la femme. Elle, elle aime les jolies poitrines (surtout la sienne) et retire sa lingerie dès qu'elle est à la maison. Ou dans la maison d'Arthur, qu'elle squatte avec la plus grande des sérénités. Il lui arrive de peindre presque nue d'ailleurs et de conserver sur son épiderme des constellations colorées pendant de longues heures, surtout avant un rencard : Lola, elle trouve ça érotique. Comme un chemin de traverse sur sa peau dorée. (monet) Lola a beau entretenir une relation fusionnelle (et pour le coup, presque sans nuages) avec l'art, elle peine à acquérir des oeuvres. Tant par incapacité psychologique à dépenser autant alors que toute sa famille trime à l'usine que par volonté criante de ne pas monétiser ce qu'elle aime tant, convaincue que l'argent ne ferait que corrompre sa passion et la rendre moins jolie. Aussi, elle ne possède rien si ce n'est une oeuvre de Roy Lichtenstein offerte par Arthur lors de sa crémaillère et un Pollock, qui trône dans ce château bordelais qu'elle n'a jamais demandée. (munch) Lola, elle aime faire croire qu'elle est élusive, insaisissable mais c'est une putain de connerie et tout le monde le sait, après quelques temps à la côtoyer. Si tu veux l'avoir, tu l'as. C'est aussi simple que ça et elle n'est farouche que dans les mots, comme un clébard qui aboie mais ne mord pas. Parce que l'artiste inflammable, elle souffre d'une forme légère, bénigne, de dépendance affective. Elle s'attache trop vite, recherche toujours la compagnie d'un entourage qu'elle colonise comme une sangsue et se plie en quatre, en douze, en mille pour te plaire, te conserver près d'elle. Tu lui donnes une phalange et elle s'accroche à ton bras. Elle est comme ça. Elle a soif pas nécessairement d'amour, mais d'affection, d'attention. Lola a besoin qu'on la regarde, qu'on la remarque, elle a la séduction organique, qui n'a même pas besoin de s'exprimer. Y a ses os qui irradient d'eux-même, son regard lascif qui ment pas et les sourires de chatte paresseuse, en coin, qu'elle te lance d'un air ravageur qui n'a pourtant pas l'air d'y toucher. En amour, Lola ne dit jamais non. Elle est oui, toujours oui, la panthère aux canines pointues se fait chaton, se love sur les genoux et ne les quitte plus. Chez elle, l'amour se fait évasif, il ne prend plus, alors elle se contente des flirts inconséquents, des histoires qui ne durent pas vraiment et persiste à se donner trop, trop vite dans une liberté totale qui ressemble (mais ressemble seulement) à une liberté d'artiste, ces gens à qui on imagine toujours une vie trépidante et décadente. (rembrandt) Lola milite fermement pour l'égalité des sexes et regrette que l'art soit un milieu majoritairement masculin, avec toutes les dérives que cela implique. Elle n'est pas (plus...) de ces feminazis hystériques mais rejoint celles et ceux qui pensent que l'égalité serait profitable à tous. Aussi, si elle déteste les pressions qui pèsent sur les femmes et leur représentation dans les médias, elle reconnaît celles que les hommes subissent aussi, dans une course sinistre à l'hyper-masculinité qui les amène à nier leurs émotions comme les filles leur estime d'elle-même. Légèrement touchy sur le sujet, il est bon d'éviter d'employer avec elle toute expression débilitante telles que "chialer comme une gonzesse" ou "courir comme une fille" ou pire encore, de siffler comme un gros lourd dans la rue en pensant qu'il y a quelque chose de flatteur là-dedans, sous peine de se voir atomisé dans la demi-seconde. Impliquée auprès de deux associations, elle milite régulièrement et le reste du temps, affiche fièrement son engagement sur des t-shirts à message qu'abhorre les milieux dans lesquels elle gravite ou des pins qui trônent un peu partout et surtout sur ses vestes. (turner) Lola est une fille à filles. Elle se lie facilement, loyale et sociable en dépit de ce que semble affirmer son visage plutôt fermé lorsqu'elle oublie par mégarde de sourire. Désastreusement proche de sa bande de copines, elle ne fonctionne jamais mieux qu'en groupe et apprécie plus que de raison les virées entre nanas, refusant de devenir de ces filles qui oublient le reste du monde dès qu'elles sont en couple ou au zénith de leur carrière ou ... les deux. Lol est loyale à l'extrême, si elle appelle sa famille quotidiennement et se rend à Roubaix aussi fréquemment que possible, elle agit de même avec tous ceux qui ont un jour pénétré sa vie sans la quitter avec fracas. Lola, c'est la nana qui prend des avions pour aller voir des anciens amis avec une aisance certaine, c'est celle qui t'appelle comme si tu l'avais vue hier et qui rompra pas les liens, jamais. Elle a le coeur aussi solide qu'une éponge, capable de gonfler sans jamais ne rien rendre. (van gogh) Etourdie, brouillon et généralement fort peu organisée, Lola a pris l'habitude de se balader sans cesse avec un carnet (jaune, bien sûr) où se mélangent pêle-mêle des essais d'écriture un peu nazes rapport à sa synesthésie, des listes de courses ou de trucs à accomplir, des mémos divers et variés et des tentatives de se confier sur papier, expérimentées souvent sous substances. Heureusement pour elle qui les égare régulièrement, lire ses pattes de mouche est un exploit assez rarement accompli. (de vinci) Comme si sa vie n'était pas suffisamment chaotique comme cela, Lola a eu la bonne idée de créer un trouple par hasard, sans même le vouloir, en s'immisçant doucement mais sûrement dans l'histoire d'Arthur avec Jules, son amour depuis ... quoi, cinq ans ? La dynamique entre eux et fluctuante et assez nocive : Lola s'est incrustée dans une histoire d'amour à deux, fonctionnelle et vraiment belle sans réaliser les dommages qu'elle causait, toute occupée qu'elle était à apprécier être dorlotée le temps de panser ses plaies. Au début c'était simple : il y avait Lola et Arthur d'un côté, Jules et Arthur de l'autre. Arthur séchait ses larmes, admirait ses toiles et goûtait à ses reins et le reste du temps, offrait ses baisers à Jules. Avec le temps et la confusion des sentiments créées par sa présence, d'élément extérieur, Lola est devenue protagoniste à part entière : Jules aussi, est venu à elle. D'abord pour rendre jaloux Arthur qui le trompait avec elle tout en s'en lavant les mains (tant que cela restait entre eux, ce n'était pas une tromperie allons, tout juste un nouveau stade dans leur amitié) puis parce qu'ils se sont apprivoisés, après des années de défiance. désormais, le rapport de force est inversé : Jules accepte de mieux en mieux cette situation insolite et s'éprend sincèrement de Lola alors qu'Arthur, habitué à être celui vers qui tous convergent, subit de plein fouet le retour de flammes. En se montrant taciturne, bougon, il contribue à éloigner encore davantage Jules de lui, lassé de son comportement immature, illogique (après tout, n'est-il pas celui qui a franchi la ligne rouge ?) et reporte ses frustrations sur Lola, avec qui la situation devient électrique ... et leur belle amitié, friable. (warhol) La présence de Lola, bohème, profondément anti ... balai dans le fondement et hypocrisie sucrée, dans un immense domaine viticole relève d'une vaste plaisanterie : on lui a légué une propriété. Et pas n'importe quelle bicoque, non, un putain de château et le vin prestigieux qui va avec. Elle s'est marrée, au téléphone, et a réglé les détails avec une désinvolture effarante, ne comptant pas s'y rendre pour autre chose que faire estimer le bien, le vendre et filer le fric à qui de droit. Sauf qu'elle est là, à pavaner ses courbes affriolantes dans une baraque tout droit sortie de la Renaissance après y avoir ramené toute la smala. La raison ? L'affreuse famille du défunt Lutz-Brekker, charmant bienfaiteur et mécène de son état. Apparemment, ces gens fortunés et aussi odieux que leur rang pourrait le laisser penser vivent très mal le fait que la belle propriété de Gironde tombe aux mains roturières d'une fille de rien, pseudo artiste de surcroît. Doutant manifestement de la générosité de ce brave homme (sans doute quelque peu érotomane pour lui filer une maison après quelques toiles achetées mais hé, Lolita ne juge pas), ces nantis imaginent une liaison grotesque entre une petite arriviste manipulatrice et un vieil homme sénile mené par le bout de la queue ... ou ce qu'il en reste. Il ne faut pas plus que quelques mots susurrés aux bons interlocuteurs pour que la rumeur naisse et gonfle, aidée par le doux parfum du scandale. Et voilà comment Lola qui n'a rien demandé se retrouve au coeur d'une bataille (juridique, morale, rhétorique) avec une bande de cerbères déchaînés qui refusent de laisser quoi que ce soit à une vulgaire traînée. Le plus virulent ? Roman putain de Lutz-Brekker, qui agit de façon néfaste sur ses chakras et la rend désastreusement inflammable à son contact. Le pire ? C'est que comme toute nana normalement constituée, elle a déjà fantasmé sur une version altérée de salaud, à mille lieux de ce sale con arrogant qui agite ce qu'il y a de pire en elle et la force à le combattre avec ses armes. Et au milieu de sa verve empoisonné et d'un conflit létal, jusqu'au boutiste, Lola serait malhonnête si elle ignorait tout à fait la morsure pernicieuse de son bas-ventre quand il entre dans son champ de vision. Quant à savoir si cela correspond à son envie de lui déchiqueter la carotide avec les dents ou de le faire taire d'une façon moins extrême et sans doute plus agréable ... le mystère demeure.


PSEUDO/PRÉNOM ▽ fluctuant. ÂGE ▽ hm. SEXE ▽ f. PLANÈTE/PAYS/RÉGION ▽ fr. LES LICORNES, TU AIMES ? ▽ nope. T'AS PAS ENVIE D'ÊTRE UN PANDA, TOI ? ▽ mais alors quelle idée ? TU NOUS AS CONNU COMMENT ? ▽ bouche-à-oreille ON EST BAISABLE OU PAS ? ▽ carrément. UNE PROPOSITION OU SUGGESTION A NOUS FAIRE ? ▽ OFFREZ-MOI DES LIENS. UN DERNIER TRUC A DIRE POUR TA DÉFENSE ? ▽ LA BISE.
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Dernière édition par Lola Leroy le Dim 17 Sep 2017 - 9:47, édité 5 fois
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MessageSujet: Re: morgane de toi (lolita) Sam 16 Sep 2017 - 9:49

morgane de toi ? t'es sérieuse ????



yo, jtm, même si t'es la plèbe
puis lolita ça craint, lolita c'est sale, lola c'est mieux

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but who prays for satan? who in eighteen centuries, has had the common humanity to pray for the one sinner that needed it most?

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MessageSujet: Re: morgane de toi (lolita) Sam 16 Sep 2017 - 9:59

t la plus belle    
trop contente de retrouver les feels de l'extrême  
(et yaaaas, old renaud = la vie. )
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MessageSujet: Re: morgane de toi (lolita) Sam 16 Sep 2017 - 10:41

Bienvenue à toiiiii ♥

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MessageSujet: Re: morgane de toi (lolita) Sam 16 Sep 2017 - 11:37

merci ma belle
quel bon choix d'ava, suki est une queen

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MessageSujet: Re: morgane de toi (lolita) Sam 16 Sep 2017 - 11:42

bienvenue à la maison avec ta belle

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c pas moi qui aie choisi gilbert, c'est gilbert qui m'a choisi.
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MessageSujet: Re: morgane de toi (lolita) Sam 16 Sep 2017 - 12:24

j'ai pas encore d'idées mais t'es bien trop jolie pour que je ne vienne pas réclamer un lien. I love you puis c'te plume. 
bienvenue chez toi. 
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MessageSujet: Re: morgane de toi (lolita) Sam 16 Sep 2017 - 12:30

elle est trop belle lola, bienvenue. 

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MessageSujet: Re: morgane de toi (lolita) Sam 16 Sep 2017 - 12:42

on se connait ?
en tout cas. morgane de toi . puis lolita. lola. lolita. je .
et ta fiche. ta plume. damned.
t'es vraiment un peu trop belle, je .
bienvenue .

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MessageSujet: Re: morgane de toi (lolita) Sam 16 Sep 2017 - 14:20

bienvenue ici la jolie. I love you

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MessageSujet: Re: morgane de toi (lolita) Dim 17 Sep 2017 - 9:52

t'es un peu trop jolie.
j'adore rowe, puis ta fiche.

bienvenue.

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MessageSujet: Re: morgane de toi (lolita) Dim 17 Sep 2017 - 10:03

vous êtes des bombes, cimer pour l'accueil

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MessageSujet: Re: morgane de toi (lolita) Dim 17 Sep 2017 - 10:03

bienvenue ici beauté

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MessageSujet: Re: morgane de toi (lolita) Dim 17 Sep 2017 - 13:47

Je savais pas que tu étais toi ! :o
jtm encore plus !

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MessageSujet: Re: morgane de toi (lolita) Dim 17 Sep 2017 - 14:03

tu m'dois un rp.
adios.
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