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a song of ice and fire (paul)

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MessageSujet: a song of ice and fire (paul) Sam 23 Sep - 19:13


- a song of ice and fire. -

Louise, c'était clairement pas le genre de fille à se coucher tôt. Ce n'était même pas une question de volonté, mais plutôt de constant concours de circonstances. Soit elle était prise d'insomnie soudaine, soit elle se faisait embarquer dans un traquenard mené par Baptiste et consistant à boire, encore et encore, soit à se perdre dans les méandres de youtube. Ce soir là, elle était, par chance, parvenue à éviter les pièges du plus vieux de la bande, et elle avait résisté à l'appel de la vingt-deuxième vidéo de chat effrayé par un concombre ou tombant dans l'eau d'un bain. Elle était même plutôt fière d'elle d'avoir réussi à poser son téléphone avant que l'on atteigne la première heure du jour. Pourtant, elle ouvrit les yeux un peu trop tôt à son goût, réveillée par le bruit dehors. Elle jeta un oeil à son iphone. 2h39. Définitivement beaucoup trop tôt. Un deuxième craquement sinistre se fit entendre dans les rues, et elle comprit ce qu'il se passait. Nuit d'orage. Eh merde. La blonde faisait partie de ces rares fous à adorer l'orage. Les tempêtes ne l'effrayaient pas, elles la fascinaient, à un point que peu de personnes comprenait. Non, sa peur à elle, c'était plutôt les trucs à plumes, en particulier les pigeons qui se retrouvaient dans un espace clos. Il s'agissait d'une peur qui faisait beaucoup rire les autres, surtout quand elle refusait de sortir parce que l'une de ces bêtes démoniaques avaient pris possession des escaliers, mais c'était plus fort qu'elle. Mais le vrai problème avec l'orage, c'était Paul. Paul qui a une peur bleue, louise le savait, de ce merveilleux spectacle offert par la nature. En temps normal, elle serait sortie pour admirer le ballet des éclairs, mais ... fuck, il était tout juste trois heures du matin ! et puis elle savait que la fillette dans la chambre d'à côté finirait par mourir de peur si elle l'abandonnait une nuit de déluge.

Un profond soupir franchit la barrière de ses lèvres, et louise repoussa la couette pour se lever et aller ouvrir la porte de sa chambre. Elle savait que dans ces moments, paul ne s'embarrassait que rarement de la politesse et oubliait bien souvent de frapper avant d'entrer, mais si elle pouvait lui donner l'impression qu'elle ne comptait l'étouffer dans un oreiller, il ne se douterait de rien et elle pourrait le tuer sans difficultés. Elle retourna rapidement s'enterrer sous la couette, dans l'espoir vain de retrouver le sommeil avant que le chiant ne vienne la rejoindre en couinant comme une petite souris apeurée.  



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MessageSujet: Re: a song of ice and fire (paul) Sam 23 Sep - 22:00


en te réveillant ce matin, tu t’es promis une chose : te coucher tôt. bien que la tentation de sortir un vendredi soir est rude, tu ressembleras trop à un zombie pour envisager une autre veillée. comme tu l’as imaginé en t’extirpant de sous ta couette à six heures, la journée a été interminable. beaucoup trop même. l’heure du déjeuner à mise cent ans à arriver, celle de fin de semaine : plus de mille ans. ton sang noyait par la caféine t’a permis de tenir le coup et c’est bien pour ça aussi que tu as eu un pique d’excitation dès l’instant où tu as franchi les portes de l’université. à croire que ça faisait effet maintenant juste pour t’emmerder et te rapeller ce dur labeur des huit heures passées. tu as retourné à l’appartement pour te rafraîchir, enfiler des fringues propres. à toi les rues de bordeaux, le parc où tu as profité des derniers rayons de soleil avant de t’enfoncer dans les petites ruelles pour rejoindre un bar sympa. tu as trainé au comptoir en commandant un peu trop de verres. tu réaliseras ta ruine financière au petit matin quand tu inspecteras le fond du porte-feuille. mais ce n’est pas ta préoccupation du moment. t’es là, assis - ton regard filant de par et d’autre de la foule qui s’enjaille. tu danserais bien, mais t’es venu seul. c’est beaucoup moins drôle. tu aurais probablement dut inviter tes colocs et amis, ce serait-ce que louise.

la soirée s’étire, sur le cadran de ta montre, tu lis deux heures et demi. il serait peut être temps de filer, rejoindre la douce alcôve de tes draps pour jouir d’une nuit douce et agréable. se réconforter à l’idée que tu n’as pas cours demain. un fin sourire étire tes lèvres, ta main filant dans tes cheveux ébouriffés. tu déposes un billet pour la consommation et adresses un salut poli au barman. tu t’échappes dans la nuit. la fraîcheur de la brise vient fouetter tes joues déjà rougies par ce surplus d’alcool. t’es un peu pompette c’est vrai, ta marche n’est pas trop assurée, ni trop droite. qu’importe. ce n’est pas comme si tu risquais de provoquer un accident en prenant le volant. tu n’as pas le permis et si tu l’avais, tu n’aurais pas joué au con.
sur ta joue, une goutte de pluie. tu t’arrêtes un instant pour lever les yeux au ciel, contempler les épais nuages qui se regroupent méchamment. ce n’est pas bon signe et le vent qui se renforce encore moins. tes pas accélèrent, talons qui cognent sur le béton lisse des trottoirs. tu t’enfonces dans la nuit tandis que la pluie devient plus drue et que la tempête s’installe. tu n’es pas rassuré, tu as envie d’un toit sur la tête et surtout d’une couette bien chaude pour te protéger de la terreur des orages.
c’est avec soulagement que tu pousses la porte de ton immeuble. tu montes dans les cages d’escaliers comme un animal fou, quand un éclair fend le ciel en deux - éblouissant ton visage. les ombres ne sont pas rassurantes. la porte de l’appartement qui s’ouvre. la panique a presque effacé ton euphorie. tu ne traînes pas, fermes à clefs, suspends ton manteau dans l’entrée et te débarrasses de ces baskets pour courir - ou presque - dans le couloir qui mène aux chambres. c’est une porte en particulier que tu rejoins. sitôt son encadrement passé, ton coeur affolé retrouve un peu son calme. encore davantage quand tu te glisses sous la couette de ta meilleure amie. présence que tu sens, tu essais de calmer ta respiration.
c’est ridicule t’être aussi tétanisé, mais tu n’y peux rien. tu n’as même pas pris le temps de retirer ton t-shirt et ton jeans. t’es là, à fixer le plafond.
tu dors ?



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MessageSujet: Re: a song of ice and fire (paul) Lun 25 Sep - 23:06


Même enfouie sous sa couette, louise put entendre paul ouvrir la porte d'entrée, ainsi que le jeu de ses clés dans la serrure quand il la verrouilla. Au vue du ramdam qui parvenait à ses oreilles, elle devina sans aucune difficulté qu'il avait lancé ses chaussures pour courir sur le parquet, à la recherche de son refuge favori. Elle dut se mordre la lèvre pour ne pas exploser de rire en l'imaginant se casser la figure dans sa course folle. C'était tellement paul ça. Étonnement, dès qu'il eut passé le pas de sa chambre, elle n'entendit plus rien d'autre que sa respiration. Elle le sentit se glisser dans les draps frais, à ses côtés. Et puis plus rien. Aucun mouvement dans le lit. Pendant une seconde, la blonde se demanda si le coeur de son ami ne s'était pas arrêté après toutes ces émotions. Peut-être que cette fois était la bonne, que l'orage avait eu raison de lui et avait fini par le manger. Mais sa voix brisa le calme qui régnait dans la pièce. tu dors ? j'dormais. avant qu'tu ramènes ton cul de relou. la jolie blonde ne dit rien. elle fit semblant de dormir, le souffle posé, sans bouger. elle avait besoin de temps pour savoir quelle connerie elle pouvait bien faire. elle avait bien envie de le pousser jusqu'à le voir tomber par terre, mais ce serait un sort bien cruel. et elle en serait de toute façon bien incapable avec sa force de crevette sous-alimentée. mauvaise idée. vraiment. avec sa chance, paul arriverait à retourner la situation et c'est elle qui se retrouverait les fesses par terre. elle abandonna son idée initiale, au lieu de quoi elle se tourna vers paul et rabattit la couette au dessus de leur tête, rempart contre la nature déchainée. la première fois qu'elle avait fait, ils étaient bien plus jeunes. c'était à ce moment-là que louise avait compris qu'elle ferait n'importe quoi pour son ami. quand il venait la rejoindre en pleine nuit comme ça, suivant cette sale habitude qu'il avait prise des années plus tôt, elle répétait qu'elle le détestait. mais en réalité, ça la faisait sourire, lui faisait chaud au coeur. c'était la preuve qu'ils n'avaient pas changé, qu'ils étaient restés des enfants dans le fond, ceux qui ricanaient rien que sur un simple échange de regards, sans même en connaitre la raison. comment tu veux que je dorme avec un gros sac effrayé par un petit orage ? elle ne sourcilla pas, mais elle avait ce petit regard, cette étincelle dans les yeux qui s'allumait dès qu'elle était décidée à embêter le monde. elle pouvait sentir la fraicheur qu'il avait emmené avec lui dans les draps, ce con avait laissé son jeans marqué par la pluie. en signe de protestation, elle lui donna un petit coup de pied dans la jambe, au niveau du tibia. je te préviens martinot, si mes draps sont mouillés à cause de toi, je ruine ton lit. elle feignait la violence louise, mais son petit coeur était doux et délicat. certes, elle n'hésiterait pas à se venger. mais elle le ferait avec amour. c'était le plus important non ? après tout, elle pouvait bien faire ça, après toutes ces nuits passées à lui expliquer que non, l'orage n'était pas là pour lui exclusivement, et que oui, il était en sécurité ici, en particulier sous cette couette devenue un bouclier à l'épreuve de toutes les peurs.


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MessageSujet: Re: a song of ice and fire (paul) Dim 1 Oct - 21:35


tu as couru jusqu’à l’intérieur de sa chambre comme un gosse de cinq ans qui a peur de l’orage. sauf que tu as dix-sept ans de plus. t’es un grand môme qui a la frousse d’entendre l’orage gronder et de voir le ciel éclaté par les éclairs. oui, tu es presque tétanisé, blotti dans le lit de louise ta meilleure amie. heureusement, elle est compréhensible. elle l’a toujours été, elle t’a toujours fait une place pour toi dans ce genre de moment. tu sais bien qu’elle se moque de ta phobie mais tu ne lui en veux pas. tu la trouves toi-même ridicule et tu te sens niais d’en être aussi sensible. la couverture recouvre bientôt vos têtes. bouclier. tu prends une profonde respiration et fermes les yeux tout en continuant de te concentrer sur ta respiration. puis la sienne. ainsi que le son de sa voix quand elle parle. comment tu veux que je dorme avec un gros sac effrayé par un petit orage ?
j’suis pas gros. tu lâches pour ta défense. mais tu ne cherches pas à justifier le fait que t’es effrayé. bien que la pénombre vous enveloppe, tu sais que louise a son air taquin sur le visage. ça s’entend à son timbre de voix. sa façon de joindre les mots pour t’envoyer à la tronche une taquinerie qui lui est propre. acide mais attendrissante. le reflet de son attachement à ton égard.

tu aurais bien bougé pour te glisser sur le flanc mais c’est ça deuxième remarque qui te fait réaliser. dans ta précipitation, tu as totalement oublié de retirer tes fringues souiller par la pluie.
désolé ! tu t’exclames avant d’envoyer piètre la couette pour terminer les pieds par terre. tu retires tes fringues, avec une rapidité déconcertante. d’abord ton sweat, puis ensuite ton jeans. tes chaussettes. ce pseudo strip tease est éclairé par intermittence par un éclair qui fends le ciel.
pourquoi tu fermes pas tes foutus volets !
tu enrages. et en plus, tu as le cul trempé.
tu fais volte face pour la regarder à nouveau. du moins essayer la distinguer. tu n’as pas envie de filer dans ta chambre pour récupérer un maudit boxer propre.
mon boxer est mouillé…
tu ne diras pas qu’il est blanc, ça sera encore plus gênant même si ta pudeur auprès de louise est presque nul. oui, tu es vraiment prêt à te mettre à poil pour retourner au sec sous ce cocon protecteur.


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MessageSujet: Re: a song of ice and fire (paul) Lun 2 Oct - 0:17


louise elle faisait la connasse qui se moque de la ridicule phobie de son meilleur ami, mais en réalité, elle le trouvait mignon dans ces moments-là. il avait toujours ce petit truc dans le regard les jours d'orage, un regard de petit animal apeuré, comme un lapin surpris par les phares d'une voiture. la pénombre l'empêchait de voir cette lueur dans ses yeux, mais elle la savait présente, et ça lui suffisait amplement pour rire intérieurement de lui. ce n'était pour autant rien de méchant, elle était incapable d'être méchante avec lui. c'était plutôt un retour de bâton, le genre de moqueries de bonne guerre entre eux. elle savait pertinemment que lui aussi devait bien se moquer de ses phobies étranges et complétement perchées. très honnêtement, rien ne l'empêcherait de l'embêter, là, tout de suite. mais elle ne dit rien, préférant le protéger à sa manière. j'suis pas gros. bien sûr que non, et elle le sait. il pourrait s'envoler au moindre coup de vent paul, elle le sait. mais l'embêter fait partie de ses rares passions dans la vie. justement, j'osais pas te le dire mais ces derniers temps, tu as mangé un peu trop de raclette, et ça commence à se voir ... n'importe qui l'aurait mal pris. mais louise, elle sait que son meilleur ami il s'en fout de ce genre de trucs. c'est sa façon à elle de lui dire qu'elle l'aime.  

désolé ! il peut être désolé. ses draps vont puer le chien mouillé à cause de lui. et elle devra à nouveau les changer. elle déteste ça louise. elle se bat à chaque fois avec sa couette et finit toujours la tête dans la housse pour tenter de tout mettre correctement à l'intérieur. l'angoisse. louise elle râle qu'il se soit mis dans les draps alors qu'il était trempé, mais elle râle encore plus quand il rejette la couette pour se lever d'un bond, un courant d'air sur ses fesses la faisant grogner comme un homme des cavernes. elle était persuadée qu'il l'avait fait exprès ce con. et la blonde l'entend se désaper à la vitesse de l'éclair, ce même éclair qui, l'espace d'un instant, illumine la pièce d'une lumière presque aveuglante dans l'obscurité. pourquoi tu fermes pas tes foutus volets ! elle entend à sa voix qu'il fulmine, et elle est persuadée qu'au prochain éclair, il pourrait tout à fait fondre en larmes. et toi, pourquoi tu fermes pas ta gueule ? violence, quand tu nous tiens. et pourtant, la blonde elle explose de rire. elle aime tellement emmerder le monde. ce son cristallin qui emplit la pièce, autant que le tonnerre pourrait le faire. et elle est tellement fière d'elle et de sa répartie à la con qu'elle ne l'entend presque pas lui confesser que son caleçon est aussi trempé que le reste de ses vêtements. alors elle devine qu'il est debout au bord du lit, en sous-vêtements, hésitant probablement entre courir en chercher un autre et l'enlever pour rejoindre l'abri anti-orages. me dis pas que tu t'es pissé dessus de peur ? elle sait parfaitement que c'est faux -du moins, elle l'espère de tout son coeur- mais il lui tend une perche qu'elle ne peut s'empêcher de saisir. poussant un soupir, louise sort de sous la chaleur de sa bienaimée couette. elle manque de bousculer paul dans la nuit, frôlant simplement sa peau nue, alors qu'elle rejoint sa commode. et elle ouvre le tiroir qu'elle sait être celui réservé à ses culottes. elle fouine parmi les morceaux de tissus, à la recherche de celui qui pourrait être le plus gênant possible. elle touche un bout de dentelle du bout des doigts, et retourne sous les draps, avant de le lancer dans la direction de paul, espérant atteindre son visage. c'est tout ce que je peux faire pour toi. flemme d'aller te chercher un boxer. et elle se blottit à nouveau dans la douce chaleur du lit, un sourire taquin sur les lèvres.


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MessageSujet: Re: a song of ice and fire (paul) Lun 2 Oct - 11:18


louise est douée dans l’art de taquiner. surtout avec toi en fait. tu lui rends tout aussi bien. il faut dire que vous avez des années de pratique et l’expérience conduit à savoir quels mots utiliser ou quelle manière de faire pour que ça soit risible. cela ressemble à de l’amour vache, mais il n’y a aucune notion de méchanceté. c’est affectueux. c’est devenu plus qu’une habitude, à la limite du rituel sacré. cela fait partie de votre identité et ce qui définie votre attachement l’un envers l’autre. à vous regarder, beaucoup de monde vous considère surtout comme des gamins. ils n’ont pas totalement tort car même si des années vous séparent de l’époque de l’insouciante école où la cour de récré était l’un de vos terrains de jeux, vous n’avez pas arrêté. aujourd’hui, ce ne sont pas seulement les professeurs ou vos parents désespérés qui assistent à vos enfantillages. le monde est votre public. le rue, votre nouvelle inspiration. heureusement, ils vous arrivent d’être sérieux. heureusement, vous êtes plus responsables aujourd’hui… réfléchis. oui, quant bien même ce que les gens disent à votre égard.

justement j’osais pas te le dire mais ces derniers temps tu as mangé un peu trop de raclette, et ça commence à se voir…
là, deux options s’offrent à toi : lui envoyer un coussin dans la tronche ou lancer une injure. tu choisis la seconde, car tu n’as pas la force de bouger. encore couché dans le lit, à l’abri de la tempête enragée.
ta gueule.
c’est non sans un sourire, que tu l’insultes. et puis, c’est le temps de réaliser que tu es mouillé comme une soupe, à ruiner son lit douillet. avec une énergie incontestable, tu t’extirpes de là. tu entends louise râler du possible courant d’air que tu as provoqué dans ta furie. c’est quand un nouvel éclair tranche le ciel et après ta plainte que ton amie rit. son rire communicatif, si propre à elle-même. on ne lui enlèverait pour rien au monde, surtout pas toi.
je me suis pas pissé dessus !
tu hurles presque pour te faire entendre de l’orage qui gronde. et celle fois ci, tu ne te retiens pas de lui balancer un coussin dans la tronche. tu es presque d’humeur à faire une bataille de polochons au milieu de la nuit, où même à lui sauter dessus pour lui infliger des chatouilles afin de lui rappeler que c’est mal de se foutre de sa gueule.
tu regardes louise qui se lève du lit. elle marche avec aisance dans cette chambre sombre. tu la suis des yeux et comprends bien vite son plan. bien sûr, tu savais qu’elle n’allait pas jusqu’à ta piole pour te chercher un boxer. normal. tu reçois un truc dans la tête et bien vite, se confirme ta supposition. elle t’offre une de ses petites culottes. tu pourrais rougir - tu le fais même un peu, tu sens tes joues chauffer l’espace de quelques secondes - mais heureusement la nuit est là pour cacher ton malaise.
tu me prends pour un travelot ?
sa petite culotte toujours dans ta main.
je les préfère sur toi, d’abord ! c’est..plus joli
oaui, enfin c’est une femme quoi. forcément ce sera toujours mieux sur elle. plus sexy aussi.
tu laisses son dessous sur la table de chevet et fais volte face pour rejoindre ta chambre. tu reviens quelques secondes ensuite, le cul au sec. c’est avec grande satisfaction que tu te glisses dans le lit en rabattant la couette au-dessus de vos têtes.
bonne nuit, souffles-tu après un baiser sur son épaule.
t’es là, collé dans son dos et tu n’échangerais ta place pour rien au monde.


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MessageSujet: Re: a song of ice and fire (paul) Mer 4 Oct - 23:17


parfois, la jeune femme se disait que paul devait en avoir marre de ses bêtises, de se faire embêter à longueur de temps. cela faisait des années qu'elle ne ratait plus une seule occasion de se moquer de lui, pour un oui ou pour un non. un seul faux pas et elle tournait en boucle dessus pendant des semaines. il suffisait que baptiste s'y mette à son tour, et c'était parti pour des mois. c'était là l'une de ses plus grandes peurs. être si chiante qu'elle finisse par perdre son meilleur ami. elle était là sa phobie. il faisait partie des personnes les plus chères à son coeur, et l'idée de devoir un jour vivre sans lui lui était tout à fait insupportable. rien que l'idée de parfois devoir le partager la mettait d'humeur chafouine. elle était quelque peu jalouse la louise, et n'aimait pas devoir partager ses jouets avec les autres enfants, et bien malheureusement, ça ne s'était pas beaucoup amélioré avec le temps, bien qu'elle accepte désormais un peu plus le concept de non-exclusivité des êtres humains. la plupart du temps, elle ne disait rien, préférant ruminer dans son coin, mais il lui arrivait parfois de le bouder pour ce genre de choses. ça ne durait jamais bien longtemps. il suffisait que paul fasse une bêtise, elle se mettait à rire, l'insultait, et le pardonnait dans la foulée. ta gueule. elle ne réagit pas à cette insulte, trop habituée à cela pour s'en formaliser. elle était de toute façon bien trop occupée à le regarder se déshabiller à la même vitesse que les éclairs qu'il craignait tant. elle pria intérieurement pour qu'il glisse et tombe dans sa précipitation, ce qui lui aurait offert une nouvelle occasion de se moquer de lui, mais ton souhait ne se réalisa pas. je me suis pas pissé dessus ! et voilà louise qui rit de plus belle, de son rire franc et véritable, inimitable. sans qu'elle ne s'y attende, un coussin vint s'écraser sur elle, ne l'empêchant pas pour autant de rire. ils se comportaient comme deux enfants, comme toujours, leur marque de fabrique. elle le garda contre elle, redoutant une bataille d'oreillers, comme eux seuls en ont le secret, mais l'abandonna bien vite pour se lever.

et la voilà qui se retrouva à jeter une de ses petites culottes favorites au visage du garçon. dans le noir, elle ne le vit pas réagir, mais elle se douta -et elle espèra très sincèrement- avoir réussi à le mettre mal à l'aise, ne serait-ce qu'un peu. tu me prends pour un travelo ? et louise, elle rigola encore. c'était plus fort qu'elle, elle ne pouvait pas s'en empêcher. elle rit de ses propres conneries. je les préfère sur toi, d’abord ! c’est..plus joli sur ces paroles, elle l'entendit s'éloigner et elle devina aisément qu'il se rendait rapidement jusqu'à sa propre chambre, probablement pour changer de sous-vêtements. je sais que tu en es un. qu'elle lui crie à travers la maison, ce sourire taquin qu'elle arbore bien trop souvent étirant ses lèvres rosées, se fichant de savoir si baptiste et thelma sont là. et comme elle l'a entendu partir, elle l'entend revenir à elle, se réfugiant sous les douces et chaleureuses couvertures, remparts uniques contre la tempête. de nouveau ce courant froid, avant de sentir ce contact familier et chaud dans son dos, contre sa peau, alors qu'il se love contre elle comme un enfant. elle sourit en sentant ses lèvres sur son épaule, étreinte protectrice alors qu'il est le bambin apeuré. un contact bien trop apprécié et appréciable. il lui souhaite une bonne nuit, et louise elle reste là, sans réagir, le regard dans le vague. elle sait qu'elle ne dormira plus avant un moment avec ses conneries. alors, des paroles tournent en boucle. et la voilà qui se pose d'inutiles questions existentielles. elle laisse les secondes, les minutes passer, s'écouler lentement, mais c'est plus fort qu'elle, ça lui brûle les lèvres comme un baiser volé. ça t'arrive souvent de me mater en sous-vêtements ? je veux dire ... pour savoir que mes culottes sont jolies sur moi. et elle dit ça avec l'innocence d'un ange, comme s'il s'agissait d'une évidence.


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MessageSujet: Re: a song of ice and fire (paul) Mar 17 Oct - 18:22


tu la connais depuis si longtemps, que tu as compris que lui faire la tronche pour ses bêtises ne sert à rien. il faut dire aussi que tu te prends un malin plaisir à se foutre de la sienne quand tu en as l’occasion. il t’arrive même souvent de lui préparer des farces juste pour le plaisir de l’entendre gueuler. tu as beau chercher dans tes souvenirs, vous ne vous êtes jamais engueulés sévèrement. s’il vous ait déjà arrivés de vous prendre la grappe, c’était pour des raisons futiles. une heure tout juste passait que vous étiez de nouveau en train de papoter et de rire ensemble. c’est comme ça. elle peut te manquer à chaque instant. c’est aussi facile à comprendre qu’une addition de petite école. vous êtes deux êtres indissociables - au grand damn de vos parents.
tu te souviens de la fois où vous avez bouché les robinets des toilettes du lycée. c’était la grande inondation et ça vous a value des colles jusqu’aux vacances de noël et trois jours d’exclusions. cette fois ci, vos parents avaient vraiment gueulé. privés de sortie. heureusement vous, vous voyez par la fenêtre de vos chambres respectives. idéalement posée l’une en face de l’autre. mais malgré ça, c’était long.
tu penses à tout ça tandis que tu pioches dans le tiroir de ta commode. un boxer propre, tout sec. tes fesses sont au paradis quand tu reviens dans sa chambre.
le rire à louise résonne à travers l’appartement. tu ignores si baptiste et thelma sont là. si c’est le cas, ils ne manqueront pas de vous faire payer votre tapage nocturne. cette colocation est lignée par un vrai amour vache. vous êtes parfois le cauchemar de vos voisins mais vous passez pour des saints aux yeux du propriétaire quand il passe dans les parages. c’est vrai que quand tu te présentes avec tes lunettes sur le nez et un bouquin dans les mains, que louise aborde son visage d’élève soucieuse et que les deux autres jouent le même numéro, c’est une bien bonne comédie.

tu n’as pas vraiment réfléchi à quand tu as balancé qu’elle était jolie dans ses sous vêtements. ça sonnait normalement dans ta tête mais maintenant que c’est sorti de ta bouche, tu regretterais presque. bon, tu ne manques pas d’idées pour masquer ton léger malaise. et puis le noir est toujours ton ami. tu espères juste que ton coeur ne joue pas trop du tambour. ce serait con que louise perçoit son affolement contre son dos.
son doux parfum te chatouille les narines. ton visage perdu dans ses petites boucles blondes. tu rouvres les yeux.
ça t’arrive souvent de me mater en sous-vêtements ? je veux dire…pour savoir que mes culottes sont jolies sur moi.
réfléchis un peu paul.
tu hausses les épaules, l’air le plus naturel possible.
voix aux creux de son oreille.
c’est une question de physique. forcément ça te va mieux à toi, t’es une fille !
petite pause, tu te redresses, viens glisser ta main contre sa nuque pour te retenir.
tu trouverais ça sexy sur un mec toi ?
et en plus tu fais le sourd. tu évites de lui avouer que ça t'arrive de la reluquer quand elle se promène en tenue légère. tes yeux sont attirés, ce n'est pas de ta faute. tu risquerais d'avoir chaud si tu imagines les moments où louise s'adonne à ces petites balades.


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MessageSujet: Re: a song of ice and fire (paul) Lun 13 Nov - 22:31


les compliments, c'était pas trop leur truc à paul et à louise. ils savaient en faire et s'en faire, mais ça arrivait rarement. du moins, de manière conventionnelle. sous les t'es moche, t'as l'air d'une dinde et autres mots d'amour, se cachaient en réalité une pensée contraire que l'autre comprenait en un simple regard. c'était leur manière de communiquer, de se dire l'un à l'autre qu'ils comptaient énormément. de même que leurs soit-disant engueulades. ce n'était jamais rien de plus grave qu'une blague qui aurait provoqué la furie temporaire de l'autre. surtout celle de louise en réalité. elle avait bien trop souvent tendance à râler et à faire savoir à qui voulait bien l'entendre uniquement pour le plaisir d'embêter le monde. bien souvent, son public était ses voisins, malgré qu'ils ne soient pas réellement consentants. elle devait bien l'avouer, louise, elle était très certainement la pire des voisines, le cauchemar des syndics. c'était le genre de personnes à ne pas regarder quand elle avait de mettre la télé à fond ou qu'elle avait décidé de passer l'aspirateur. il suffisait que paul ait décidé de lui faire subir l'une de ses nombreuses idées à la con en pleine nuit, et ils pouvaient dire adieu à leur sommeil réparateur. elle est pire que chiante louise, elle le sait, elle l'assume, elle en joue. elle en joue autant que de ses pommettes et de son sourire d'ange quand elle a besoin de quelques chose. mais c'est bien pour ça qu'on l'aime tant. et ça aussi elle le sait. alors elle continue. toujours plus. jamais trop.

elle lâche sa question idiote comme une bombe, sans le regarder, dans sa naturelle innocence. elle n'a de toute façon pas besoin de le voir pour deviner qu'il est mal à l'aise. elle s'en fout de ces choses là louise, aucune pudeur, aucune gêne, aucune limite. mais elle sait très bien que paul c'est le genre de choses qui lui fait monter le rouge aux joues. elle croit même sentir les battements affolés de son coeur dans son dos, comme un petit oiseau qui lui picorerait la peau. et elle sourit, sans même s'en rendre compte, dans le noir, silence de la nuit troublé par la pluie. c’est une question de physique. forcément ça te va mieux à toi, t’es une fille ! voix douce qui lui chatouille le tympan. un frisson lui parcourt l'échine tandis que les doigts du garçon viennent effleurer la peau de son cou, sans savoir pourquoi, réaction incontrôlable et incontrôlée de son corps blotti contre le sien. tu trouverais ça sexy sur un mec toi ? elle n'a pas la réponse qu'elle attend louise. du moins, pas explicitement. elle pense comprendre, tout de même, elle pense l'avoir sa réponse au final, à travers des mots non prononcés. mais c'est se mettre le doigt dans l'oeil que de penser qu'elle ne va pas insister.juste pour être sûre, juste pour le plaisir de l'entendre dire. ça ne veut rien dire. si je pesais deux cents kilos de plus, je serais toujours une fille, mais ça t'irait mieux à toi d'un coup. elle a envie de l'embêter comme toujours. mais surtout, elle a envie de le rendre jaloux. de savoir que ça lui importe qu'il soit sur la première marche du podium. ça dépend. ça pourrait le faire sur baptiste. sur toi je suis moins convaincue. ce petit sourire toujours sur ses lèvres, elle se contorsionne sous la couette, contre paul, pour se tourner vers lui. pas vraiment utile dans la pénombre, mais ça lui semblait nécessaire. en plus tu n'as pas répondu à la question. et la voilà qui plante son doigt dans ses côtes, ou ce qu'elle s'imagine l'être, espérant le pousser à répondre.



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a song of ice and fire (paul)
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