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you matter to me (anna)

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MessageSujet: you matter to me (anna) Dim 24 Sep - 15:24

⊹ anna and peter ⊹
(by anaëlle)
J’sais plus quoi faire, mec. Josh venait d’entrer en trombes dans l’appartement, claquant la porte derrière lui, avant de se laisser tomber sur le sofa, juste à côté de Peter. Ce dernier leva les yeux de sur son bouquin, visiblement irrité. Voyant que son ami semblait en véritable détresse, Peter ferma son livre, le posant sur l’accoudoir du sofa avant de retirer ses lunettes qu’il ne portait que pour la lecture. Je dois lui donner l’argent dans trois jours et je suis loin d’avoir le compte. Il aurait du s’en douter que le sujet reviendrait sur le tapis. Lui aurait préféré que les choses se règlent facilement, mais il faut croire que Josh n’avait pas le sens des priorités et ne tenait pas plus que ça à la vie vue l’état dans lequel il était rentré à l’appartement l’autre soir. Poussant un soupire, Peter tenta de faire fonctionner son cerveau, histoire de trouver une solution. Peut-être qu’on peut aller lui demander une extension, lui dire que t’es près d’avoir la somme requise, que t’as seulement besoin de quelques jours de plus. C’était sans doute une très mauvaise idée, mais il valait bien tenter le coup, pas vrai? Et puis, il y avait une infime possibilité qu’ils puissent régler ce problème de manière civilisée. T’inquiètes, on va trouver une solution. Il pouvait lire dans les yeux de Josh qu’il était tétanisé, terrifié à l’idée d’y retourner. Je n’y retournes pas, il est hors de question que je me pointes là-bas à nouveau. Il va me tuer. Un autre soupire s’échappa d’entre ses lèvres. Peter le trouvait toujours trop dramatique, même si cette fois-ci, il avait sans doute raison de se faire du sang d’encre. Si tu n’y vas pas aujourd’hui, c’est lui qui te retrouveras et ça ne risque pas d’être plus beau ce jour-là. Il voulait jouer un peu au grand frère moralisateur, lui faire prendre conscience que les choses n’iraient pas en s’améliorant, mais il réalisa vite qu’il n’y avait rien à faire. Alors, le cœur sur la main, le cœur toujours trop gros, avec les autres en tête toujours avant sa propre personne, il a quitté le confort du foyer pour aller affronter les démons d’un autre.

Il y est allé à reculons, il ne voulait pas le faire, mais il n’y avait pas vraiment d’autre option. Du moins, il n’en voyait pas qui serait plus positive, sans quoi il ne se serait pas mis dans une situation potentiellement périlleuse. Finalement arrivé près de la porte de cet appartement, il se stoppa net, jetant un coup d’œil à sa gauche un long moment, retardant ainsi l’inévitable. Cette porte menait à cet appartement qu’il connaissait maintenant, appartement qu’il espérait désert en ce moment et pour les minutes à venir. Prenant son courage à deux mains, il fit un pas de plus vers l’avant, se tourna vers l’autre porte, celle derrière laquelle se cachait un monstre. Il cogna un seul coup et guetta le moindre son qui pourrait provenir de l’appartement. Les bruits de pas étaient faibles, mais il avait l’impression de les entendre résonner comme les cloches d’une église, lui indiquant que le moment fatidique était finalement arrivé. Puis la porte s’ouvrit, laissant aux soins de Peter d’observer l’homme devant lui, le fameux Carl. Maigrichon, en comparaison avec le corps plutôt musclé de l’anglais, mais pas mal plus grand que lui, Peter se rappela de ne jamais se fier aux apparences. T’es là pour quoi? Sa gorge devint soudainement très sèche, provoquant chez lui une certaine difficulté à articuler. Il y a mon ami qui te dois quelques billets. Il fallait bien commencer en douceur. Il aurait besoin de quelques jours de plus pour amasser l’argent. Il l’a presqu’en totalité, mais voilà, il lui en manque quelques-uns. Il valait mieux alléger la situation plutôt que lui dire la vérité, parce que c’était certain, il aurait subi la raclé de sa vie. Et il t’a envoyé me demander une faveur? Peter jugea qu’il était plus sage de ne pas répondre, vu le ton de la voix de Carl. Tu pourras dire à ton ami que je ne fais pas de faveur et que je suis mieux d’avoir l’argent d’ici la fin de la semaine sans quoi sa maman ne le reconnaitra plus. Peter avait beau être agacé par l’attitude désinvolte de Josh et être de plus en plus irrité par sa capacité à se mettre les pieds dans les plats, il n’en restait pas moins qu’il était son ami et qu’il était prêt à tout pour le protéger. De là, les choses se sont enchainées à une vitesse folle et, avant même de pouvoir comprendre comment ils en étaient arrivés à ce point, Peter était dans l’appartement, une main empoignant le chandail de Carl tandis qu’il essayait de l’atteindre, le poing fermé, de l’autre. Peut-être semblait-il maigrichon à première vue, mais il avait la main solide. Pour chaque coup que Peter donnait, Carl le lui rendait. Pendant un instant, Peter eut le dessus, espérant ainsi donner une bonne leçon à ce moins que rien et, du même coup, lui faire assez peur pour qu’il accepte de donner un sursis à son ami. Hélas, sans succès. Après quelques minutes, ils se lâchèrent, voyant bien que tout ça ne les menait à rien. Ils étaient de force égale. N’oublie pas, d’ici samedi, je dois avoir le montant total. Peter se dirigeait déjà vers la porte lorsque Carl lança cette réplique. L’anglais jeta un coup d’œil derrière lui une dernière fois avant de claquer la porte, furieux du dénouement de la situation. À nouveau face à la porte de l’appartement d’Anna, il espérait vraiment qu’elle ne s’y trouvait pas. Il tourna les talons et descendit les marches lorsqu’il la vit sur le palier. Avoir eu le choix, il aurait vraiment préféré ne pas la croiser, surtout pas dans cet état, le visage meurtri avec sans doute quelques coupures et ecchymoses se formant déjà. Au fond, il espérait qu’elle soit préoccupée par autre chose, qu’elle ne lui prête pas attention, qu’il puisse passer son chemin sans qu’elle ne dise quoi que ce soit. Ou peut-être qu’elle lui ferait la gueule. Tout lui ferait plus plaisir qu’une discussion.

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MessageSujet: Re: you matter to me (anna) Dim 24 Sep - 19:33

⊹ anna and peter ⊹
(by anaëlle)
Elle avait passé la soirée à étudier. N'était partie que lorsque la sécurité de la bibliothèque avait mis les étudiants à la porte, avec sous le bras ses feuilles volantes et son ordinateur à peine fermé : elle se faisait toujours avoir par l'heure et qu'importe le temps qu'elle y passait ne s'y habituait jamais. Dans l'accueil de la bibliothèque, elle avait rangé ses affaires en baillant avant de s'engouffrer dehors et de le regretter immédiatement. Une trombe d'eau tombait dans les rues de Bordeaux et les gens courraient se mettre à l'abris dans l'embrasure des portes de vieux bâtiments, à l'intérieur de bars, de magasins sur le point de fermer. Quant à Anna, elle s'était collée contre la porte de la bibliothèque son sac fermement tenu contre sa poitrine. Merde.

Elle avait oublié son parapluie.

Elle détestait septembre pour ça. Synonyme de rentrée, c'était aussi le moment de l'année ou la météo n'en faisait qu'à sa tête. Rien n'était plus incertain que le temps qu'il ferait au cours d'une journée. Anna soupira, se maudissant intérieurement de n'avoir que sa veste en cuir pour la couvrir et d'avoir pris un sac en toile pour y glisser ses feuilles et son ordinateur. Son travail serait trempé, elle serait trempé. Fichu temps. Fichu semaine qui se terminait encore sur une note négative, comme si sa vie n'était pas assez morose ces temps-ci. Tant pis, elle n'avait qu'à faire plus attention aux annonces, aux indices comme les nuages gris qui avaient menacé la ville toute l'après-midi. Mais elle avait plongé son nez dans ses bouquins au lieu de le lever vers le ciel. Anna inspira un grand coup avant de se jeter vers ce qui s'annonçait être une douche en bonne et due forme. Ses baskets se gorgèrent d'eau, eau qui coulait aussi le long de sa veste, puis dans ses cheveux fermement attachés dans un chignon. De ses bras fins, elle tentait tant bien que mal de couvrir son sac et ce qu'il contenait, marchant tête baissée, le pas pressé. Elle habitait à une bonne dizaine de minutes de la bibliothèque et lorsqu'elle arriva dans l'entrée de son bâtiment, elle jeta presque sac par terre avant de retirer sa veste trempée qui peinait à maintenir la pluie loin de son petit top blanc. Anna râla, en voyant l'état de ses baskets et celui de son sac puis plaqua les mèches rebelles qui étaient venues encadrer son visage derrière ses oreilles. Quelle soirée. Ses chaussures étaient foutues, du moins pour le moment et ses chaussettes complètement trempées. Un frisson l'a parcouru, suffisamment pour qu'elle s'empresse de monter les escaliers : quatre étages l'attendaient. Elle réfléchit à ce qu'il lui restait à faire, ce qu'elle allait manger ce soir et fatalement ses pensées finirent par tourner autour du même sujet depuis des jours : Peter. Ou plutôt, son absence. Elle repensa à ce que Thomas lui avait dit, à ses conseils, à ceux des autres aussi. Tourner la page était plus dur qu'elle ne l'avait imaginé : il y en aura d'autres, qu'elle essayait de se dire. Mais, dans le fond, elle n'en voulait pas des autres.

Des bruits de pas se firent entendre, quelqu'un descendait. Polie, Anna saluait chaque voisin qu'elle croisait -même cet énergumène de Carl- machinalement parce qu'elle préférait être la voisine "qui salue tout le monde" plutôt que celle "qui ne dit jamais bonjour". Alors naturellement sans vraiment lever la tête, elle soupira un Bonsoir neutre avant de lever les yeux vers son voisin qui avait décidé de s'arrêter dans le passage. Ça n'était pas son voisin mais... Peter ? Elle marqua un temps d'arrêt, son prénom lui échappant. Peter. Il était bien la dernière personne qu'elle pensait croiser à quelques pas de la porte de son propre appartement. Etait-il venu la voir, enfin ? Son coeur se resserra, un peu triste, toujours, de le voir alors qu'il était la raison de ses maux ces derniers temps. Pas un sourire ne vint éclairer son visage pourtant, elle avait dépassé le stade où elle espérait encore que ça ne soit qu'un passage. Ce qu'elle pensait avoir vu germer n'était plus. Elle avait fini par le comprendre difficilement, après une entrevue des plus froides à la soulacaise. Qu'est-ce que tu fais là ? dit-elle d'un ton faussement sec. Elle avait beau essayer, elle n'arrivait pas à être aussi distante que lui l'était. Faire semblant qu'il n'était personne pour elle lui était impossible, même après qu'il l'ait continuellement blessée. Anna n'y arrivait pas. Trop gentille. Trop tout. Son regard s'attarda sur le visage du brun et ses yeux bientôt s'animèrent d'inquiétude, remarquant ses tempes et ses pommettes rougies. Sa lèvre légèrement fendue, sa peau meurtrie. Jusqu'à son col détendu. Ses yeux cherchèrent ses mains, y trouva des jointures abîmées et bien vite Anna fit le lien. Qu'est-ce qu'il s'est passé, tu vas bien ? commença-t-elle même si elle connaissait déjà plus ou moins la réponse. S'il ne s'était pas battu, elle n'avait aucune idée de ce qui aurait pu le rendre ainsi et mettait sa main à couper que c'était le cas. Pourtant ça n'était pas vraiment son genre.

Mais après, qui était-elle pour juger du genre de personne qu'il était. Elle ne le connaissait plus, ne savait plus quoi penser de lui. Finalement.


Dernière édition par Anna Deauville le Lun 25 Sep - 10:39, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: you matter to me (anna) Lun 25 Sep - 0:46

⊹ anna and peter ⊹
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Pendant quelques secondes, il retint son souffle, espérant de tout cœur qu’elle passe son chemin. Il y avait cru, lorsqu’elle n’a lancé qu’un bonsoir neutre. Il voulut croire que, peut-être qu’elle l’avait aperçu, mais avait décidé de lui faire la gueule, ce qu’il aurait compris et amplement mérité, ou tout bonnement l’éviter comme s’il n’était qu’un voisin que l’on croise et que l’on salue par politesse plus qu’autre chose. Après tout, n’était-ce pas ce qu’il voulait au fond, qu’il n’y ait plus rien entre eux? Mais, elle a levé les yeux. Lui les a baissé, espérant naïvement qu’elle ne le reconnaitrait pas, lui et sa tignasse bouclée. Qu’elle ne déciderait pas qu’aujourd’hui devait être la journée ou il lui rendrait des comptes quant à son attitude ignoble envers elle, quant à ce qui se passait entre eux. Idée ridicule, mais il redoutait de lui parler à nouveau. Il faut dire qu’il n’avait pas été des plus tendres à son endroit depuis quelques semaines, mais ce n’était que pour la protéger qu’il faisait ça. Peut-être pour se protéger aussi, parce que ça lui faisait peur de tomber amoureux à nouveau. Parce que son cœur ne le supporterait pas d’être brisé à nouveau. Et puis, il ne voulait pas qu’Anna soit blessée par sa faute. Surtout pas après ce qui venait de se passer. Il ne savait pas à quel point Carl tenait à son argent, ce qu’il était prêt à faire pour le récupérer. Peter s’était déjà imaginé divers scénarios catastrophes dans lesquels l’autre homme venait à savoir que Peter et Anna se connaissaient et que, par correspondance, elle avait donc un certain lien avec Josh. Il avait imaginé des horreurs auxquelles il préférait ne pas penser. Il avait imaginé Anna, souffrante, par sa faute et même dans l’imaginaire, il ne supportait pas qu’on lui fasse du mal. Alors, dès l’instant ou il s’était mis en tête de l’éviter, de rompre tout contact avec elle, il dut se rappeler que c’était pour son bien à elle, que sa douleur à lui ne comptait pas. Peter. Un seul mot sorti d’entre ses lèvres suffit à lui faire comprendre qu’il ne pourrait pas partir de sitôt. Il daigna finalement lever les yeux pour les poser sur elle. Il ne l’aurait jamais avoué à voix haute, aurait été bien trop fier de le faire devant ses collègues, mais la proximité entre eux lui fit prendre conscience qu’il pouvait se mentir autant qu’il le voulait, faire croire à tout le monde qu’elle ne comptait plus pour lui, dire qu’elle n’était qu’une amie, mais la vérité était tout autre. Qu'est-ce que tu fais là ? Il resta muet, son cerveau fonctionnant pourtant à pleine vitesse pour trouver une excuse qu’elle pourrait croire. Rien ne lui venait pourtant en tête. Quoi d’autre qu’une bagarre aurait pu expliquer ses blessures? Je me suis battu avec ton voisin dealer de drogue, ne semblait pas non plus être une réponse adéquate, bien que pourtant véridique. C’était sans doute un sujet qu’il lui fallait aborder, mais pas ici, pas maintenant. Encore une fois, il esquivait.

Mais au moment ou son regard croisa le sien, il regretta son choix. Parce qu’il vit l’inquiétude dans son regard. Il voyait son regard qui s’attardait sur son visage tuméfié, sur ses mains, ses jointures rougies. Il savait qu’il n’était plus possible de faire semblant que tout allait bien. Ce n’est rien, je vais bien. Qu’il répondit tout de même. Mensonge. Son visage, surtout, le faisait souffrir et il avait un peu de difficulté à ouvrir et fermer les poings. Mais il ne voulait pas l’inquiéter outre mesure. Il lui offrit même un léger sourire tandis qu’il la regarda vraiment, pour la première fois depuis de longues minutes, remarquant alors les gouttes d’eau qui tombaient de ses cheveux pour s’écraser sur les marches de l’escalier, celles qui glissaient le long de ses joues comme des larmes, celles qui perlaient encore sur ses lèvres. Il ne devait pas trop s’y attarder parce que chaque minute qui passait le faisait douter quant à sa capacité à se contrôler. Après tout, si ça n’avait pas été de toute cette histoire avec son colocataire, sans doute que Peter aurait déjà fait le premier pas, alors c’était un exploit en soi qu’il ait réussi à garder ses distances avec elle aussi longtemps. Tu dois n’avoir envie que de rentrer chez toi pour enfiler des vêtements secs. Lâcha-t-il après un moment de silence, la réplique sortant un peu de nul part. Il ne savait pas quoi dire. Son cerveau lui criait pourtant de jouer franc jeu, de lui demander s’il pouvait l’accompagner chez elle, lui dire qu’il devait lui parler, mais borné comme il était, il continuait de croire que garder ses distances avec elle était la meilleure des solutions. Et puis, Carl pouvait bien décider de sortir de son appartement à tout moment et les voir discutant là, dans l’escalier, ce qui contrecarrerait tous les plans établis par Peter. Mauvaise idée. Il lui fallait quitter l’endroit le plus rapidement possible. Qu’il l’accompagne jusqu’à chez elle ou qu’il quitte l’établissement, qu’importe, mais il devait agir rapidement. Je ne voudrais pas te retenir plus longtemps. Bonne soirée. Il avait beau se dire que c’était pour le mieux, qu'il ne pouvait l'approcher tant que cette histoire ne serait pas réglée, mais une petite lueur d’espoir brillait au fond de son être, espérant qu’elle le retienne, qu’importe la raison. Qu’elle lui exige des explications, qu’elle se propose pour panser ses blessures, n’importe quoi tant qu’il puisse passer un peu de temps avec elle. Parce qu’elle lui manquait. Voilà, il n’était plus que contradiction, sa tête et son cœur se disputant à savoir qui était le plus fort.

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MessageSujet: Re: you matter to me (anna) Lun 25 Sep - 10:38

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Elle a envie de le secouer, d'attraper la manche de son blouson, de le tirer vers elle. De l'obliger à parler. Pour de vrai, pas les banalités qu'il lui sort comme si elle n'était qu'une étrangère. Elle veut lever le voile qu'il a posé sur eux sans lui demander son avis. Elle veut lui demander, de but en blanc, ce qu'elle a pu faire pour mériter un tel traitement. Parce que même là, il se contente d'éviter ses questions pour la fuir. Vraiment ? Ce n'est rien ? De réponse, il se cantonne à lui faire remarquer qu'elle est trempée, certainement frigorifiée par les épais murs de pierre et leur fraîcheur bordelaise. Mais ça, Anna elle le sait. Elle le sent. Elle s'en fiche. Ce qu'elle veut savoir c'est ce qu'il fait là : pourquoi, comment. Peter reste secret, s'en tient au minimum, à rien.

Elle est déçue.

Encore une fois.

Parce que même à quelques pas de chez elle, il la repousse. Dans son propre couloir, son propre escalier : de mémoire, il ne connait personne d'autre qu'elle ici alors pourquoi faire semblant. Et s'il est venu voir quelqu'un d'autre alors soit, mais qu'il le dise bon sang. Au lieu de la noyer d'un silence qui la pèse et l'obsède. S'il voit quelqu'un d'autre, tant pis. Tant pis pour elle. Mais qu'il lui dise bon sang. Anna est las d'être repoussée mais jamais trop, comme tenue à distance, suffisamment pour être effleurée sans qu'elle ne puisse s'accrocher à rien. À lui. Elle a besoin de savoir pour tourner la page, pour accepter de n'être personne pour Peter. Sans ça, elle se perd et se fatigue à force d'espérer inlassablement. Alors Anna le fixe, les mâchoires serrées, le coeur qui se serre et se serre et se serre et se serre. (est-ce qu'à force il va disparaître ?) Je ne voudrais pas te retenir plus longtemps. Bonne soirée. Elle cligne des yeux, trop fière pour lui laisser voir à quel point ça la blesse encore une fois. À quel point ça l'énerve aussi. Mais même si son visage se veut impassible dans ses yeux se mélangent ses sentiments. Déception, peine, colère, agacement. Tristesse. Ras-le-bol. C'est un savant bazar, tout ça. Elle ne le lâche pas des yeux mais son regard finit par se perdre derrière l'endroit où il se tenait lorsqu'il descend les marches pour la dépasser, prenant certainement son silence pour un oui, bien sûr, vas-t-en alors que y'a tout son être qui lui hurle dis quelque chose imbécile. Il lui faut un instant pour assimiler ce qu'il vient de se passer : Peter, chez elle, qui lui dit que tout va bien alors qu'il a le visage tuméfié. Chez elle. Qui lui dit ne pas vouloir la retenir. Et elle qui se mure dans un silence confus. Il lui faut un moment, donc, pour avaler sa fierté et lâcher son sac qu'elle laisse tomber sur la marche où elle était restée figée. Peter ? elle l'appelle à peine plus haut qu'un murmure d'abord, incertaine. Puis elle se tourne et descend les marches dans ses chaussures trempées. Peter ! cette fois, c'est bien plus fort qu'elle dit son nom presque dans un ordre, d'un air de dire n'essaie même pas de m'ignorer ou encore arrête-toi tout de suite. Elle a l'air aussi beaucoup plus sûre d'elle qu'elle ne l'est, parce qu'au fond elle est paniquée. Cette fois, elle fait ce qu'elle s'est interdit depuis des semaines et quand elle le voit là, bien campé sur sa marche, elle s'arrête parce qu'elle n'ose pas s'approcher plus. Et si au lieu de s'ouvrir, il se fermait plus encore. Si cette fois, elle signait bel et bien leur arrêt de mort ? Anna inspire. Tu... ça vient pas. Ça vient pas comme il faut. Mais tant pis, c'est son coeur qui parle. Et un coeur, ça parle pas souvent. C'est maladroit. Tu te moques de moi ? ça sonne comme un reproche et ça l'est bien. Elle ne sait pas sur quel pied danser et le voir ici, à deux pas de son chez soi, c'est presque un affront qu'il lui fait de s'enfuir comme ça. Pourquoi est-ce que t'es là si ce n'est pas pour me voir ? sa voix tremble un peu, émotive. Et son coeur serré menace maintenant d'imploser. Il est lourd, si lourd dans sa poitrine qu'elle en souffre presque. Tout ça à cause de lui. Anna ferme les yeux, lève une main comme pour marquer une pause. Ça lui fait mal de lui parler après tout ce temps à s'être noyée dans son silence. Et quand elle les réouvre c'est pour affronter ce qu'elle a longtemps redouté de faire. Tu peux pas partir comme ça. Et me dis pas que c'est une coïncidence : ne me mens pas. qu'elle lui demande, si bas, autant incertaine que déterminée à lui faire cracher le morceau. Je m'en fiche si la raison me plaira pas, dis moi juste la vérité. c'est tout ce qu'elle demande au fond, qu'il lui parle. Qu'il lui dise quelque chose, même le pire. (mais le pire c'est quoi ?) Finalement, elle plonge ses yeux tristes et forts à la fois dans les siens si noirs. Tu peux pas venir ici et me fuir comme tu le fais ailleurs. Ailleurs. Partout.
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MessageSujet: Re: you matter to me (anna) Lun 25 Sep - 14:08

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Il descendit les marches sans jeter un seul regard derrière lui. Il devait partir, quand bien même ça le faisait souffrir, quand bien même il avait envie de rester. Peter. Sa voix n’était qu’un murmure, mais dans le silence de l’immeuble, il l’avait entendu. Pourtant, il fit semblant de ne pas l’entendre. L’ignorer, encore et toujours. Fuir plutôt que de lui avouer la vérité. Peut-être qu’il était lâche au fond, parce que c’était la solution facile, de toujours courir, d’éviter d’avoir cette discussion avec elle, de lui raconter toute l’histoire, ce qui le poussait à l’éviter comme il le faisait. Peter. Sa voix résonna, plus fort cette fois-ci. Il se stoppa dans son mouvement, déjà parce que le ton sur lequel elle avait prononcé son nom lui fit comprendre qu’elle ne le laisserait pas partir si facilement, qu’elle en avait sans doute plus qu’assez de le voir l’éviter. Et puis, il y avait aussi, au fond de lui, cette crainte que Carl l’ait entendu, qu’il ne décide de sortir de son appartement pour voir ce qui causait un certain vacarme dans les couloirs. Il avait peut qu’il ne les voit ensemble. Encore et toujours cette foutue peur qu’elle ne devienne une victime, la cible d’une colère qu’il ne voulait même pas imaginer. Il se retourna et, dans son mouvement, jeta un coup d’œil furtif au palier supérieur, s’assurant que la porte ne s’ouvrait pas. Les secondes passèrent et pas un bruit ne se fit entendre, si ce n’était que le son des pas d’Anna qui s’avançait vers lui. Tu… Il la regarda, le cœur qui battait dans sa poitrine à cent milles à l’heure, attendant la suite qui ne semblait pas venir. Il s’attendait à une vague de reproches, d’insultes même. Il aurait mérité tout ça après des semaines à l’avoir traité comme il l’avait fait. Tu te moques de moi ? Il secoua la tête en guise de réponse, n’arrivant pas à articuler une seule phrase tandis que son regard croisa le sien pour un bref instant. Il n’était pas capable de le soutenir, de l’affronter. Il avait peur de ce qu’il pourrait y lire, de ce qu’il pourrait lui renvoyer. Tout sa bêtise, sa stupidité, son entêtement. Pourquoi est-ce que t'es là si ce n'est pas pour me voir ? Il ne pouvait pas lui avouer maintenant, pas dans ce lieu. Il savait qu’il n’avait pas le choix, qu’elle le mettait au pied du mur et qu’elle s’attendait à une réponse et même si c’était un peu à contrecœur, il pouvait bien lui dire ce qui le poussait à agir de la sorte envers elle, mais pas dans les escaliers, là ou n’importe qui de passage pourrait les entendre. Il voulu lui répondre, ouvrit la bouche, mais aucun son n’en sortit. C’était difficile.

Tu peux pas partir comme ça. Et me dis pas que c'est une coïncidence : ne me mens pas. Ses lèvres se scellèrent à nouveau et il se terra dans son mutisme, baissant les yeux au sol, honteux de son comportement. Ses dernières paroles résonnèrent dans sa tête. Ne me mens pas. C’était tout ce qu’il faisait depuis des jours, des semaines déjà. Prétendre qu’il était occupé alors qu’il passait ses soirées dans son appartement à tenter de se distraire au mieux, vaine tentative pour oublier qu’il aurait pu passer du temps avec elle, pour oublier la douleur provoquée cette distance qu’il s’efforçait à mettre entre eux. Osant finalement lever le regard, il le fit avec une lenteur presque exagérée. Il avait l’impression de la voir pour la première fois à nouveau. Il remarqua ses chaussures trempées, les gouttes d’eau qui glissaient le long de ses jambes, ses courbes, ce top blanc, auquel il n’avait pas prêté attention – de façon consciente ou pas, collé à son corps, laissant peu de place à l’imagination. Ce top blanc sous lequel il aurait aimé glisser ses mains, ce corps qu’il aurait voulu envelopper de ses bras, sentir contre le sien. Pensée malsaine, désir interdit. Il ne pouvait pas se permettre de penser à ces choses, surtout pas maintenant. Surtout pas après la façon dont il l’avait traitée. Je m'en fiche si la raison me plaira pas, dis moi juste la vérité. Détachant son regard de sur son corps, il le plongea finalement dans le sien avec l’impression qu’on venait de lui asséner un coup de poing dans le ventre. Ce regard dans lequel il pouvait lire une tristesse dont il se savait être la cause. Avait-il été si stupide qu’il n’avait pas vu qu’elle souffrait autant que lui de son attitude à son endroit? Il n’était pas aveugle pourtant, il aurait du le remarquer. Ou peut-être avait-il faut le choix conscient de ne pas y prêter attention, de prétendre que c’était autre chose qui avait provoqué cette tristesse chez elle? Il ne savait pas, il ne savait plus. Il avait cette impression que, plus il la regardait, plus il se sentait perdu. Plus il doutait de son choix premier, celui de l’éviter parce que, de toute évidence, ça n’avait mené à rien de bon. Tu peux pas venir ici et me fuir comme tu le fais ailleurs. Encore une fois, elle avait raison. Il n’était pas à la soulacaise. Il n’était pas dans une rue passante. Il ne pouvait pas simplement trouver une excuse pour éviter de lui parler, que ce soit les clients ou prétexter un intérêt pour les articles affichés au devant d’une boutique. Il était à deux pas de son appartement, il était chez elle, dans son environnement. Sans doute devait-il maintenant se plier à ses règles? D’accord. Lâcha-t-il finalement, non sans un soupire. Je veux bien tout te dire, mais pas ici. Il regarda les alentours, lui faisant comprendre que les escaliers n’étaient pas un lieu propice à la discussion, du moins, pas celle-là, et finit par poser les yeux sur la porte de son appartement. Une fois à l’intérieur, il se sentirait en sécurité et là, seulement là, il pourrait lui raconter, à l’abri des regards et des oreilles indiscrètes. Et surtout, à l’abri d’un voisin intimidateur.

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MessageSujet: Re: you matter to me (anna) Mar 26 Sep - 14:12

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C'est tout ?

Des semaines de silence, de fuite et d'évitement et en une simple demande il craque. Anna ne sait pas quoi en penser, elle cligne des yeux, fronce des sourcils. C'est une blague ? Elle oscille entre soulagement et méfiance. Comme si elle n'osait pas y croire, que cela était bien trop simple pour être vrai. Elle le fixe, essaie de voir dans son regard ébène un brin de mensonge parce qu'elle s'attend presque à ce qu'il se paie sa tête mais tout ce qu'elle y trouve c'est de l'appréhension. Ça l'angoisse. Et soudain sa gorge se noue parce qu'elle réalise enfin que la conversation qu'elle avait longtemps espéré allait avoir lieu. Mais son soupire lui rappelle la réalité, blessante, qu'il se comportait comme si elle lui demandait tout l'or du monde.

Pourtant, ce qu'elle demande elle c'est juste quelques mots.

Une phrase. Deux, trois. Quelque chose. Mais pas autant qu'il a l'air de penser. Ça la chiffonne, elle ne dit rien d'abord et préfère se concentrer sur ce qu'il lui donne : cet aperçu, ce cessez-le-feu. La porte qu'il lui avait longtemps fermé venait de s'entrouvrir. Enfin. Je veux bien tout te dire, mais pas ici. Sur son visage, il y a ses sourcils qui se froncent plus encore, ses lèvres qui se pincent aussi. Perplexe, elle réfléchit, parce que ça lui semble bizarre soudainement de préférer s'isoler. Entre ses tempes, il y'a tout un tas de scénario qui s'enchaînent quant à ce qu'il s'apprête à lui dire mais elle ne reste pas très longtemps muette parce qu'elle en vient rapidement au fait qu'il préfère parler (se confier peut-être) au chaud chez elle plutôt que de biais dans cette cage d'escalier lugubre. Et c'est bizarre, que de l'imaginer chez elle après tout ce temps. Tout doucement, elle hoche la tête de bas en haut avant de souffler un simple Ok. A quoi bon jouer les grands mots lorsque lui se contente du minimum. Anna inspire, est-ce qu'elle est prête à entendre la vérité ? Viens. Plus qu'une invitation, une main tendue dans l'espoir d'enfin faire la paix (y'a-t-il un jour eu la guerre entre eux ? c'est pour ça qu'elle a mal ?). De tourner la page, mais avec lui dans la prochaine.

Sans plus attendre, elle lui tourne le dos et monte les marches jusqu'à son pallier. Son coeur bat presque plus fort que le bruit de ses pas fébriles sur les marches de pierre. Le sien est loin de l'être, de pierre. Et il surchauffe le pauvre, elle lui en demande trop. Ses battements sonnent comme un glas et sa porte a soudain le goût de sentence. De fin. Mais tout commencement n'est-il pas précédé d'une fin ? Anna l'espère. Elle jette un coup d'oeil inquiet derrière son épaule pour s'assurer que le brun la suit et Peter est toujours là, tout près. Elle fouille son sac à la recherche de ses clefs : là a toujours été son problème, des sacs trop grands et des clefs trop petites. Anna est organisée, mais son sac est tout le contraire car elle y fourre tout ce qu'elle trouve. Des flyers, des cartes, des mots doux, des cartes postales, des stylos. Parfois même des fleurs qu'elle cueille et cale entre deux pages d'un roman qui git dans son tote bag depuis bien trop longtemps. Et sentir la présence de Peter derrière elle la déconcentre, parce qu'elle a l'impression de sentir sa respiration contre sa nuque tout en sachant qu'il est trop loin pour que ce soit vrai. Ce qu'elle sent par contre, c'est son regard qui l'angoisse mais qui lui devient vital. Comme deux billes noires brûlantes trop longtemps posées sur elle, mêlées aux siennes, pour qu'elle vive sans.

Puis soudain victoire, elle met la main -tremblante- sur ses clefs et ouvre sa porte sans dire un mot parce qu'elle ne sait pas quoi dire. Gênée, terriblement perdue. Blessée aussi, elle préfère ne rien dire que le laisser voir encore plus à quel point il lui a manqué, il l'a lésée. Alors elle le regarde à peine lorsqu'il entre dans le couloir qui lui sert d'entrée : même si ses yeux sont gravés dans sa peau, elle refuse de les croiser par fierté. Mérite-t-il vraiment plus ? Dès qu'il entre, elle ferme la porte et se retourne, lui laisse à peine plus de temps pour faire comme chez lui ce qu'il faisait avant qu'il ne décide qu'elle ne valait rien. Son dos s'appuie contre le bois de la porte. Je t'écoute. Anna se veut sûre d'elle mais dès qu'elle pose son regard sur lui, elle perd pieds. Ses yeux se baladent le long de sa mâchoire et s'y égarent, parce qu'elle voudrait en dessiner les traits et les limites du bout des doigts. Pourtant, elle est vite arrachée à ses chimères lorsqu'elle y trouve des éraflures et des bleus naissant. Quelque part elle s'en veut, de le mettre au pied du mur alors que tout chez lui appelle aux soins mais elle ne pouvait pas le laisser partir comme ça. Anna s'en serait voulu des nuits durant. Sa poitrine se soulève lourdement, elle soupire et se prépare mentalement à affronter Peter dans ce bout de couloir, l'impression au coeur d'être envoyée sur le front. Prête au pire, parce que le meilleur elle a fini par l'oublier.

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MessageSujet: Re: you matter to me (anna) Mar 26 Sep - 17:10

⊹ anna and peter ⊹
(by anaëlle)
Ok. Viens. Il y eut son cœur qui s’emballa comme un idiot tandis qu’il gravit les marches derrière elle. Son cœur qui se voyait simplement heureux de passer du temps avec elle, alors il se mit à battre à cent mille à l’heure. Et il y avait sa tête qui s’imaginait déjà dix milles scénarios dans lesquels Anna lui en voulait et lui annonçait qu’elle ne voulait plus jamais le voir. Il se voyait déjà l’implorer de lui pardonner parce qu’il avait été con et qu’il le savait. Il s’attendait au pire, comme toujours. L’avantage que ça lui offrait, c’était que ce qu’il s’imaginait était rarement ce qui se produisait au final. Le scénario catastrophe n’était que très rarement la vérité, alors chaque fois, il soufflait, soulagé au final parce que c’était pas si mal. Parce que ça aurait pu être pire. Et lorsqu’elle s’arrêta devant la porte de son logis, il fit de même, restant quelques pas derrière elle. Parce qu’être trop près pourrait s’avérer dangereux, il le savait. Il n’avait plus la force de se battre contre cet ennemi invisible, qu’il s’était inventé de toute pièce. Il n’avait plus l’envie de retenir ces barrières qu’il avait dressées entre eux. C’était bien plus épuisant que ça en avait l’air de faire preuve d’autant de retenue, de jouer ce rôle de faire semblant et prétendre qu’elle n’était rien alors que son être tout entier lui criait de s’abandonner à elle, de se donner corps et âme. Les secondes pendant lesquelles elle chercha ses clés lui semblèrent devenir des minutes, longues, éternelles. Il y avait toujours la menace Carl qui planait au dessus de leur tête. Elle ne lui échappait pas, à Peter, et il priait pour qu’elle les trouve le plus rapidement possible qu’ils se retrouvent enfin dans le confort, la sécurité que leur offrirait le logis de la brunette. Et puis, voilà que la porte s’ouvrait tranquillement devant eux, leur laissant libre accès.

Il l’avait déjà fait quelques fois, Peter, passer cette porte. Il était déjà entré dans cet appartement, mais pour une quelconque raison, il lui semblait inconnu. C’était un peu le même sentiment qui pouvait habiter quelqu’un qui avait fait un voyage d’un mois à l’étranger et qui revenait finalement à la maison. L’endroit lui semblait si familier et si inconnu. Il avait l’impression d’avoir perdu tous ses repères et pourtant, au fond de lui, il était certain qu’il aurait pu y naviguer les yeux fermés. Déjà des semaines qu’il ne l’avait pas visité. Ça lui semblait à présent une éternité. Toute sa bêtise lui revenait peu à peu en pleine figure, le giflant à plus d’une reprise. Il avait presque l’impression d’être dans un match de boxe et bientôt, il serait ko. Il fit quelques pas vers l’avant, son regard balayant le logis tandis que des souvenirs lui revenaient en mémoire, des moments passés en compagnie d’Anna. De bons, d’agréables moments. Moments qu’il avait maintenant l’impression d’avoir gâchés.

Le bruit de la porte que l’on ferma fut accompagné d’un discret soupire de soulagement de la part de Peter, lui indiquant qu’ils étaient enfin en sécurité et qu’ici, rien ni personne ne pourrait les déranger. Il n’y avait plus de menace. Il fut rapidement ramené à l’ordre, dans la réalité, par le son de la voix d’Anna qui résonna dans le logement. J’écoute. Ces yeux cessèrent leur exploration et il fit volteface, se retrouvant à nouveau face à elle. Elle qui était si près et qui semblait pourtant si loin, inatteignable. Il avait à la fois l’impression que s’il tendait le bras, il pouvait la toucher, l’effleurer au moins, mais s’il le faisait, il avait peur qu’elle ne disparaisse, que tout ceci ne se révèle être qu’un mirage. Puis, on regard croisa le sien, mais n’y resta pas accroché bien longtemps. Je… Il n’y arrivait pas, il ne pouvait pas lui faire face. Il ne savait pas par quoi commencer non plus. Il aurait préféré être assis, un peu plus confortable, mais c’était elle qui dictait les règles et il devait s’y plier. Je suis désolé. Déclara-t-il finalement après un moment de silence. C’était sans doute un bon début en la matière. Pas ce à quoi elle s'attendait, mais c'était déjà quelque chose. Une phrase complète. Des excuses. Je ne voulais pas te blesser. Ajouta-t-il, levant finalement le regard pour le plonger dans le sien. Elle devait comprendre que cette fois-ci, il ne jouait pas, que chaque mot qui sortirait de sa bouche serait véridique. En fait, c’était ce que je voulais éviter, que tu sois blessée, mais il faut croire que j'ai échoué.[/color] Il tergiversait, mais il redoutait sa réaction alors il retardait encore l’échéance. Et puis, ça lui permettait de trouver les bons mots. Un énième soupire s’échappa d’entre ses lèvres. Je ne croyais pas que ça irait si loin, que ce serait si long. Si j’avais su… Aurait-il réellement joué la donne différemment? Aurait-il mis carte sur table dès le début? Peut-être, mais il ne s’agissait là que d’hypothèses qui ne pourraient jamais être confirmées. Il baissa les yeux à nouveau, tentant de trouver le courage de tout lui dire. C’était beaucoup plus difficile qu’il ne l’avait imaginé. C’était ton voisin que j’étais venu voir. Lâcha-t-il finalement. Un pas dans la bonne direction. Il ne pouvait pas s’arrêter là, il le savait. Il devait se lancer, poursuivre, lui expliquer tout. Mon colocataire, Josh, a une certaine dépendance au weed. Expliqua-t-il de façon plutôt polie vu les habitudes de consommation de son colocataire. Et il s’avère que ton voisin est le dealer qui fournit Josh. Et que Josh lui doit de l’argent. Pas mal d’argent. Et un soir, il est rentré à l’appartement le visage à peu près comme ça. Il pointa le sien, même si les blessures subies par Josh étaient sans doute plus graves que les siennes puisqu’il s’agissait pour lui d’un avertissement quant à la suite des choses s’il ne réussissait pas à rembourser ce qu’il devait. Il avait un délai pour rembourser sa dette, mais il est arrivé à l’appart’ aujourd’hui paniqué parce qu’il était loin de son but. Alors je suis allé le voir pour lui demander un délai - Josh craignant trop pour sa vie, avec raison sans doute - lui expliquer la situation et je ne saurais te dire comment, c’est un peu flou tout ça, mais nous en sommes venus aux poings. Ça n’expliquait pas encore la raison pour laquelle il avait été si désagréable avec elle, mais il y viendrait. Il ne voulait simplement pas la bombarder d’information. Et puis, il guettait la moindre réaction de sa part pour le guider quant à la suite des choses.

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MessageSujet: Re: you matter to me (anna) Mar 26 Sep - 17:35

⊹ anna and peter ⊹
(by anaëlle)
Elle le regarde, attend. Elle appréhende et regrette presque avoir provoqué cette discussion. Mais elle était à bout, Anna, et elle préfère avoir mal là maintenant, une dernière fois, que souffrir de l'absence de quelqu'un qui se fiche d'elle. Alors elle se tient droite, fière d'apparence mais incertaine au fond. Et si la vérité la blesse plus qu'autre chose, s'en relèvera-t-elle ? Est-ce qu'il pense bien ce qu'elle imagine parfois, qu'elle ne vaut pas son temps. Est-ce qu'il a déjà tourné la page, sans elle ? Elle se pince les lèvres un dernière fois tandis qu'elle soutient son regard qui la déstabilise plus qu'elle ne voudrait l'avouer. Ses yeux fuient les siens à nouveau, mais elle continue de le fixer, l'impression que si elle ne le fait pas il en profitera pour disparaitre. Je suis désolé. Son coeur se serre, encore. (ne devrait-il pas déjà avoir disparu ?) Il s'excuse, ça devrait lui faire plaisir. Mais ça ravive des souvenirs qui lui rappelle pourquoi il doit se sentir désolé. Ça l'attriste plus encore, d'en être venu jusque là pour lui tirer des excuses qu'il ne lui aurait peut-être jamais fait si elle ne lui avait pas couru après. Anna se trompe peut-être. Je ne voulais pas te blesser. Son regard retrouve le sien, brillant. Elle reste silencieuse, même si elle ne peut s'empêcher de penser que si là n'était pas son but, alors il avait échoué. Il lui ôte les mots de la bouche avant qu'elle ne puisse faire de remarque. En fait, c’était ce que je voulais éviter, que tu sois blessée, mais il faut croire que j'ai échoué. À croire qu'il lisait dans ses pensées. Anna continue de soutenir ses yeux brûlants, incapable de s'en décrocher parce qu'il avait passé tant de temps à fuir les siens qu'elle voulait inconsciemment profiter de chaque instant. Le sourire qu'il lui lance n'en trouve aucun autre en retour. Elle aimerait bien. Vraiment. Mais elle n'y arrive pas, presque sur ses gardes parce qu'il n'a pas terminé et malgré ses excuses elle attend toujours une raison. Une vraie, quelque chose qui justifierait tout ce temps passé à la fuir comme la peste, à l'ignorer au milieu de la foule, derrière le bar. Partout. Une excuse pour l'avoir fait se sentir si minuscule, insignifiante. Elle avait cru avoir trouvé quelqu'un, autrefois, même si elle se cachait derrière une amitié accrue. Elle avait cru. S'était trompée.

Anna attend, de marbre (ou presque) face à Peter qui baisse soudainement les yeux. Peut-être lui avait-elle fait comprendre qu'elle n'attendait pas qu'un désolé. Lorsqu'il souffle C’était ton voisin que j’étais venu voir. elle fronce des sourcils parce qu'elle ne voit pas ce que Carl vient faire ici. Elle s'avance même, réduisant le peu de distance qu'elle avait laissé entre eux, perplexe et s'apprête à lui poser la question mais il la devance, encore. Mon colocataire, Josh, a une certaine dépendance au weed. Et il s’avère que ton voisin est le dealer qui fournit Josh. Et que Josh lui doit de l’argent. Pas mal d’argent. Et un soir, il est rentré à l’appartement le visage à peu près comme ça. Il lève la main pour pointer son visage qu'Anna découvre de plus près un peu plus amochée qu'elle ne l'avait cru voir. Elle lève la sienne pour la poser sur sa peau meurtrie, peut-être même tourner son visage mais elle s'en empêche finalement et joint ses doigts contre ses lèvres. Surprise et horrifiée. Elle se sent coupable aussi, quelque part, même si elle ne voit toujours pas ce qu'elle vient faire là. Sa tête se penche sur le côté, à peine, parce qu'elle anticipe ce qu'il va dire après et que ça lui fait mal d'avance. Il avait un délai pour rembourser sa dette, mais il est arrivé à l’appart’ aujourd’hui paniqué parce qu’il était loin de son but. Alors je suis allé le voir pour lui demander un délai - Josh craignant trop pour sa vie, avec raison sans doute - lui expliquer la situation et je ne saurais te dire comment, c’est un peu flou tout ça, mais nous en sommes venus aux poings. Son visage trahi la peine qui la traverse, et elle ne fait rien non plus pour le cacher. Elle savait Carl stupide, ingrat, mal élevé mais violent ? La liste de ses défauts n'en est que plus lourde et la haine qu'elle lui porte, importante. Anna n'a pas les mots, ne sait pas quoi lui dire ou si elle doit dire quelque chose. Tout ce qu'elle sait, là, c'est que Carl a dépassé les limites alors impulsive, inconsciente, elle se secoue sa tête de gauche à droite avant de se retourner vers la porte. Prête à partir dire le reste à son voisin qui mérite certainement la prison. Elle est bien placée pour le savoir, non ?

À nouveau, ses émotions s'embrouillent et la perdent. D'abord, il y a Peter. Peter qui vient de se battre mais qui se plie quand même à sa demande, malgré son corps endolori et ses éraflures brûlantes. Peter à qui elle n'avait pas adressé réellement la parole depuis des semaines et qui se trouvait tout près. Peter qui lui avait terriblement manqué, contre lequel elle voulait se jeter. Dans le dos duquel elle voulait glisser ses mains, poser sa tête contre son épaule. Oublier cette foutue histoire. Peter qui avait été terrible avec elle. Qui l'avait repoussée, ignorée, blessée. Mais qu'elle serait prête à pardonner, toujours. Car même si elle est rancunière, il est de ces personnes trop importantes pour elle. Déjà. Peu le savent (tout le monde le sait) parce qu'elle le cache (mal). Il y a ce Carl aussi, qu'elle déteste comme elle hait peu de gens. Lui qui n'attise que sa colère et sa fatigue. Elle avait supporté ses mots tranchants, des gestes déplacés, le vacarme qu'il faisait. Mais qu'il s'en prenne à Peter était la goutte de trop alors même si Anna n'est pas violente, elle ne veut pas rester sans rien faire. Ne peut pas rester sans rien faire. Anna est inquiète aussi. Pour Peter (surtout).

Elle se tourne vers lui.

Pourquoi tu ne me l'as pas dit plus tôt ? l'inquiétude dans sa voix se mêle à sa déception, sa colère aussi un peu. Il aurait du lui dire directement, elle aurait peut-être pu éviter ça, non ? Carl était un salaud, mais frapper une femme -sa voisine, étudiant le droit qui plus est- était un niveau au dessus. Au lieu de m'éviter comme si... elle hésite, cherche ses mots. comme si j'étais rien. Rien pour toi qu'elle voudrait rajouter sans oser.

Anna soupire. Elle voudrait ne pas lui en vouloir et pouvoir librement s'inquiéter pour lui, son état. Panser ses plaies aussi, qui sait. Mais elle n'y arrive pas, parce que cela fait bien trop longtemps qu'il agit comme si elle était une étrangère comme une autre. Et que tout ce qu'il trouve pour excuser son comportement, c'est une histoire de drogue, d'argent, de poings. C'est à son tour de fuir son regard, de tourner la tête pour faire face à la porte vers laquelle elle se tient. Je suis désolée. commence-t-elle. Pour Carl. C'est vraiment un con. Elle s'excuse quand même pour ça, Anna n'est pas un monstre et si ça ne tenait qu'à elle, elle enverrait Peter s'assoir sur son canapé avant de l'y retrouver désinfectants et pansements en main. Si ça ne tenait qu'à elle, elle tirerait un trait sur toute cette histoire. Mais elle n'est pas pleinement maîtresse de cette décision.

Une main sur la poignée, elle est prête à l'abaisser et s'engouffrer dans le couloir jusque devant chez lui. Persuadée pouvoir changer quelque chose. Mais elle attend, parce que Peter n'a pas terminé, n'est-ce pas ? Il ne peut pas l'avoir simplement évitée à cause d'un voisin.

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MessageSujet: Re: you matter to me (anna) Mer 27 Sep - 3:18

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Il pouvait lire sur son visage la tristesse et son cœur se brisa un peu plus qu’il ne l’était déjà. Il s’en voulait tellement de ne pas avoir été honnête avec elle dès le départ. Pourquoi tu ne me l'as pas dit plus tôt ? Au lieu de m’éviter comme si… Son cœur se serra tandis qu’il attend la fin de cette phrase, son cerveau imaginant déjà des dizaines de réponses toutes pires les unes que les autres. Comme si je n’étais rien. Il se maudissait intérieurement, parce qu’il n’avait que lui à blâmer. Il ne pouvait rejeter la faute sur personne d’autre. Ce n’était même plus de la maladresse à ce point et, s’il pouvait lire la déception sur son visage, il pouvait tout aussi bien y lire la colère qu’il avait amplement méritée. Il essaya de parler, mais c’était comme si les mots restaient coincés au fond de sa gorge, incapable d’en sortir. Il connaissait la réponse, mais avait de la difficulté à l’exprimer parce que ça signifiait avouer qu’il avait eu tord sur toute la ligne. Parce que c’était une confession de sa stupidité, de sa naïveté d’avoir cru que ce serait plus facile, mieux pour tous les deux que d’imposer cette distance. Son orgueil et son égo en prenaient un coup. J’avais peur. Qu’il articula finalement avec difficulté. C’était si difficile de se mettre à nu, de se dévoiler ainsi et exposer ses faiblesses au grand jour, faire part de ses erreurs, admettre que l’on a eu tord. Et pourtant, Peter savait qu’il n’y avait pas d’autre solution, pas d’autre issue ici. En fait, j’ai cru que ça se règlerait rapidement, en quelques jours, une semaine tout au plus. J’aurais pu mettre tout ça sur le dos d’une semaine plus difficile, plus chargée, mais lorsque j’ai réalisé l’ampleur de la chose, il était trop tard pour faire marche arrière. Tu m’en voulais sans doute déjà. Il poussa un énième soupire. Si tu avais vu l’état dans lequel était Josh… Sans doute aurait-elle compris ses motivations. Je ne connaissais pas Carl, mais j’avais ce mauvais pressentiment, cette impression qu’il serait prêt à tout pour récupérer ce qui était sien, cet argent que Josh lui devait. Tu habites tout juste à côté de chez lui. J’ai paniqué en pensant à ce qu’il aurait pu faire s’il venait à savoir que tu es liée de près ou de loin à Josh. Maintenant qu’il le disait à voix haute, ça semblait ridicule. Peut-être Carl était-il violent, mais de là à s’en prendre à quelqu’un qui n’avait absolument rien à voir dans toute cette histoire? Enfin, Peter avait préféré écarter cette possibilité. Ça semble ridicule, dit comme ça, mais je voulais simplement te tenir  à l’écart de toute cette histoire, te protéger. C’était tout ce qu’il avait toujours voulu, assurer sa sécurité. Certes, il y avait surement meilleure façon, mais sur le coup, l’impulsion du moment, il n’avait pas vraiment réfléchi.

Je suis désolée Pour Carl. C'est vraiment un con. Il haussa les épaules. Ça n’avait plus vraiment d’importance maintenant. Ce qui était fait était fait. Il n’y avait pas de possibilité de retour en arrière. Il lui faudrait simplement vivre dans le présent et accepter la suite des choses. Il en avait assez de toujours devoir sortir Josh de la merde. Il faudrait bien qu’il apprenne que Peter ne pourrait pas toujours être là pour lui. Il ne lui souhaitait évidemment pas de malheur, mais il était épuisé. Son regard posé sur Anna glissa, remarquant sa main qui vint se poser sur la poignée. Il ne pouvait pas la laisser faire. Faisant un pas vers l’avant, il posa sa main sur la porte, empêchant ainsi Anna de quitter l’appartement. Pendant un court instant, il se figea. Il y avait son bras qui touchait l’épaule d’Anna, son corps qui était si près du sien et son souffle qui effleurait sa peau de par leur proximité. S’en était presque trop. Ne fais pas ça. Sa voix n’était qu’un murmure, une supplique. Il savait pourtant que si les rôles étaient inversés, il n’aurait même pas attendu, qu’il serait déjà debout à frapper sur la porte de ce cher voisin, à lui crier déjà des bêtises à travers la porte parce qu’il n’aurait pas supporté qu’on touche à un seul cheveux d’Anna. C’était justement pour cette raison qu’il la retenait. Cette même raison qui l’avait poussé à s’éloigner d’elle. Il ne pouvait accepter qu’on s’en prenne à elle, qu’on la blesse. Sa main glissa sur la porte, venant tranquillement se poser sur la sienne pour ainsi la retirer de sur la poignée. Des semaines qu’il n’avait pas été aussi proche d’elle et son corps tout entier semble parcouru à la fois d’un grand frisson et d’une impulsion électrique qui fait s’éveiller chaque parcelle de sa peau. Et il comprit alors que s’en était fini, que plus jamais il ne pourrait s’éloigner d’elle. Il peinait encore à comprendre comme il avait fait pour tenir aussi longtemps parce qu’il réalisait à l’instant qu’il avait besoin d’elle. J’ai essayé d’être diplomate, mais ça n’a rien donné. Expliqua-t-il sans jamais lâcher sa main. Je ne voudrais pas qu’il s’en prenne à toi. Confessa-t-il, le cœur battant à toute vitesse au fond de sa poitrine. Il avait une vague idée de ce dont Carl était capable et il n’osait même pas imaginer ce qui se produirait s’il décidait de laisser sa colère déferler sur Anna. Il en souffrirait bien trop, de la savoir blessée par sa faute. Je ne sais pas jusqu’ou il est prêt à aller pour récupérer ce qui lui est du et je ne me le pardonnerait jamais s’il t’arrivait malheur par ma faute.

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MessageSujet: Re: you matter to me (anna) Mer 27 Sep - 9:16

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Quand il lui dit qu'il avait peur, tout simplement, elle respire. Parce que la voilà, la vraie raison. La vérité. C'était qu'il était terrifié au fond de la mêler à quelque chose de plus grand que lui. Qu'il voulait la protéger, même si cela avait été -très- maladroitement. Que tout s'était compliqué et qu'il n'avait pas su comment sortir la tête hors de l'eau. Parce que Peter est trop gentil, a voulu aider son colocataire même si cela devait le léser lui et ses proches. Elle soupire, presque soulagée que ça ne soit que ça. Bêtement, Anna avait imaginé quelque chose de pire. Enfin, de ridicule plutôt maintenant qu'elle pouvait prendre du recul sur la situation. Elle avait cru, jalousement, qu'il voyait quelqu'un et qu'il n'avait plus de place dans sa vie pour elle.

Même si elle ne sait même pas ce qu'elle est, pour lui.

Pas vraiment.

Elle sait qu'elle tient à lui, beaucoup. Elle sait qu'il lui manquait, énormément. Que soudain, sa vie avait été bien grise alors qu'il y a un moment Peter n'existait même pas pour elle. Elle sait que parfois, ses yeux se perdent sur son visage, s'attardent sur ses lèvres avant de s'en éloigner lorsqu'elle en devient consciente. Elle sait que souvent, elle trouvait un moyen pour être toujours plus proche de lui et que sur sa peau ses mains sont brûlantes. Elle sait que son parfum, elle le connait presque par coeur et lorsque dans son café quelqu'un d'autre que lui le portait ces dernières semaines elle avait le cafard le reste de la journée. Elle sait beaucoup de choses. Mais elle n'en reste pas moins perdue. Déstabilisée.

Anna sursaute presque quand elle voit la paume de sa main s'écraser contre la porte, l'empêchant de l'ouvrir comme elle l'avait souhaité. Elle ne bouge plus, piégée entre celle-ci et Peter, et lorsqu'elle tourne la tête vers lui c'est seulement pour se retrouver tout près -trop près- de son visage. Ne fais pas ça. Comme un murmure, d'un timbre grave et masculin. Elle sent son souffle contre sa peau, son bras contre son épaule. C'est bizarre, après tout ce temps. Son coeur s'emballe, lui qui s'était fait si petit jusqu'ici prend ses aises, se fait roi. Dictateur même. Il gonfle, et gonfle tandis que sa peau est le théâtre d'une course aux frissons. Là, juste là, elle voudrait reculer d'un pas et se blottir contre lui. Elle a froid, aussi. Raison de plus. Mais Anna ne fait rien de tout cela, elle s'en empêche parce qu'elle a beau en avoir terriblement envie, elle ne sait pas. Alors elle se contente de se perdre dans son regard inquiet, ses lèvres s'entrouvrent comme pour protester mais rien n'en sort, son attention soudainement happée par la main de Peter qui descend jusque sur la sienne. Elle la suit silencieusement du regard, se surprend à le laisser faire sans jamais lâcher sa main. Puis elle les détaille des yeux, entrelacées après des semaines aux opposés. La voix de Peter résonné sans qu'elle ne lâche du regard leurs mains. J’ai essayé d’être diplomate, mais ça n’a rien donné. Je ne voudrais pas qu’il s’en prenne à toi. Elle serre sa main dans la sienne, doucement. L'impression que malgré le chaos qu'il lui dépeint ils ont fini par trouver un semblant de paix. Puis elle lève enfin les yeux vers les siens.

Et maintenant ?

Je ne sais pas jusqu’ou il est prêt à aller pour récupérer ce qui lui est du et je ne me le pardonnerais jamais s’il t’arrivait malheur par ma faute. Elle soupire et pour la première fois depuis trop longtemps lui fait entrevoir un sourire. Doux, précieux. Sa colère si elle n'a pas totalement disparu ne lui est plus adressée. Elle a trouvé un autre à détester, à porter pour responsable. Peter, il n'est plus coupable à ses yeux même si elle n'oublie pas le goût du vide et de la solitude. D'accord. souffle-t-elle à son tour, contre lui. Elle n'ira pas voir Carl, ne se mêlera pas de cette sombre histoire même si l'envie est bien présente. Elle n'ouvrira pas cette porte. Pas tout de suite. Mais promets moi de ne plus agir comme ça. De ne plus t'éloigner comme ça. Tu m'as fait beaucoup de mal tu sais. Il s'était confié, elle ne pouvait que le faire également pour lui. Il avait été suffisamment fort pour lui avouer qu'il avait eu peur, qu'il avait regretté, alors qui serait-elle si elle se contentait de recevoir sans donner ? Entre ses doigts elle serre les siens un peu plus, de peur qu'il s'éloigne alors qu'elle le retrouve à peine. Mais je comprends mieux maintenant. Pour être honnête, elle aurait certainement fait de même si les places avaient été inversées, elle aurait tenté de le garder loin de ses problèmes, l'aurait préservé comme il l'avait douloureusement fait. Merci de m'avoir dit la vérité. Peter était de retour dans sa vie, elle l'espérait du moins. Elle le souhaitait, surtout. Et elle était loin de désirer le voir traverser cette porte à nouveau. Pas déjà. J'ai de quoi désinfecter tes coupures, si tu veux. C'est tout ce qu'elle a trouvé pour qu'il reste encore un peu.

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MessageSujet: Re: you matter to me (anna) Jeu 5 Oct - 2:32

⊹ anna and peter ⊹
(by anaëlle)
Il regarda leurs doigts entrelacés et un sourire se dessina sur son visage. Il savait pertinemment que ça ne signifiait pas que tout était pardonné, que leur relation reprendrait là ou ils l’avaient laissée lorsqu’il avait subitement coupé les ponts avec elle, mais il espérait tout de même que ce simple geste, ce petit geste, indiquait qu’ils étaient sur la bonne voie. Lorsqu’il senti sa main serrer la tienne, son cœur manqua un bond. C’était si agréable de ressentir à nouveau cette proximité. Elle lui avait tant manqué.

D'accord. Il souffla un coup. Savoir qu’elle n’irait pas se jeter dans la gueule du loup, qu’elle resterait ici, en sécurité, avec lui, le rassurait grandement. Mais promets moi de ne plus agir comme ça. Il hocha la tête avant de dire quoi que ce soit. Je te promets. Qu’il répondit, toujours dans un murmure, comme si les murs avaient des oreilles, qu’ils pouvaient entendre leur conversation et qu’il voulait la garder secrète. Tu m'as fait beaucoup de mal tu sais. Ça il savait et il s’en voulait. Terriblement.  En un soupire, il répondit Je sais et j’en suis désolé. Il serait prêt à tout pour qu’elle lui pardonne. Serait prêt à se donner corps et âme à elle, si cela signifiait qu’elle ne lui tiendrait pas rigueur de son comportement des semaines passées. C’était tout ce qu’il cherchait maintenant, son pardon, son absolution parce qu’elle était plus importante que tout le reste. Sentant ses doigts serrer un peu plus sa main, il fit de même, resserrant la prise qu’il avait sur sa main. Plus jamais, il se promit à cet instant, il n’agirait de la sorte. Plus jamais il ne s’éloignerait d’elle. Plus jamais il ne lui mentirait. De toute façon, même s’il le devait, il n’en aurait plus la volonté. Ils avaient tous deux déjà assez souffert. Mais je comprends mieux maintenant. Merci de m'avoir dit la vérité. Il lui offrit un autre sourire, heureux de savoir que les choses pourraient, sans doute, revenir à la normale. Certes, la menace que représentait Carl n’était toujours pas éliminée, mais là, en cet instant, il ne voulait se concentrer sur rien d’autre que sur Anna. Parce que pour la première fois depuis plusieurs semaines, il pouvait enfin être avec elle dans la même pièce sans devoir l’éviter. Parce qu’il pouvait à nouveau planter son regard dans le sien plutôt que le fuir. Parce qu’il pouvait à nouveau sentir son parfum, toucher sa peau. Il était avec elle sans barrière, sans mensonge entre eux et il ne voulait se concentrer que sur ça. J'espère qu'un jour, tu pourras me pardonner. Si ce n'était pas déjà fait.

Perdu dans ses pensées, les paroles d’Anna le ramenèrent sur terre. J'ai de quoi désinfecter tes coupures, si tu veux. Pour seule réponse, il hocha la tête, ne détachant pourtant pas son regard du sien. Il aurait pu, sans doute, faire un pas de plus, réduire à néant l’espace qu’il y avait entre eux. Sentir son corps contre le sien. Laisser l’odeur de son parfum chatouiller ses narines. Ce n’était pas l’envie qui manquait, loin de là, mais il ne savait toujours pas ce qu’il lui était permis de faire. Le repousserait-elle s’il agissait de la sorte, s’il osait? Il avait peur que ce soit le cas et il ne supporterait pas d’être éloigné d’elle à nouveau. Alors il resta là, immobile et retenant son souffle, cherchant dans ses yeux une quelconque réponse à ses questions, à cette question particulière. Il espérait, peut-être, y trouver quelque chose qui lui donnerait le courage, ce même courage qu’il avait avant que toute cette histoire ne vienne bousculer leurs vies, ce courage qui l’habitait, lui qui, quelques semaines plus tôt, aurait été prêt à lui déclarer sa flemme. Pourtant, maintenant, il ne semblait rester que le doute entre eux. Le doute et cette crainte de la perdre, qu'elle ne disparaisse en une fraction de seconde au moment ou il ferait le moindre mouvement. Mais peut-être qu’au fond, il espérait qu’elle fasse le premier pas. Qu’elle lui montre qu’elle ne lui en voulait plus, qu’elle apaise ses craintes, qu’elle absolve d’un baiser, peut-être même, ses pêchers. Si ce n’était pas trop en demander.

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you matter to me (anna)
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