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âme perdue. (côme)

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MessageSujet: âme perdue. (côme) Lun 25 Sep - 14:59

    vingt-trois heures. nuit noire. ton sac sur le dos. vieux eastpack qui date du collège. encore quelques traces de mots laissés au blanco à vos heures perdues. sac rempli pour plusieurs jours. un jean, trois hauts et des sous-vêtements. même pas de deuxième paire de chaussure. ça rentrait pas. t’as hésité à prendre un deuxième sac puis finalement non. tu voulais faire vite. alors t’as pas vraiment réfléchi à ce que t’avais dans les mains. t’es partie, c’est tout. ton portable éteint dans ta poche. t’as fini par le couper quand t’as vu que les appels en absence de tes parents se comptaient par dizaine. tu souffles. les gens qui te regardent mal parce-que tu as ton vélo dans le tram. c’est autorisé, d’toute façon. tu fais rien de mal. et puis ils savent pas que tu as pédalé depuis chez tes parents. ils savent pas que t’es fatiguée. bordel, côme va te tuer s’il sait que tu as fait tout le trajet en vélo, à cette heure-là, sans lumière. t’éviteras de lui dire qu’une bagnole t’a fait tomber sur le chemin. ouai, c’est probablement mieux. pour ta vie et pour ses nerfs. ton pied qui tape contre le sol. t’as pété tes écouteurs en partant. t’as marché dessus comme une teubée. et d’un coup tu te rends compte que le silence est bien trop pesant. bien loin des cris que tu viens de quitter. les insultes qui fusaient. un silence que tu souhaitais il y a à peine une heure mais qui t’angoisse maintenant. tes yeux qui fixent le circuit et les stations du tram. tu comptes les arrêts. puis enfin vient celui de ton frère. tu t’excuses pour que la nana devant toi bouge son gros cul et que tu puisses sortir ton vélo. les derniers mètres te paraissent les plus longs de ton aventure nocturne improvisée. t’attaches comme tu peux ton vélo en bas de l’immeuble avant de sonner à l’interphone. tu te mords la lèvre. tu redoutes un peu sa réaction. et tu sais pas si vos parents l’ont prévenu. probablement. au bout du vingtième appel échoué, ils ont dû essayer de le joindre. ça serait pas vraiment surprenant. « c’est moi » que tu dis quand t’entends l’autre bout de l’interphone décrocher. ta main qui serre ton sac avant de monter jusqu’à sa porte d’entrée. tu restes là. t’as peur de te faire engueuler, qu’il te ramène là-bas. sauf que toi tu veux pas. alors avant même qu’il dise quoi que ce soit, tu ouvres la bouche. « j’ai fugué. » tu balances ça comme ça. t’aurais pu lui dire que t’étais enceinte, ça aurait fait le même effet. t’es une vraie drama queen, lou quand tu t’y mets. « enfin non. j’ai vingt ans donc c’est pas une fugue… ouai, enfin je sais pas… bref. » tu t’éparpilles, lou. tu perds le fil. t’es pas convaincue de l’avoir rassurée avec tes mots. tu te mords la lèvre. tu le regardes droit dans les yeux. « j’peux dormir ici ce soir ? et pour demain, je… » tu feras quoi ? tu n’y retourneras pas, tu le sais très bien. « je trouverai un autre endroit. » t’as pas encore réfléchi à tout ça. demain. ouai demain c’est bien pour planifier la suite de ta vie.
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MessageSujet: Re: âme perdue. (côme) Lun 25 Sep - 16:30

encore debout, tu attends, insomniaque. tu bosses demain pourtant, c'est au moins la vingtième fois que tu te dis d'aller te coucher, mais tes pieds ne décollent pas du salon et ton cul s'enfonce encore plus dans le canapé. un semblant de satisfaction qui ne dure jamais longtemps. en ce moment, ça change tous les jours, ça bouge, ça s'marre, ça s'engueule dans l'appartement. les jours passent, mais ne se ressemblent pas, celui-ci ne fera pas exception à la règle. les images défilent sur ton écran de télévision et tu te sens happé par toutes les informations qui s'en dégage, la fin du film est proche tu le sens. un final minable auquel tu t'attendais depuis le début, quel con n'aurait pas su que le gardien est le tueur en série, ça s'voit sur sa gueule. tu te moques, puis ton regard se tourne vers le couloir, puis l'entrée, keiki est de sortie ce soir, tu ne sais pas où et t'aimerais bien savoir. mais tu ne lui donneras pas la satisfaction de lui envoyer un message pour demander. après tout, t'es pas son mec, pas même son frère. en parlant de fratrie, tu ne la pas sentit venir celle-là. ta sonnerie qui résonne et à l'autre bout de l'interphone, la voix fluette de ta petite sœur. machinalement, tu regardes l'heure en fronçant les sourcils, avec la hâte de savoir la raison de sa venue aussi tardive. ça faisait quelques jours que tu étais sans nouvelle, en l'attendant tu te remémores la dernière fois que vous vous êtes croisés. un weekend, café en terrasse à écouter ses nouvelles mésaventures et elle à entendre tes multiples mises en garde.
lou est là, plantée sur ton pallier et la seule phrase qu'elle sort en arrivant c'est j'ai fugué. tu expires sans la juger, mais sa place n'est pas chez toi, pas à cette heure là. c'est sûrement un coup de tête, une bonne nuit de sommeil et tout rentrera dans l'ordre. tu lui ouvres ta porte parce que c'est lou, parce que c'est comme ça et qu'elle pourrait faire ce qu'elle veut de toi.
- c'est bon t'affoles pas, tu peux rester. j'appellerais les parents demain pour voir ce qu'il se passe.
t'as sûrement rien compris à ce qu'elle te disait, mais ses balbutiements tu ne les prends pas vraiment au sérieux. son sac parait trop mince pour une fugue d'une semaine de toute façon.
- tu vas pas aller bien loin de toute façon. bon, qu'est-ce qu'il se passe, raconte.
ta main lui indique le canapé, histoire qu'elle souffle un peu et avoue enfin ce qui la poussé à déserter la maison familiale.
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MessageSujet: Re: âme perdue. (côme) Lun 25 Sep - 20:48

    t’es un peu paumée. déboussolée. t’en as fait des conneries. des trucs dingues sur l’instinct. sans vraiment réfléchir. ta mère a été à deux doigts de la crise cardiaque à plusieurs reprises. à cause de toi, de tes sautes d’humeur, de tes envies d’ailleurs. lou, la petite enfant terrible. la mini tornade. toujours en quête d’action. pourtant cette fois tu cherches le silence, le calme, la paix. tu fuis ce cocon familial qui t’étouffe. cette atmosphère bien trop pesante pour que tu t’épanouisses vraiment. alors peut-être que c’est le signal pour toi. de grandir, faire ta vie. partir en fait. jouer à la grande. comme côme. prendre exemple sur lui. avoir ton appart, gérer tes factures. arrêter d’être la fille qui vit encore chez ses parents. d’être cette gamine malgré toi. tu te mords la lèvre. tu te sens mal. un peu. de débarquer comme ça. de foutre un peu plus de merde dans sa vie. peut-être que t’aurais pas dû. bordel, lou tu réfléchis jamais. il mérite pas ça côme. il s’inquiète déjà quand tu te contentes de respirer. alors si tu lui fais comprendre qu’il y a vraiment une raison pour lui de s’arracher les cheveux, il va vieillir plus vite à force de froncer les sourcils. la porte qui s’ouvre. tu souris doucement. même si au fond tu savais qu’il n’allait pas faire autre chose. c’est ton frère. c’est côme. il t’empêchera de vivre dans la rue même s’il faut pour ça qu’il se brûle les ailes. « c’est bon t’affoles pas, tu peux rester. » tu souffles de soulagement. t’avais presque arrêté de respirer. l’apnée c’est pas ton truc. « j’appellerais les parents demain pour voir ce qu’il se passe. » tu fronces les sourcils. tu fais ta mine boudeuse. « non, t’appelles personne demain. ni ce soir. ni jamais. » ta voix qui se veut ferme et autoritaire. mais tu sais très bien que ça marchera pas. pas avec ton frère. il t’a élevé lou. tu lui feras pas gober que tu as une quelconque autorité sur lui. « tu vas pas aller bien loin de toute façon. bon, qu’est-ce qu’il se passe, raconte. » tu rentres. tu lâches ton sac dans l’entrée et tu t’étales sur le canapé. le visage contre le tissu. tu grognes. t’es qu’une gamine, lou. « j’en ai marre, côme. des parents. ils m’soûlent. » c’est pas trop compréhensible ce que tu dis. tes lèvres contre le tissu. tu relèves la tête pour croiser le regard de ton frère. « ils sont insupportables. pire qu’avant. ils peuvent plus se voir. et moi j’suis là, comme une conne, à les regarder se battre. » ta voix un peu tremblante. t’en as marre d’endurer ça toute seule. et il est là le problème. tu te relèves. tu fais les cent pas. tu t’agites. tes bras dans tous les sens. « j’suis toute seule là-bas, côme. j’suis entre eux deux pendant que vous, vous faites votre vie. tu les entends pas tous les matins se cracher à la gueule ! » tu lui balances avec reproche. pourtant tu sais que c’est pas de sa faute. et peut-être que t’es injuste, lou. mais tu t'en rends pas compte.
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MessageSujet: Re: âme perdue. (côme) Mar 26 Sep - 13:59

« non, t’appelles personne demain. ni ce soir. ni jamais. » tu fronces les sourcils en l'écoutant parler ainsi, t'as du mal à comprendre ce qu'il a bien pu se passer ce soir. ça fait bien longtemps que tu ne subis plus les brimades de vos parents, les engueulades incessantes et les conversations vides à table. tu as préféré tout oublier, passer à autre chose même si au départ tu n'as pas vraiment eu le choix. y'a plus de respect pour tes ainés, parfois ton téléphone sonne et c'est ta mère qui demande de tes nouvelles. tu réponds par politesse et raconte le peu de choses que tu as à dire sur ta vie et ça s'arrête pas. plusieurs mois que tu n'as pas parlé à ton père, aucun soucis, chacun sa vie. c'est surtout que ça te fait moins de problème, tu l'entends d'ici critiquer ce que tu fais de ton avenir, de tes journées. pas marié, pas d'enfant, un métier pourris, un gros naze quoi. mais toi, tu passes au dessus, tu ne veux pas partir en vrille juste à cause de lui.
bref, ce soir c'est lou qui est chez toi à crier tout son malheur sur toi, les phrases s'enchainent et des reproches simulés te sont directement adressés. mais elle comprend pas lou, qu'elle doit rester là-bas malgré tout ça, même si c'est pas drôle, même si elle veut voler de ses propres ailes, vivre selon ses envies, mais elle n'a pas la situation pour ça encore. quand tu la vois réagir comme ça, tu te vois au même âge, à médire terre entière à cause des autres, des parents oui surtout. « j’suis toute seule là-bas, côme. j’suis entre eux deux pendant que vous, vous faites votre vie. tu les entends pas tous les matins se cracher à la gueule ! » tu l'écoutes, et au fond tu la comprends tellement, tu t'en voudrais presque de la laisser seule dans tout ce bordel, mais ta vie en ai déjà un énorme. tout ce que tu peux faire là, maintenant, c'est entendre ce qu'elle a à dire et la garder sous ton aile, encore une fois. parce qu'elle ne dormira pas dehors non, tu préfères la savoir près de toi. sauf que t'es pas le seul ici, et que votre appartement ne contient que deux chambres. enfin ça, c'est pas le plus important. tu te demandes juste comment keiki réagira. « détends-toi c'est bon » tu tentes de détendre l'atmosphère avec tes blagues à deux balles, mais tu ferais tout pour la voir sourire un peu. tu la gâtes trop putain, ça va te perdre tout ça. « tu vas claquer à parler aussi vite sans avaler de l'air et bave pas sur l'oreiller microbe » tu soupires en la voyant manger le canapé avec la moitié de sa bouche. elle est comme ta fille en vrai, si tu pouvais la faire mourir dans tes bras à force de l'enlacer tu le ferais. à ton tour, ton cul s'affale dans le sofa, sans la quitter des yeux.
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MessageSujet: Re: âme perdue. (côme) Mer 27 Sep - 10:55

    on dirait une ado en pleine crise. tu t’énerves, tu gesticules. tu fais presque un caprice. à ton frère. oui parce-que lui il fera attention à toi. il t’écoutera et cèdera très probablement. comme toujours. mais c’est pas le cas avec les autres. ton père, ta mère, ta soeur. non eux ils ne sont pas aussi sensibles à tes sautes d’humeur. ils lèvent les yeux au ciel, te disent d’arrêter de faire l’enfant puis te laissent derrière en espérant que tu puisses te calmer seule. t’as conscience que côme n’a pas la solution miracle mais au moins il prend le temps de te laisser t’exprimer, il te remballe pas au deuxième mot qui franchit tes lèvres. et bordel, que tu l’aimes pour ça. pour toute cette attention qu’il te porte sans cesse. pour cette patience qu’il a à chaque fois que quelque chose arrive dans ta vie. grave ou non. futile ou non. et il compte jamais. non, c’est toujours sans monnaie d’échange. il n’attend même pas la même chose de toi. parce-que côme est grand, lui, il gère ses problèmes seul. il vient pas pleurer dans tes bras à la moindre difficulté. t’es pathétique, lou. tu souris à moitié quand tu l’entends te dire de te détendre. tu lèves les yeux vers lui. sa tête de con qui te calme automatiquement. tu sais vraiment pas ce que tu ferais sans lui. pas grand-chose définitivement… tu souffles doucement. t’essayes de te calmer, d’empêcher ton cœur de s’emballer. « tu vas claquer à parler aussi vite sans avaler de l’air et bave pas sur l’oreiller microbe » tu lèves les yeux au ciel puis tu fronces les sourcils. tu fais ta mine boudeuse. t’aimes pas quand il t’appelle comme ça. t’as l’impression de redevenir la gamine de six ans qui se fait rembarrer par son frère parce-qu’il ne veut pas jouer avec toi. tu sens le canapé s’affaisser, ton frangin qui s’assoit à côté de toi. tu te colles à lui. ta tête contre son torse. « j’suis pas un microbe. » tu bougonnes. ta main qui vient frapper son bras. force de mouche. tu te calmes doucement. le torse de ton frère qui se soulève au rythme des battements de son cœur. un silence confortable qui s’installe. puis tu finis par le rompre. « j’peux rester ici ? quelques nuits ? » tu demandes timidement. et ça te fait bizarre de devoir poser la question. parce-que c’est chez ton frère et que s’il avait vécu tout seul, tu te serais déjà installée confortablement sans vraiment lui demander son avis mais tu sais qu’il ne vit pas seul. plus maintenant. « ça dérangera pas ? j’suis petite, je prends pas beaucoup de place ! » tu dis fièrement avec un grand sourire comme si côme avait besoin que tu lui donnes des arguments irréfutables pour te laisser dormir chez lui. « mais si ta coloc veut pas, j’peux appeler un pote… » tu dis doucement. tu fais exprès d’employer uniquement le masculin, tu sais que ton frangin te laissera pas dormir chez un mec ce soir. pote ou non. et t’as pas envie d’être ailleurs ce soir. alors peut-être que tu utilises le côté protecteur de ton frère à ton avantage ce soir.

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MessageSujet: Re: âme perdue. (côme) Jeu 28 Sep - 15:26

vous avez quand même presque six ans d'écart, et tu te souviendras toujours de la tête de tes parents quand ils t'ont annoncé que vous ne seriez plus deux, mais trois à la maison. dans ta tête tu te disais surtout que tu n'en voyais pas l'intérêt, à part moins de place pour tes jouets et plus à partager. surtout deux filles, tu t'imaginais déjà faire leurs couettes et devoir te déguiser en un énième prince charmant démembré. sauf que ta vie a changé et tourné dans un sens inattendu. tu l'as pris sous ton aile cette petite tête brune, parce que tu l'as trouvais fragile avec ses petits bras minces, impossible de laisser qui que ce soit lui faire du mal. au fur et à mesure des années, les liens se sont resserrés face à l'ambiance pesante de la maison, sauf que tu l'as lâché à un moment. t'es parti en pensionnat parce que tes parents n'avaient plus la patience de te remettre sur le droit chemin, alors que c'était juste un recadrage qu'il te fallait. elle est resté sur place, à te regarder t'en aller sans rien pouvoir faire, et à partir de ce moment vous communiquiez par message, toujours heureux de vous retrouver certains week-end et pendant les vacances. le temps fait que les centres d'intérêts changent avec le temps, l'âge faisant, après le lycée tu ne t'aies jamais décidé à retourner vivre dans la maison familiale. lou t'en a sûrement voulu au fond, même si elle ne la jamais réellement montré, toi, t'as préféré passé à autre chose, mais aujourd'hui tu dois te rattraper. « j’peux rester ici ? quelques nuits ? » sa tête posé sur ton torse et ta tape frêle qui fait trembler ton coude d'un millimètre, tu souris l'air amusé, le nez plissé. « si tu respectes mes règles, oui » ce sourire, il est plus que sérieux, elle le sait très bien, mais t'as toujours peur qu'elle décide de prendre la mauvaise décision au dernier moment. car depuis le temps, lou a aussi bien changé, cette désinvolture dont elle fait preuve parfois te rend sceptique. c'est bien la seule condition qu'il pourrait lui donner et puis comme elle le dit, tu n'es pas seul à vivre ici. va falloir lui demander, enfin même si elle n'a pas vraiment le choix, tu n'arrives pas à imaginer comment elle pourrait le prendre. « ça dérangera pas ? j’suis petite, je prends pas beaucoup de place ! » un rictus sur ton visage, ta respiration fait bouger sa tête et tu regardes ses yeux brillants « ça va, t'as pas l'air d'avoir pris trop d'affaire en plus » le ton ironique, tu insistes un peu plus pour l'embêter. elle renchérit, sauf que ce que tu entends te fais froncer les sourcils, elle te connais bien trop pour ne pas envoyer cette carte sur le tapis. « genre t'as des potes qui ont un appartement toi, t'façon tu oublies ça direct » y'a ton index qui vient heurter son front comme une mise en garde, enfin pour ça ce sont tes yeux qui parlent seuls. « t'en fais pas pour keiki, elle s'y fera » ouais enfin, tu pourrais lui demander avant quand même...
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MessageSujet: Re: âme perdue. (côme) Jeu 5 Oct - 13:53

    t’es plus apaisée. plus zen. tu respires de nouveau calmement. ta crise de nerfs est passée. tu viens de trouver un environnement plus sain. bien loin de la maison familiale. cette ambiance pesante et bruyante. ce champ de bataille constant. ton frère. encore et toujours. ton sauveur. sans cheval blanc, sans armure, sans grand geste, sans artifice. juste lui, sa présence. et parfois tu te demandes comment il arrive à te faire cet effet. même après toutes ces années, t’arrives pas à vivre sans lui. même après avoir été seule pendant ses années lycée, t’es revenue vers lui. parce-que tu ne pouvais pas faire autrement. et tu lui en as voulu. énormément. tu es le genre à lui balancer des reproches en pleine engueulade, juste pour lui faire mal. t’auras pas le prix de la maturité, lou. alors peut-être que tu utilises un peu de sa culpabilité. peut-être qu’au fond tu sais qu’il te cède tout en souvenir de son absence. sa loooooongue absence. une connerie de tes parents de l’envoyer en pensionnat. ridicule, stupide, inutile. bref. il est là et il a un canapé confortable. alors tu comptes pas repartir ce soir. t’envisages même de squatter plusieurs jours. « si tu respectes mes règles, oui. » tu lèves les yeux au ciel. tu souffles d’agacement. bordel qu’il est chiant quand il joue au grand comme ça avec toi. son sourire en coin, l’autorité qui se lit sur son visage. tu sais très bien que tu ne peux pas vraiment discuter. t’es pas en mesure de le faire. t’es chez lui alors tu dois accepter toutes ces règles, même si elles sont débiles. alors comme si il fallait quand même le convaincre de te laisser squatter, tu lui dis que t’es petite, que tu prendras pas beaucoup de place. il jette un coup d’œil à ton sac. « ça va, t'as pas l'air d'avoir pris trop d'affaire en plus » tu te mords légèrement la lèvre. t’es partie un peu vite. t’as pas vraiment réfléchi quand t’as fait ton sac. « j’savais pas combien de temps tu voudrais bien de moi » tu dis faiblement. tes petits yeux de chien battu pour le faire craquer. tu sais pas si tu pourras rester longtemps. ça te surprendrait pas qu’il te ramène jusque chez vos parents d’ici la fin de la semaine. t’es persuadée qu’il te voit encore comme un gamine incapable de se débrouiller seule. puis tu lui dis que tu peux aller dormir ailleurs. chez un mec. ton argument ultime pour rester avec lui. il fronce les sourcils dans la seconde. tu te mords la lèvre, fière d’arriver encore à le rendre fou. « genre t'as des potes qui ont un appartement toi, t'façon tu oublies ça direct » son index sur ton front. ta main qui vient frapper la sienne. « dégage. j’suis pas une gamine. j’ai des potes indépendants avec des canapés encore plus confortables que le tien. » tu lui dis fiérement. même si toi t’es bien loin de l’être. il parle de sa coloc, tu fais pas trop attention. c’est plus à lui de gérer cette partie. tu t’assois en tailleur sur le canapé, toujours au plus près de lui. « bon vas-y. balance les règles. » tu souffles. t’es déjà prête au sermon. « j’suis sûre que ça va être pire que chez papa et maman… » côme est ultra protecteur, c’est pas nouveau. et tu sais qu’il appréciera de t’avoir près de lui et de mieux contrôler ta vie. « et par pitié, oublie la partie mecs. j’refuse de t’entendre m’interdire d’avoir une vie sexuelle. » tu lui dis ultra sérieusement. et tu sais qu’il va relever. forcément. il ne supporte pas de voir que t’es en âge pour avoir des relations. ouvre les yeux côme, lou a grandi.
@côme sevaux
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MessageSujet: Re: âme perdue. (côme) Ven 6 Oct - 11:59

« j’savais pas combien de temps tu voudrais bien de moi » tu sens dans sa phrase l'envie de partir définitivement du foyer familial, mais tu préfères ne pas retenir. ce n'est pas ton truc de compter les jour, elle restera tant que tu pourras l'aider car tu t'en fais un devoir. les années ont passé tellement vite et aujourd'hui elle est là lou, à te demander de l'héberger et tu te rends compte un peu tard que la gamine n'est plus. tu écoutes sa respiration s'apaiser, l'ambiance se veut plus lente et rassurante. la voir ici est presque une évidence en y pensant, elle a oublié une petite chose assez important cependant; prévenir les parents. ils n'ont pas à s'inquiéter de sa disparition et la savoir avec toi ne devrait pas les embêter plus que ça. ta main s'empare de ton téléphone discrètement pour envoyer un message à ta mère, court, précis, pour les rassurer quand même. -lou est avec moi, tout va bien- rien de plus classique et de moins affectueux, ça doit faire plusieurs semaines que tu n'as pas remis les pieds dans ton ancien chez toi. les repas de famille te sont imposés, tu entends râler de ton père rien qu'en y repensant, te trouvant trop détaché d'eux. impossible pour toi de le nier, si tu te déplaçais, c'était uniquement parce que ta petite sœur te le demandait. la banlieue n'a plus rien d'intéressant à te proposer et tes années loin de la foule bordelaise t'ont décidé à revenir dans une grande ville, proche de tout.
ça te saute en pleine gueule, sa façon de se comporter avec toi, mais ce changement dans sa façon de vivre sa vie, lou prend son envol et apparemment, tu fais parti du voyage. ça te fait du bien de l'avoir auprès de toi, apparemment même si elle te trouve beaucoup trop protecteur, c'est toi qu'elle vient voir. pas notre sœur d'ailleurs. « dégage. j’suis pas une gamine. j’ai des potes indépendants avec des canapés encore plus confortables que le tien. » elle insiste et ton sourire devient jaune durant une seconde. mais elle n'a pas tord, tu sais très bien qu'elle ne t'a pas attendu pour se créer une vie sociale. et la connaissant, lou est assez avenante pour connaitre du monde, peut-être même plus que toi. ça fait beaucoup d'un coup tout ça, mais tu reste quand même un gars fier. « bon vas-y. balance les règles. » tu lèves les yeux au ciel. « tu me prends pour un tyran ? ok, j'ai pu être parfois un peu dans l'excès, mais c'est pour t'éviter de partir en couilles » pause, tes bras se croisent. « tu me remercieras un jour » et puis, c'est la suite à laquelle t'étais un peu moins préparé. « et par pitié, oublie la partie mecs. j’refuse de t’entendre m’interdire d’avoir une vie sexuelle. » tu la regardes de haut en bas, la toisant. tu prends sur toi, parce que tu dois le faire et même si ça t'emmerde, oui elle à le droit de vivre ta petite. « j'veux pas en entendre parler. tant que t'es réglo ça va » aka prends tes précautions sinon c'est pas la foudre qui s'abattra sur toi mais bien pire, tu penses. « si tu sors, tu me dis où tu vas » le pouce. tes doigts se lèvent un par un à chaque réplique. « tu demandes avant de ramener quelqu'un que je ne connais pas à l'appart » l'index. « tu bosses pour avoir tes études et pas finir avec un job miteux comme moi » le majeur.
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MessageSujet: Re: âme perdue. (côme) Ven 6 Oct - 22:00

la journée a été longue, peut-être trop longue. une journée entière à travailler, des heures qui n'en finissaient pas de s'étendre, et un boulot trop rapidement fait, des rayons parfaitement en ordre, un inventaire déjà bouclé, et deux pauvres clients qui passaient par là, de temps à autre. long, trop long.
j'ai eu de bonnes intentions, au début. seule, accoudée au comptoir de la caisse, je me voyais déjà rentrer à l'appartement. m'arrêter prendre un plateau de sushis pour côme et moi, s'il en voudrait, m'installer au canapé, mettre un film. peut-être rire, peut-être s'engueuler. des sushis, et de l'imprévu. j'avais de bonnes intentions et de sacrés plans pour la soirée. je m'étais imaginée me coucher tôt, aussi. mais c'est toujours quand on s'imagine des choses que rien ne se passe comme ça.
un appel. il a suffit d'un seul appel, d'une des collègues du magasin, celle qui avait bossé le matin, dès l'ouverture.
la soirée sushis/canapé s'est finie en soirée shooters/comptoir de bar.
soirée pas forcément très glorieuse, je dois bien l'avouer. dans la cage d'escaliers, je chante plus ou moins fort en montant marche par marche, une démarche encore un peu hasardeuse, bien que meilleure qu'il y a quelques heures, les pommettes encore en feu et la crinière folle. je m'estime heureuse de ne pas avoir croisé côme, finalement, et souhaite qu'il ne soit pas là, qu'il dorme déjà, qu'il ne crie pas, qu'il ne fasse pas le moralisateur.
c'était sans compter sur l'imprévu, évidemment.
j'ouvre la porte d'entrée, silencieusement. enfin, plus ou moins silencieusement. j'aurais dû être étonnée de ne pas avoir eu besoin de me servir de mes clés, mais non. l'esprit un peu trop embrumé pour réaliser. la lumière non plus, ne m'étonne pas. rien ne m'étonne, à vrai dire. je ferme la porte derrière moi, et quand je me retourne, c'est la redescente brutale.
côme. et une fille. sur le canapé. well.
- oh. bonsoir.
je crois que je vais aller toute de suite me coucher, moi.
mais d'abord, petit passage à la cuisine. j'ai besoin de manger. et de boire. de l'eau, cette fois. je tente d'être silencieuse, j'voudrais ne pas les déranger.
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MessageSujet: Re: âme perdue. (côme) Sam 14 Oct - 12:20

t’es toujours en train d’essayer de lui prouver que t’es grande et indépendante. qu’il n’a plus besoin de s’inquiéter pour toi, qu’il n’a pas besoin de te surprotéger comme il le fait sans cesse. mais tu sais que ça sert à rien. côme ne changera pas. pas te concernant. il n’arrivera pas à te voir grandir. et parfois tu te demandes comment il réagira quand un jour tu lui annonceras que t’es en couple. genre en couple comme les grands. un vrai copain, des sorties à deux, ta main dans la sienne et parler en on et plus avec je. tu sais pas s’il l’acceptera. t’es pas complètement convaincue mais bon tu ne lui laisseras pas trop le choix. tu débarqueras du jour au lendemain avec un mec et tu lui imposeras. tu ne vois pas la chose autrement. t’es pas du genre à être calme et à réfléchir à tes actes. et malgré les années, tu ne sais toujours pas comment préserver ton grand frère d’une éventuelle crise cardiaque. « tu me prends pour un tyran ? ok, j'ai pu être parfois un peu dans l'excès, mais c'est pour t'éviter de partir en couilles » tu lèves les yeux au ciel. il est dans l’excès. toujours. sans cesse. c’est même pas parfois. il serait presque du genre à te dire comment t’habiller si ta jupe est trop courte à son goût. mais il sait que ça sert à rien et il a besoin parfois de se rappeler que t’es plus une gamine. « tu me remercieras un jour » tu lâches un petit rire. « ou pas » tu sors avec un grand sourire. t’es pas sûre de le remercier même si au fond ça te ferait bizarre de ne plus le voir si protecteur. pour toi c’est sa façon de t’aimer. un peu trop. cet excès d’amour pour toi qui ne disparaitra jamais. tu veux y croire. que ce lien entre vous est incassable. parce-que sans lui tu tournerais mal. forcément. alors avant qu’il dise quoi que ce soit, tu ramènes le sujet qui fâche. tu lui rappelles par la même occasion que t’as vingt ans. les mecs, tu maitrises. plus ou moins. « j'veux pas en entendre parler. tant que t'es réglo ça va » tu hoches la tête. ça te va. c’est même mieux comme ça. t’es pas assez proche de lui pour lui raconter ce que tu fais des tes samedis soirs. et t’es pas sûre de vouloir savoir où ton frère se déshabille et avec qui. mais tu sens que c’est que le début des règles. que là c’est bien trop soft pour ressembler à côme. et il les énonce. une à une. trois règles. dans les faits pas si compliquées mais tu n’es pas sûre de les tenir. tu souffles. exaspérée de sa manie de contrôler ta vie. « ok je le ferai. tout. » t’hésites à lui dire que t’envisages d’arrêter la fac mais bon, c’est probablement pas le bon moment. pousses pas le bouchon trop loin lou. le couvent n’est jamais très loin. « et si je découche ? faut te prévenir combien de temps à l’avance ? » tu lui demandes avec ton air innocent. parce-que c’est clair que tu preferas dormir ailleurs que ramener un mec pour dormir sur le canapé de ton frère. et avant même d’avoir la réponse, la porte d’entrée s’ouvre. une jeune femme beaucoup trop belle pour exister. impossible que ce soit la coloc. non tu peux pas y croire. t’es pas sûre qu’elle soit sobre. tu la sens un peu tanguer. ça te fait sourire. puis tu la vois vous regarder. côme et toi. confusion dans le regard. tu la vois se diriger vers la cuisine, tu donnes un coup de coude à côme. « c’est ta coloc ? sérieux ?! » tu lui dis, surprise. « quand est-ce que tu comptes coucher avec elle ? tu perds quelque chose si c'est pas déjà fait... » tu souffles avant de te lever et de la rejoindre dans la cuisine. tu restes à la porte, timidement. elle t’impressionne. un peu. « j’suis lou. la petite soeur de la tête de mule qui te sert de coloc. » tu te sens idiote d’un coup. t’as peur de gêner. « est-ce que ça te dérange si je squatte quelques jours ? » t’es sûre que côme ne lui aurait pas demandé alors tu prends les devants.
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MessageSujet: Re: âme perdue. (côme) Dim 15 Oct - 10:52

au fond, tu sais que la vie ne se programme pas. lou t'a déjà prouvé par ses actes son sens inné pour les prises de décisions, malgré le peu d'immaturité qu'il lui reste. tu te sens obligé d'imposer des règles, tes règles car tu ne veux pas te réveiller un matin sans savoir où elle est passé. sans pour autant régir sa vie. il faut que tu arrêtes cette protection infantile, tu en es conscient. Mais elle ramène toujours à tes vieux démons, les mauvaises décisions que tu as toi-même prise en ne respectant pas les règles. Impossible de regretter un seul de tes gestes, mais si tu pouvais au moins enlever les embûches sur la route de ta petite sœur, c'est ta mission première que tu remplirais. Elle est trop grande pour que tu te permettes d'épier ses moindres gestes, surtout beaucoup trop maligne pour que tu puisses avoir raison sur tout en ce qui la concerne. Alors tu comptes sur la confiance mutuelle malgré ton envie installe de tout contrôler. Tu te proposes un deal intérieur, le genre de promesse que tu tiendras à certaines conditions enfin si elle tient les siennes. lou est agneau dans la bergerie, une lueur dans la ville de Bordeaux, tu sais qu'elle y sera bien, peut-être même un peu trop à l'aise... la voir assise là te rend joyeux et fier, elle a passé la première étape avec succès et même si son bagout éternel continue de se moquer, elle a bien fait de venir te voir. satisfaction égoïste qui d'entrevoir sur ton visage, enfin ouvert. tes sourcils se froncent pour paraître sérieux, sauf que tu vas te faire avoir par ces charmes certains. l'avoir chez toi est la meilleure chose qui puisse t'arriver en ce moment, elle sera sûrement la seule à pouvoir apaiser la colère qui manque de déborder à chaque instant. avec lou dans les parages, tu te retiendras plus facilement d'exploser à la moindre contrariété. rire moqueur, phrase de grand frère qui tourne l'ironie, tu n'en attendais pas moins d'elle. tu chopes dans la seconde un oreiller traînant sur le canapé pour le lui offrir gracieusement au visage, sans trop forcer, tu n'aimerais pas voir ce visage trop abîmé. « fais la maligne sevaux, j'te demande pas ton planning, juste un message avant de partir » sourire arqué tandis qu'à l'autre bout de la pièce, la porte s'ouvre. elle tombe bien elle aussi, parfait timing pour lui présenter sa nouvelle colocataire. lou te regarde alors l'air interrogateur, tu lèves les yeux au ciel en l'écoutant mettre en avant la beauté de keiki, un peu disgracieusement cependant. pas le temps de repondre qu'elle est déjà parti à sa rencontre. elle fait le job, sans qu'il n'est besoin de se lever du canapé, tu entends des brides de conversation avant de te lever à ton tous pour les rejoindre. tu poses tes mains sur les épaules de la mini avant de tourner le visage vers ta coloc. « désolé de ne pas t'avoir prévenu plus tôt, elle vient de débarquer » tu aimerais qu'elle ne dise rien, qu'elle accepte naturellement même si elle aurait le droit de refuser. en fait, elle n'a pas vraiment le choix au fond, mais pendant ces quelques minutes de latence, tu flippes un peu de sa réponse.
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MessageSujet: Re: âme perdue. (côme) Dim 15 Oct - 17:06

un peu trop déchirée, un peu trop perdue, ailleurs, les neurones déconnectés, les jambes qui refusent de correctement avancer, la tête qui se met à tourner, la voix qui ne veut plus se contrôler. tout qui se met à déconner. je rentre dans un sale état, comme je ne l'avais pas fait depuis longtemps. première fois en france. j'en suis heureuse, j'en suis plus légère. j'en suis plus vivante, plus moi-même.
jusqu'à ce que je rentre et que je me prenne comme un coup de massue sur la tête, un retour à la réalité peut-être un peu trop brusque, un peu trop dur, en voyant bien que durant mon absence côme avait profité de passer la soirée avec quelqu'un d'autre chez nous. une pointe trop aiguisée qui se plante dans mes entrailles quand je n'ai rien le droit de dire ni de ressentir, pourtant. un sourire qui s'affaisse et mes jambes qui m'emmènent à la cuisine pour boire un verre d'eau, pour manger un bout, pour aller me coucher dans un meilleur état et tenter d'assumer un peu mieux le réveil demain matin.
dérangée, verre d'eau aux lèvres, la fille qui vient à la porte de la cuisine et qui me parle. cerveau déconnecté, qui refuse de comprendre la moitié des mots français prononcés, paroles qui rentrent trop vite dans ma tête de toute façon, et compréhension qui s'emmêle. je comprends juste les mots 'petite soeur', et mon coeur se sent plus léger subitement. je la regarde d'une autre façon subitement, cette fille. si mignonne, si jolie, les cheveux bruns qui lui tombent sur les épaules, et ses courbes fines, sa petite voix qui n'ose pas s'imposer. la deuxième phrase refuse de se faire comprendre. pas un seul mot.
je pose mon verre et m'approche d'elle, grand sourire aux lèvres, ma main qui glisse dans ses cheveux.
- you're sooooo pretty.
l'alcool qui fait beaucoup trop d'effet, beaucoup trop ingurgité, trop de grammes dans le sang, à m'en faire sauter mon permis, à se demander comment je tiens encore debout pour mon poids plume.
côme arrive, je laisse les cheveux de sa soeur en paix, sourire toujours présent que je lui lance à son tour, les yeux légèrement pétillants, l'euphorie qui reprend le dessus et des chansons qui me passent en tête à toute allure que je voudrais hurler dans tout l'appartement.
la jalousie envolée, la sauvagerie noyée sous les shooters.
- hm? quoi? j'ai.. pas compris tout.
réexpliquez-moi, redites-le moi plus calmement, plus lentement, sans expressions françaises, sans raccourcissement de mots, je ne comprends pas tout.
je récupère mon verre d'eau, le finis d'une traite et attrape une assiette de pâte froides qui trainait dans le frigo pour commencer à manger.
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MessageSujet: Re: âme perdue. (côme) Lun 16 Oct - 16:48

sans même être surprise tu te prends un coup d’oreiller en pleine face. tu ris malgré tout. t’es fière de toi et de vous aussi. de cette complicité qui vous unie malgré les années. de ce besoin constant de savoir si l’autre va bien. tu te plains toujours de son comportement envers toi mais t’es pareil. tu passerais tes journées à lui envoyer des messages. tu clameras haut et fort que c’est pour le faire chier mais au fond c’est juste parce-qu’il te manque et que tu as besoin d’avoir de ses nouvelles. il est tout pour toi côme. le protecteur, le moralisateur, le câlin utile après un coup de blues ou l’épaule sur laquelle se poser en toute sérénité. et tu ne te lasseras jamais de le faire chier. surtout pas avec les mecs. tu sais que c’est un sujet sensible pour lui mais vous avez avancé. elle est loin l’époque où il surveillait tes fréquentations et s’assurer que tu ne te donnes pas à n’importe quel mec. « fais la maligne sevaux, j’te demande pas ton planning, juste un message avant de partir. » tu souris. un pincement au cœur en repensant aux années où il n’était pas là. mais tu t’empêches de trop y penser. c’est dans le passé. ça fera plus de mal qu’autre chose. la porte qui s’ouvre .une beauté venue d’un autre monde qui débarque. toi, t’es sur le cul. tu fais des remarques à ton frère mais il est complètement indifférent. t’es à peu près sûre qu’il a déjà pensé à la mettre dans son lit. forcément. obligatoirement. tu perds pas de temps avant de la rejoindre dans la cuisine. t’es un peu gênée. tu ne la connais pas et tu débarques chez elle sans prévenir. tu te présentes rapidement. tu blablates vite. une petite remarque sur le caractère de merde ton frère est placée. et une question laissée en suspens. elle se rapproche de toi, grand sourire sur le visage. sa main qui glisse dans tes cheveux. tu la regardes, amusée. elle te parle en anglais. tu ris. côme qui arrive. son corps de mâle qui s’impose derrière ton petit corps gringalet. « désolé de ne pas t’avoir prévenu plus tôt, elle vient de débarquer. » tu tournes à peine la tête vers ton frère et tu lui tires la langue. tu as officiellement trois ans d’âge mental, lou. félicitations. puis la colocataire qui vous regarde lentement. elle te semble presque… perdue ? « hm ?quoi ? j’ai.. pas compris tout. » son accent qui roule certaines lettres. son corps venu d’ailleurs. tu viens te coller à elle. tu glisses ta main sur les épaules de keiki. t’es légèrement sur la pointe des pieds. pas grave. « côme j’l’aime déjà !! » tu annonces toute contente. comme une gamine de cinq ans qui vient de trouver sa meilleure amie pour la vie le tout premier jour de l’année. tu te retournes vers ta nouvelle colocataire. « français ? » tu fais un peu la grimace. t’es une quiche en langues. t’es une quiche dans toutes les matières en fait. mais t’es sûre d’une chose. elle est soit bourrée, soit défoncée. et bordel t’as déjà hâte de vivre avec elle. « côme, dis-lui toi. explique-lui que je vais… genre juste quelques temps tu vois… » ou plus. tu sais pas. vaut mieux ne pas s’emballer dès le premier soir, lou.  
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MessageSujet: Re: âme perdue. (côme) Mer 18 Oct - 9:44

Keiki est arrivé au bon moment, comme ça l’histoire est réglée. Et même si elle est un peu forcé de voir s’installer Lou chez eux, tu sais qu’elle s’y fera. Tu les rejoins dans la cuisine, près de ta sœur dont l’emprise s’impose naturellement, tu souris. Tu tilt un peu trop tard, mais tu vois bien que ta coloc n’est pas dans un état normal. Assurément alcoolisée, toi plutôt amusé de voir la scène et sa main dans les cheveux de Lou. Comme toujours, elle parler anglais sans vraiment assimilé les informations, t’as envie de rire en la voyant. Elle vous interroge, perdue et sauvagement embuée par les effets de l’alcool alors qu’elle ouvre le frigo pour se servir à manger.
« côme, dis-lui toi. explique-lui que je vais… genre juste quelques temps tu vois… » tu as souvent du mal à te faire comprendre auprès de keiki, mais de là à lui parler en anglais, jamais de la vie. Lou te presse pour lui répondre, mais tu détournes la situation. « t’as pas de cours d’anglais toi ? » en gros et plus gentiment dit, débrouille-toi, t’as bien réussi à venir jusqu’ici toute seule. Tu fais un pas sur le côté pour regarder ta petite sœur et ajouter. « Elle comprend mieux quand elle n’est pas bourrée »
Tu te moques un peu, c’est pas méchant mais tu ne peux pas t’en empêcher, tu sais qu’elle aurait fait de même avec toi. Impossible de savoir si elle t’a entendu, ni même compris, c’est toujours le problème avec Keiki. Souvent, ces histoires de traductions vous mettent dans des positions compliquées qui terminent souvent en scène dramatique.
Tu t’approches un peu de ta coloc pour te poster devant elle en souriant, en ouvrant grand la bouche « Lou va rester dormir ici, ok ? » c’est sûrement plus clair comme ça, pour une fois t’as pris le temps d’articuler et malgré l’amusante situation, tu ne peux pas être plus sérieux.
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MessageSujet: Re: âme perdue. (côme) Mer 18 Oct - 11:26

tout se passe un peu trop vite autour de moi. ils balancent des mots dont je ne comprends pas la moitié des significations ce soir, ils sourient sans que je ne sois sûre de la véritable raison, et la petite soeur de côme vient se coller à moi, face à son frère. ses mots, cette fois, je les comprends, et je n'en souris que trop. adorable. mignonne. douce. on dirait véritablement une enfant. c'est comme si elle venait de m'adopter à cet instant, et je ne peux m'empêcher de me retourner vers elle pour lui rendre un immense sourire.
côme se rapproche, ils reparlent entre eux, je récupère la nourriture dans le frigo, pour commencer à la manger là, debout, au milieu de la cuisine. je ne cherche même pas à savoir ce qu'ils se disent, très honnêtement. je sais que je n'y comprendrais rien, et je n'ai pas spécialement envie d'avoir mal à la tête. j'ai déjà presque mal à la tête rien qu'à m'imaginer le réveil de demain, et le travail qui m'attend. fuck. j'avais presque oublié que je devais aller travailler moi, demain.
désespérante, et désespérée. j'ai envie de me terrer sous ma couette, dès demain matin, et de ne plus en sortir. tout pour pouvoir apaiser ma gueule de bois à venir.
je soupire, longuement, peut-être bruyamment, et quand côme se poste devant moi, ce sourire aux lèvres, j'arrête de manger, j'observe son visage. jusqu'à ce qu'il parle. je le regarde avec des yeux ronds avant d'éclater de rire à la façon qu'il a de me parler, calmement, lentement, presque comme si j'étais une débile. j'en ris, parce que ça doit bien être la première fois qu'il me parle comme ça, qu'il prend son temps pour que je comprenne. la première, ou peut-être que je ne me souviens pas des précédentes.
- ooook, d'accord!
je me mets à articuler correctement, moi aussi, peut-être pour me moquer, peut-être pour.. non, c'est clairement pas mal pour me moquer. un peu trop joueuse.
je me relève sur la pointe des pieds et ma main prend place contre l'épaule de côme, pour garder un certain équilibre, pour éviter de tomber, - quoi que je pourrais lui tomber dessus - pour mieux voir lou, qui est cachée, son petit corps fluet derrière celui de son frère.
- tu.. veux le lit? mine. pour dormir.
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