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drink, drank, drunk (sami)

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MessageSujet: drink, drank, drunk (sami) Jeu 5 Oct - 23:49


souvent la peur te paralyse
alors l'angoisse frappe
comme une lame de fond


les journées ont été longues, depuis la dernière fois. depuis la fois où on s'est un peu fait surprendre, côme et moi, par sami qui est arrivée à l'appartement. pris de court, à moitié nus, prêts à se lancer dans une sauvagerie sans nom. depuis la fois où la tension est montée, où sami est partie.
les journées ont été longues et la culpabilité m'a rongée. j'ai beau ne pas avoir été au courant, j'ai beau, dans le fond, n'avoir rien fait de mal, j'y peux rien. sami a beau m'avoir rassurée avant de partir, je le contrôle pas. ça me bouffe de l'intérieur.
la journée terminée, quelques messages échangés, je ne prends même pas la peine de passer à l'appartement ou de prévenir côme, je m'en vais directement au bar, pour rejoindre sami, ou qu'elle m'y rejoigne. pour boire un, deux, trois, ou dix verres avec elle, pour rire, pour me détendre, et surtout, pour, je l'espère, que rien ne change.
je porte beaucoup trop sami dans mon coeur, pour me faire à l'idée que quelque chose puisse changer sans que je l'ai voulu. j'ai tendance à trop porter les gens dans mon coeur, ceux que je croise dans ma vie, ceux qui me marquent d'une façon ou d'une autre. la flamme qui m'anime, le brasier veut les garder auprès de moi, et ça non plus, je n'y peux rien.
je rentre dans le bar, m'installe au comptoir et commande une bière, en attendant.
et l'angoisse me monte, subitement. la peur qu'elle ne vienne pas, la peur qu'elle m'en veuille, la peur que tout se passe mal.
des peurs infondées, des peurs absurdes, probablement.
mais des peurs quand même.

@sami desrosiers
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MessageSujet: Re: drink, drank, drunk (sami) Lun 9 Oct - 0:35

Ribambelle de souvenirs âcres déposés sur la langue, et ce depuis que la brûlure de la jalousie était revenue lui dévorer l’épiderme. Elle en avait presque oublié les arômes ignobles pendant ces septs mois où le coeur s’était éteint, qu’elle avait vainement essayé de gommer la mémoire de celui qu'elle appelait avant sien. Probablement bernée par l’illusion parfaite qu’elle était parvenu à noyer les moins réminiscences de lui, jusqu’à l’écho de sa voix et la chaleur de sa caresse. Le heurt avec la réalité n’en avait été que plus violent, quand tout était ressurgit brutalement des abysses de son esprit. De cet endroit un peu trop sombre où elle rangeait tout ses instants un peu trop abrasifs, ou qui avaient perdu de leur couleur pour ne plus lui évoquer qu’une nostalgie engourdissante.
Le plus dur avait probablement été cette indifférence dans laquelle elle avait dut se muer, jusqu'à en étouffer le bruit des tambourinements de son cœur qui ne demandait qu’à venir effleurer le sien pour en redécouvrir la sensation. Parce qu’il y avait Keiki aussi, et dans ses yeux cette lueur sombre qu'elle connaissait si bien, celle-là même qu'elle surprenait au creux de ses propres prunelles quand elle était encore avec lui. Et qu'il lui semblait trop loin.
L’ironie était sublime, et elle s'était évertuée à s’en amuser en s’imaginant qu’il ne s'agissait que d’une machination puérile du karma. Juste alors qu’elle parvenait à ne plus imaginer les contours de son visage dans chaque visage que son souffle effleurait, ii revenait.
Bien plus réaliste que dans ses songes.
Bien plus beau, aussi.
Le message de Keiki lui avait arraché un soupir, de soulagement très certainement, parce que malgré tout y’avait toujours cette peur logée au creux de son estomac qu'elle ne veuille plus la voir. Que sa vision lui dépose encore une fois la noirceur de la jalousie sur le coeur. Alors sans hésitation, sans réellement prendre le temps de réaliser qu'elle devrait probablement se replonger une nouvelle fois dans les souvenirs de cette relation éteinte, elle pousse la porte du bar où elle deviné déjà la silhouette de Keiki. Les lèvres trempées dans un verre qu'elle imagine déjà se reremplir plusieurs fois, pour effacer la possible retenue ou gêne qui risque de se tisser entre elles. Rapidement elle dévore la distance jusqu'à elle en une poignée d’enjambées pour parvenir à sa hauteur.
J’commençais à penser que tu m’évitais. qui s’échappe de sa bouche, alors qu'elle vient la déposer contre sa joue pour la saluer, mais aussi pour faire taire les quelques mots qui risquaient de s’en échapper. S’asseyant sur la chaise à ses côtés, elle fait signe à un des serveurs pour commander la même chose. Peut-être que la conversation à venir n’en serait que plus simple.
Détends-toi, j’vais pas te manger. sa voix prend cet air de plaisanterie qui vient masquer la tension qui petit à petit se loge aussi dans ses veines. Mais elle peut pas s'empêcher d'espérer qu’elle n'évoquera pas le sujet de Côme, et qu’elle n’aura pas à feindre l’indifférence avec ce putain de déchirement au coeur.
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MessageSujet: Re: drink, drank, drunk (sami) Mar 10 Oct - 21:31

j'attends. j'attends avec stress, avec légère angoisse, que sami pointe le bout de son nez. j'attends en m'imaginant tous les scénarios possibles et inimaginables, tout en ayant une petit voix dans ma tête qui me dit que je n'ai pas à m'en faire, que tout s'était plutôt pas mal fini la dernière fois, qu'on n'était pas parties sur un malentendu, et que je ne devrais pas me stresses comme ça.
détends-toi keiki, putain.
j'en suis déjà à la moitié de ma bière, quand sami arrive. ma jambe trépigne, saute toute seule. je plaque ma main sur mon genou pour tenter de calmer ça. mon coeur bat la chamade, s'angoisse tout seul, et s'apprête à s'échapper par mes lèvres quand elle prend la parole. quelques mots qui me font me sentir mal. c'était tellement loin d'être mon intention.
et puis ses lèvres contre ma joue. l'apaisement. rien n'a changé, ou du moins pas visiblement.
- non, pas du tout. je.. enfin.
c'est compliqué, sami. j'avais peur que tu m'en veuilles. et puis ses mots, ceux qui suivent, comme si elle avait lu dans mes pensées. bien que ça ne soit pas compliqué, vu ma façon d'hésiter, de bégayer, comme une idiote.
- désolée.
je souffle, soupire, fais du bruit, du vent. je finis mon restant de bière d'une traite, et en commande une autre.
- j'avais peur que.. j'en sais rien. que tu m'en veuilles, ou que tu ne veuilles plus me parler, que tu sois blessée.
c'est la dernière chose dont j'ai envie.
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MessageSujet: Re: drink, drank, drunk (sami) Mer 11 Oct - 17:00

à l’instant même où son regard s’arrête un peu plus longuement sur son visage, y’a ces souvenirs un peu trop acerbes qui refont éruption de là où elle avait tenté de les enterrer. ceux où elle les voit tous les deux, avec cette proximité bien trop intime pour ne pas cacher quelque chose de plus profond qu’un simple flirt sans grande importance. et tout est là pour lui confirmer, de cette jalousie pauvrement dissimulée qui s’était réveillée chez Keiki lorsque l’attention de Côme s’était un peu trop attardée sur elle. aussi quand elle avait compris la type de relation que les deux avaient partagée.
et ça lui apparaît comme une ironie du sort presque risible, de se retrouver ici dans ce bar pour rassurer la nouvelle personne qui partage la vie de celui qui l’a tant déchirée. elle voudrait pouvoir laisser libre court aux pensées qui lui traversent réellement l’esprit, mais elle peut pas. pas avec elle, alors que lui n’était qu’une figure du passé tandis qu’elle appartenait à son présent. lui c’était fini, une page qu’elle espérait avoir tournée, arrachée, même brûlée.
elle est bien trop tendue, et c’est peut-être la première fois qu’elle la voit aussi agitée. au bord de l’implosion presque, alors que ses mots s’enjambent les uns les autres, se mélangent et se confondent. ça serait presque amusant, presque. sa main se dépose presque avec un automatisme confortant sur son épaule, la paume se voulant rassurante contre elle pour essayer de dompter cette anxiété qui la ronge.
je t’ai déjà dit que je m’en foutais, arrête un peu tes conneries. qu’elle finit par lâcher un la voyant descendre un peu trop rapidement son verre. mais elle l’imite, parce que mine de rien la sensation du liquide qui descend le long de sa gorge est rafraîchissante, confortable même. et pendant le léger moment de flottement où ses lèvres sont accrochées au bord du verre, elle cherche ses mots. keiki semble bien trop instable pour avoir le courage d’engager la discussion, même si elle suppose qu’elle en brûle d’envie.
tu sais quoi pour te le prouver, t’as le droit de me poser les questions que tu veux sur lui. absolument tout ce qui te passe par l'esprit.
à l’instant même où ses mots résonnent dans ses tympans, elle regrette. parce qu’elle avait pas pensé à tout ce que cela impliquait. de se replonger encore une fois de trop dans ces souvenirs, de parvenir à trouver les mots suffisants pour la rassurer. de parler avec un certain detachement pour ne pas qu’elle se sente coupable d’interrompre une relation qu’elle ne considère pas encore avortée. d’avoir l’air sûre d’elle, alors que chacun de ses soupirs déborde d’une incertitude fulgurante.
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MessageSujet: Re: drink, drank, drunk (sami) Ven 13 Oct - 18:40

stressée, à l'idée que sami m'en veuille, d'une façon ou d'une autre, pour une raison ou pour une autre, bien que j'en ai bien une en tête à cet instant précis ; qu'elle m'en veuille qu'il se passe quelque chose avec côme, alors qu'il est son ex, et que je suis son amie. je sais bien que ces peurs sont infondées, j'ignorais bien qu'elle était sortie avec côme, et elle, ignorait bien que c'était lui, mon colocataire. je sais que c'est absurde, mais je n'y peux rien.
si seulement je lui avais un peu plus parlé de côme avant, si je lui avais seulement dit qu'en plus de m'énerver profondément, il me faisait tourner la tête. si je lui avais dit ne serait-ce que son prénom, on n'en serait peut-être pas là, aujourd'hui. je ne serais sûrement pas stressée à ce point, au point d'en avoir la jambe qui tremble, au point de bégayer, au point de finir ma bière beaucoup trop rapidement.
sa main sur mon épaule a ce don de me calmer soudainement, ses mots qui suivent aussi. ça m'apaise. je souffle, je respire plus calmement, je souris, aussi.
léger haussement d'épaules. je sais que tu me l'as déjà dit, sami, c'est plus fort que moi.
- non, je te poserais pas tout comme questions.. c'est.. c'était votre relation, ça ne me regarde pas.
je pourrais lui poser tout un tas de question, des questions sur côme, sur son comportement, sur sa façon de vivre en couple, sur tout, sa vie, n'importe quoi. je préfèrerais juste l'apprendre par moi-même, c'est tout.
- je voudrais juste savoir.. pourquoi vous vous êtes séparés?
je voudrais juste savoir si c'est le genre garçon qu'il vaut mieux éviter d'être en couple avec, si c'est une mauvaise idée. c'est tout ce que je veux savoir.
- sauf si ça te dérange de me raconter..
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MessageSujet: Re: drink, drank, drunk (sami) Dim 15 Oct - 0:12

elle réalise probablement trop tard que sa main abandonnée contre son épaule s’y est nichée bien plus égoïstement que ce qu’elle pensait. parce qu’elle en a besoin elle aussi, de ce courage pour parvenir à affronter la situation. celle où il faut prétendre, faire semblant, alors qu’elle n’est que bonne à laisser son coeur éclater et à en assumer les conséquences parfois désastreuses après. là, y’a ce devoir de ne pas trop être honnête, ni de ne pas trop en dévoiler. mais c’est compliqué aussi, tiraillée entre l’envie de la rassurer du mieux qu’elle le peut pour ne pas l’empêcher de poursuivre sa relation avec côme, et celle de lui dire toute la vérité. celle qui lui démange les lèvres, et qui a besoin de sortir.
ça avait remué bien trop de souvenirs, et réouvert bien trop de plaies qu’elle s’était pourtant efforcée à faire cicatriser au fil des jours et des mois. tout ces efforts, réduits à simple poussière en l’espace d’une seconde. celle où elle s’était finalement retrouvée face à face à celui qui les lui avait toutes infligées de sa propre main. mais ici, face à Keiki, et submergée par cette envie de la rassurer, l’envie de tout oublier et d’enfin le réduire au statut de souvenir est bien plus forte.
j’te proposais pas non plus de te donner absolument tous les détails, rassure-toi. elle essaye de masquer l’angoisse qui lui empoisonne les veines sous un semblant de plaisanterie, mais ça a probablement l’effet inverse. celui de réveiller un peu plus les brûlures, et d’éveiller les moments passés qu’elle avait oubliés. et puis cette question, qui enfin tranche l’air. celle qu’elle appréhendait tant, parce qu’elle même ne sait même pas quelle réponse offrir. léger moment de flottement, alors qu’elle cherche ses mots, évite sciemment son regard de peur de ne pas réussir.
non ça me dérange pas. c’est juste… nouveau silence, peut-être un peu plus long. elle sent ses tympans qui bourdonnent, ses paumes qui commencent à palpiter en même temps que ses sens qui s’emballent. inspiration longue qui s’infiltre dans sa gorge, et elle sent légèrement son système s’apaiser. mais c’est la scène de la rupture qui se redessine sous ses yeux, le souvenir sévère de ses lèvres qui s'échouent une dernière fois contre les siennes.
il pensait que j’le trompais avec un gars, et ça l’a rendu dingue au point d’aller le frapper. légère pause qui saccade sa phrase, tandis qu’elle cherche un peu plus quoi dire. mais ça marchait déjà plus depuis un moment, c’était juste le truc de trop pour moi. elle a pas envie de trop en dire, ni pas assez. juste la vérité crue, sans réellement lui donner de détail sur cette jalousie qui les avait détruits. elle veut juste en finir rapidement, pour enfin penser à autre chose.
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MessageSujet: Re: drink, drank, drunk (sami) Dim 15 Oct - 16:55

situation à la fois angoissante et rassurante. angoissante de savoir ce qu'il pourrait se passer, se dire, angoissante de réaliser qu'il y a une infime chance, voire même inexistante, de peut-être me fâcher avec sami ou de la perdre, de lui faire du mal en ressassant les souvenirs qui ont dû probablement blesser, de revoir le regard qu'elle avait porté à côme l'autre soir au fond de ses yeux, de m'imaginer d'autres choses encore. rassurante de me dire que c'est sami, justement, qu'elle ne me mentirait pas, qu'elle me dirait la vérité même si elle n'était pas bonne à entendre, pour me protéger, pour éviter que je me retrouver blessée moi aussi, rassurante de l'avoir à mes côtés et d'avoir cette autre partie de moi qui me fait bien me rendre compte que je ne la perdrais pas pour si peu.
j'ose l'espérer.
sa main sur mon épaule me fait espérer.
sa plaisanterie nous fait à peine sourire, autant à elle qu'à moi. je souris à peine, pour détendre l'atmosphère comme elle a voulu le faire, pourtant on sait bien qu'elle n'est pas si détendue que ça, l'atmosphère, qu'elle ne le sera que quand on cessera d'en parler, que quand j'aurais la pleine et entière certitude qu'elle n'en souffrira plus, si elle en a toutefois souffert un jour.
et moi qui cherche à savoir, qui cherche à comprendre, sans trop à demander, qui cherche à deviner le pourquoi du comment, et sami qui marque une pause, un blanc un peu trop long, des mots qu'elle cherche, mon estomac qui se noue.
léger soulagement quand elle reprend la parole. c'était ça? juste ça, l'élément déclencheur? rien que ça? j'ai envie de rire. d'éclater d'un rire soulagé. mon sourire ne peut pas s'empêcher de se frayer un chemin sur mes lèvres quand pourtant la situation ne s'y prête pas.
- pardon, excuse-moi. je ne devrais pas sourire. pardon.
je m'en veux, je tente de le ravaler, ce sourire, qui peut être mal interprété.
- je suis désolée pour vous.
un mal pour un bien probablement, je n'aurais pas côme à cette heure-ci, et égoïstement je suis bien contente que leur relation ait pris fin. amicalement, j'ai de la peine pour sami, qui elle, a dû tirer un trait sur son amour, et je ne sais que trop bien ce que c'est.
- ça me fait sourire, parce que..
comment le dire sans passer pour une folle?
- ce que côme a fait.. j'aurais été capable de le faire, moi aussi. c'est laid, je le sais bien, mais c'est vraiment quelque chose que je pourrais faire moi-même, d'aller frapper une fille en croyant qu'elle brise mon couple.
trop de sauvagerie et trop d'impulsivité. trop de points communs avec côme, et peut-être que ça finira un jour par causer notre perte, bien que j'évite d'y penser.
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MessageSujet: Re: drink, drank, drunk (sami) Mer 18 Oct - 22:37

malgré les inspirations volontairement longues, et ce refrain qui continue de résonner dans son crâne lui intimant que tout ira bien, y’a cette tension qui commence à se propager dans le moindre recoin de son corps. comme si sa main déposée contre son corps n’avait été qu’un réceptacle à ce stress qui semblait la ronger elle aussi, et qu’elle en avait brusquement été contaminée. la conversation est pourtant désobligeante de simplicité, elle en avait les mots déjà au bout des lèvres de toutes ces fois où elle avait tenté de les apprivoiser. depuis qu’elle s’était retrouvée confrontée à côme et elle, elle savait parfaitement qu’elle devrait les prononcer. lui ne le ferait probablement pas, où alors d’une manière déformée. pourtant, tout semble lui échapper. ses pensées qui bouillonent, les mots qui butent à se dégager de sa gorge et à sonner calme, ses mains qui palpitent fiévreusement au fur et à mesure que le silence qu’elle a instauré s’étend.
la brûlure de son regard à elle, qui attends une explication, alors que tout lui semble trop étrange à prononcer. chaque détail de cette discussion lui semble aberrant à vrai dire, et si elle n’était pas bien trop agitée à l’idée de devoir revivre une nouvelle fois ces souvenirs encore imprimés douloureusement sur son coeur, elle en rirait. peut-être après, quand le sujet aura dévié sur quelque chose de moins éreintant, et que son verre se sera vidé à de nombreuses reprises. d’ailleurs, elle sent déjà sa gorge s’assécher.
puis y’a ce sourire qui étire le visage de keiki une fois qu’elle a parlé, des excuses rapidement bafouillés mais l’incompréhension a déjà fleuri en elle. et une amertume qui explose sous la langue en imaginant que c’est de la satisfaction qui l’envahit. elle sent ses phallanges qui se blanchissent inconsciemment contre son épaule alors que sa poigne se resserre un peu trop pour ne pas trahir les émotions qui se mélangent réellement en elles. elle garde les lèvres liées quand elle continue à parler, et c’est l’étau de sa mâchoire qui se renforce à sa dernière phrase.
vous êtes faits l’un pour l’autre alors. c’est un peu trop méprisant, un peu trop rapidement prononcé et beaucoup trop cru. elle est là la preuve que malgré ce qu’elle lui avait laissé prétendre, y’a toujours ce pincement qui lui dévore le palpitant. raclement de gorge pour essuyer ses mots, alors qu’elle se surprend à silencieusement espérer qu’elle n’a pas relevé l’intonation un peu trop condescendante de sa phrase. mais y’a toujours cette question qui lui brûle la langue, qui menace de lui échapper à chaque fois que ses lèvres s’entrouvrent.
d’ailleurs, toi et lui, vous êtes quoi exactement? regard qui retrouve la force de se plonger profondément dans le sien, alors qu’elle anticipe déjà la réponse. qu’elle imagine déjà la réaction qu’elle devra lui offrir pour ne pas une fois de plus s’égarer dans des rancoeurs inutiles. et toujours cette même jalousie qui semble lui inonder les veines à chaque fois que le sujet gravite autour de côme, malgré le temps qui s’est écoulé.

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MessageSujet: Re: drink, drank, drunk (sami) Mer 18 Oct - 23:33

la situation qui risque de mal tourner entre sami et moi à cause de mon sourire mal placé, à cause de la situation déjà tendue, de la conversation qui est plus qu'inappropriée entre nous deux mais qui se passe quand même pourtant. sa main sur mon épaule qui était jusqu'alors là pour me détendre et qui marchait bien, même. jusqu'à ce que ses doigts se resserrent sur mon vêtement, sur ma peau, la tension qui se ressent, et la colère qui me prend subitement, mes yeux qui passent du bleu au noir et la sauvage qui sort, que je tente de réfréner, de calmer pour ne pas tout faire voler en éclats.
ses mots qui sortent, tranchants comme des couteaux finement aiguisés.
je me pince les lèvres, je me contiens. j'y entends trop de souffrance, dans ses paroles pour lui envoyer ma colère à la figure. je déteste au plus profond de mon être qu'on me serre, qu'on fasse pression contre ma peau de cette façon. inspire, expire. tout ira bien keiki.
- je m'excuse d'avoir souri sami, je n'aurais pas dû, mais lâche-moi maintenant.
un ordre, un peu brutal qui sort, les yeux encore noirs, les mots qui sifflent entre mes dents. lâche-moi, rapidement, ou je risquerais de te faire me lâcher, et je m'en voudrais par la suite. s'il te plait, lâche-moi.
le calme qui me revient petit à petit, et la question que sami pose. légitime, mais beaucoup trop gênante. son regard au fond du mien, et le mien qui n'arrive pas à suivre. mes yeux qui glissent sur le comptoir.
- je..
ma bouche s'ouvre, se ferme toute seule. grande et longue inspiration. qu'est-ce qu'on est, exactement? est-ce qu'on est réellement un couple, ou pas vraiment? j'ai le sentiment parfois qu'il n'en manquerait que le titre si ce n'était pas ça.
- je ne suis pas trop sûre, mais on devrait changer de sujet, non? changeons de sujet.
je me défile, complètement, je l'assume. je me retourne vers le barman pour commander quatre jägerbomb, parce que je pense sincèrement qu'on va en avoir besoin.
- je paye les tournées, ne t'en fais pas.
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MessageSujet: Re: drink, drank, drunk (sami) Dim 22 Oct - 22:55

la tension s’immisce progressivement dans ses veines, irrigue un peu plus l’organe grondant sous ses côtes. venimeuse, qui l’empoisonne et lui fait perdre le contrôle qu’elle luttait tant pour garder. et la réalisation qui la heurte violemment, alors qu’elle se berçait d’une douce illusion en pensant que toute cette situation ne l’atteignait pas. ou alors peu, mais elle le sent dans ses phalanges qui blanchissent un peu plus contre son épaule, dans sa langue qui claque trop fort contre la palet, et les mots qui glissent des lèvres sans aucun filtre. et elle sent que ça ne lui plaît pas à keiki, alors qu’elle regrette déjà de s’être laissée noyer par un sentiment trop abrupt, et les mots blessants brûlants encore les lippes. à l’instant même où elle répond, lui ordonnant de la lâcher, ses doigts se desserrent immédiatement. le picotement dans la pulpe des doigts qui lui signifie qu’elle serrait avec bien plus de vigueur qu’elle ne pensait.
la rechute est brève, et elle reprend déjà ses esprits, ayant oublié qu’elle ne s’adressait pas à n’importe qui. la simple idée de l’avoir froissée suffit à lui faire ravaler tout emportement qui traînait encore dans son système. sans réellement lui offrir d’excuse, son regard se charge de lui signifier. à la place, elle la laisse répondre à la question légèrement trop hasardeuse qui lui avait aussi échappé. mais sa réponse lui laisse un goût amer, trop vague. pas assez précise pour lui enlever le moindre doute, ou pour lui faire comprendre que c’est sérieux. y’a cette déception qui est là aussi, de ne pas pouvoir endosser pleinement son rôle d’amie dans cette situation et l’aider à comprendre ce qu’il en est. de rester bloquée sur cette jalousie qui la tiraille toujours un peu. puis quand elle propose de changer de sujet, le soulagement qui apparaît.
j’crois que c’est une super idée ça, si en plus c’est toi qui paye j’peux pas refuser. éviter le sujet trop sensible de côme, et pleinement profiter d’une soirée en sa compagnie suffit à lui redessiner un sourire honnête. tout était trop éreintant pour poursuivre une conversation qui ne mènerait à rien de plus qu’une amertume ignoble.  rapidement les verres qui rejoignent les quatres autres déjà présents à la table, et ses doigts qui s’enroulent autour de l’un d’entre eux, les pupilles observant le liquide.
t’as vraiment envie que je réussisse pas à rentrer toute seule hein? clin d’oeil qui accompagne ses mots, tandis qu’elle dépose ses lèvres au bord du verre avant de laisser l’alcool glisser dans sa bouche. la sensation de brûlure qui lui anesthésie la gorge, et toutes les pensées nocives qui lui embourbent le crâne qui s’évaporent déjà.
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MessageSujet: Re: drink, drank, drunk (sami)

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