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what i've done (cômi)

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MessageSujet: what i've done (cômi) Lun 9 Oct - 16:55

L’élan incertain et le pas décousu, c’est dans l’idée de retrouver ton sweat de marque que tu as eu la mauvaise idée revoir Sami à nouveau. Bonne ou mauvaise idée, tu as du mal à démêler ce genre d’interrogation. Dans tous les cas, tu ne veux pas être touché comme la dernière fois, au contraire, c’est avec ton regard fier que tu vas l’en persuader. Vous n’auriez jamais vous revoir dans ces conditions, ni même dans un quelconque autre moment. Sauf que ta petite sœur en avait décidé autrement, ce sweat, elle te le piquait tout le temps quand vous habitiez encore ensemble. Maintenant qu’elle vit à tes côtés, mademoiselle reprend ses mauvaises habitudes et te mets sous le nez la disparition du dit vêtement. Agacé, tu ne lui as pas dit où était rangé l’objet du délit, préférant l’oublier là-bas au tout jamais. Sa curiosité a eu raison de la tienne, peut-être avais-tu laissé d’autres affaires là-bas ? Après votre rupture, tu as préféré tout oublier, tout masquer par des voiles d’ignorance et la colère de l’homme trompé.
Un coup de tête énorme, un rebondissement que tu pourrais regretter sauf que ton attention est bien trop accaparée par le désir de récupérer ton bien. Ce sont plusieurs sentiments qui s’entremêlent au fur et à mesure de la marche, tu penses vouloir enfoncer le couteau dans la plaie grâce à ta venue. Au fond, tu souhaiterais ressentir chez elle la douleur de la séparation qu’elle n’a pas montrée devant toi. L’absurdité de la chose ne te vient pas tout de suite en tête, c’est plutôt la curiosité qui pointe son nez pas la suite. Tu y vas sans prévenir ni demander si ta présence ne la gênera pas, mais, habite-t-elle toujours au même endroit ? La dernière rencontre fut bien trop violente pour y proposer le sujet. Ces idées viennent et repartent en quelques secondes, pauvre penseur. Et si vous pouviez maintenir un semblant de paix finalement ?
Ton visage se ferme lorsque tu arrives devant le pas de sa porte. Un interphone, un numéro que tu connais encore par cœur, mais le code de la porte n’est plus le même. Obligé de l’appeler, tu retrouves son nom dans la liste digitale avant d’appuyer sur le bon bouton, celui qui engagera la conversation. Tu ne regardes pas la lentille bien au contraire et dès que tu entends sa voix, le ton est donné. « c’est Côme, ouvre-moi »  a-t-il vraiment besoin de se présenter ? Si ta présence lui pose problème, elle n’ouvrira pas et tu passeras à autre chose, trop honteux de devoir lui quémander de lui rendre ses affaires. Tu ne fais pas attention à sa voix lorsque la porte automatique se déclenche, tu avances sans tarder pour rejoindre son étage.
C’est une fois devant sa porte que cette pensée revient, bonne ou mauvaise situation ? Tes phalanges frappent le bois trois fois avant que ta main ne se repose le long de ton corps. Trop tard pour faire marche arrière en tout cas.  Elle ouvre et c’est ta langue qui court un marathon. « salut, je peux récupérer mon sweat adidas s’il te plait » Pas le temps de niaiser, tu ne veux pas que le moment dure alors la question est posée directement, distinctement.
@sami desrosiers
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MessageSujet: Re: what i've done (cômi) Lun 9 Oct - 23:22

premier soupir d’une floppée d’autres qui s’égare dans l’air encombré de l’appartement, alors que ses yeux vitreux observent le décor, désabusés. un enchevêtrement de vêtements empilés sur ce qui reste du canapé qui trône contre un des murs du salon, des paires de chaussures abandonnées négligemment qui jonchent le sol. un joyeux bordel, qui lui arrache un nouveau soupir un peu plus brûlant que celui d’avant. c’était toujours la même chose, depuis une poignée de semaines, depuis qu’elle avait inconsciemment accepté qu’alix s’installe.
elle s’empare avec une mine écoeurée de quelques vêtements simplement pour les écarter du canapé pour venir s’y installer. empêchant son esprit de divaguer un peu trop sur l’état des draps qui le recouvrent, elle se laisse progressivement happer par le chuchotement de la télévision accrochée au mur en face. sans réellement prêter attention à ce qu’il s’y passe, ni même sans laisser le moindre des mots s’en échappant venir traverser la barrière de ses tympans. elle la fixe distraitement, l’oeil mort, appréciant simplement une journée sans aucune obligation.
sans échéance, sans patron pour venir lui ronger la patience, sans personne pour venir perturber ses plans de remplir les heures pour un néant total. une absence d’activité, à apprécier le défilement lent et mou du temps, à déguster le semblant de mutisme qui emplit la pièce et qui parvient petit à petit à lui apaiser le palpitant. à étouffer le train pourtant si déchaîné de ses pensées dernièrement.
pourtant, l’univers en a probablement décidé autrement, et c’est encore un nouveau soupir qui secoue sa gorge alors que le bruit de l’interphone l’arrache à sa léthargie trop brutalement. les muscles qui se tendent immédiatement sous l’effet de la surprise, elle se laisse glisser non sans réticence jusqu’à l’appareil, imaginant entendre la voix de son colocataire. mais non, c’est une toute autre voix.
et pendant une fraction de seconde, elle pense à l’hallucination auditive, à une machination trop parfaitement façonnée de son subconscient. les paupières qui se scellent pendant un instant, se réouvrent. pas un songe, c’est bien lui qui lui demande de lui ouvrir. sans réellement réfléchir, et articulant machinalement une réponse positive, son doigt enfonce le bouton. et l’incompréhension qui s’échoue sur elle, alors que ses pieds refusent de la dégager de la porte d’entrée tandis qu’elle énumère les raisons qui pourraient le pousser à venir ici. la voir, elle. d’autant plus après leur dernier échange légèrement tumulteux.
cette fois c’est un son de phalanges s’écrasant contre la porte qui l’extirpe de ses pensées un peu trop envoûtantes, et ses doigts qui enclenchent la poignée au même moment qu’elle inspire profondément. quand sa vision s’imprime une nouvelle fois sur ses rétines, elle sent chaque parcelle de son corps se tendre, d’autant plus lorsqu’il brise le silence avec cet empressement qui lui montre bien qu’il n’est pas là pour s’attarder. son pull adidas?
j’crois pas en avoir vu, mis à part… sa phrase s’interrompt à l’instant où ses yeux descendent sur le pull qu’elle avait enfilé sans réellement y prêter attention, histoire d’avoir quelque chose sur les épaules. et ça lui arrache un sourire froid, alors qu’elle distingue parfaitement les trois bandes blanches et le nom imprimé dessus.
désolée, j’pensais que c’était celui de mon coloc. légère gêne qui lui remonte le cours des veines, alors que son regard évite sciemment celui de côme. sans réellement l’inviter à la rejoindre à l’intérieur, elle se retourne  pour rejoindre rapidement sa chambre et se changer. probablement qu’il n’en voudra plus, maintenant.
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MessageSujet: Re: what i've done (cômi) Mar 10 Oct - 15:00

Pincement intérieur que tu ne veux reconnaitre non, tu mets toutes ces sensations sur le compte de la rupture, sûrement de la colère qui reste toujours présente quand tu poses les yeux sur elle. La posture est droite, assurée, mais se sont tes narines qui trahissent toute la mécanique de ton corps entier. Ce tic tu l’as depuis toujours, presque imperceptible, ce sont les arêtes de ton nez qui ont toujours trahis les mensonges auprès de tes parents, les heures de colle, le séchage de cours intempestif… Tu ne te souviens pas avoir évoqué le sujet un jour avec Sami, vont-elles te livrer encore une fois ?
La seule chose qui te saute aux yeux au moment où elle ouvre la porte, c’est bien le fameux sweat-shirt que tu viens délivrer de son armoire. Tu t’attendais à tout sauf à ça, quelle était la probabilité qu’elle passe ton vêtement presque onze mois plus tard, le jour où tu viens le récupèrer. Un nouveau signe qui te dit de partir loin maintenant, sans attendre la suite des évènements. Tu plisses les yeux machinalement, tentant de trouver le défaut qui te prouvera qu’il ne s’agit pas du tiens. Sauf que le contraire se passe, tu reconnais la légère tâche de peinture sur le bord de la manche lorsqu’elle bouge le bras. Ça te rappelle un souvenir un peu trop précis de Sami fourguant le nez dans tes fringues le dimanche pour se saisir d’un tee-shirt trop grand. C’était plaisant, et même si ça te faisait souvent changer de fringues, son odeur sur le col restait et te rendait nostalgique à tout moment de la journée. Sa voix qui fait écho à ta question, la condamnation qu’elle n’avait pas vu venir, te proposant l’hypothèse d’un moment de doute. Sami cite au passage un certain colocataire, précisant bien le masculin de la chose alors que le pincement se fait ressentir encore sans se laisser percevoir. C’est bien pour elle au final, rien d’autre à ajouter. Sauf que la curiosité te pique, parallèle à la vexation qu’elle ne se souvienne pas que ce bout de tissu lui appartienne. « ok » tu lui réponds d’un ton feutré, sans vouloir relever les informations qu’elle te jette au visage.
Tu te répètes finalement que la situation et sûrement mieux ainsi. Elle s’engouffre dans le couloir de l’appartement et toi tu t’invites instinctivement dans la grande pièce sans permission. Tu n’as pas osé lui répondre, mais en regardant quelques détails tu vois bien les preuves qu’un homme habite ici.  La volonté de rester détaché de sa vie est bien présente, pourquoi vouloir revivre la douleur alors que tout va mieux aujourd’hui ? Pourtant trop curieux, trop présomptueux pour ne pas vouloir en savoir plus sur elle et ce qu’elle devient depuis le temps. Apparemment Sami est passée à autre chose, sauf qu’en y pensant, le contentement ne semble pas s’installer dans ton esprit. Tu reviens à la raison quand finalement tout devient un peu moins supportable, tu réponds en haussant le ton. « non, mais laisse tomber sinon » l’indécision qui prend le dessus d’un seul coup, aucune cohérence dans tes propos, elle l’a déjà probablement enlevé. Tu ne veux pas faire un pas de plus dans sa nouvelle vie, tu rejoins le sas d’entrée, prêt à partir.
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MessageSujet: Re: what i've done (cômi) Mer 11 Oct - 17:01

y’a cette atmosphère étrange qui s’est doucement infiltrée dans la pièce, au même instant que sa silhouette est apparue derrière la porte d’entrée et que ses souffles ont pénétré une nouvelle fois dans le lieu. ça s’infiltre dans son système, cette gêne si particulière qu’elle avait déjà ressentie lors de leur dernière rencontre, aussi brève fut-elle. ça lui encombre la trachée, ça lui engonce les pensées alors qu’il y a ce besoin presque animal d’éviter par tous les moyens possibles d’éviter son regard, de s’enfuir avant que tout ne devienne bien pire. la réalité, c’est que c’est un tumulte d’émotions et d’envies toutes plus paradoxales qui s’entrechoquent, et qu’à la fin c’est l’incompréhension et l’indécision qui prennent le dessus. elle hésite, les questions deviennent bien trop sourdes, ses membres qui se raidissent alors qu’elle sent que le temps file bien trop rapidemment.
alors, comme à chaque fois qu’elle est confrontée à lui et que tout ne se déroule pas comme elle aurait put l’imaginer, elle s’échappe sans réelle explication. certainement sur un coup de tête, et à l’instant même où elle ne sent plus son regard si profond sur elle, y’a ce soulagement délicieux qui fait son apparition. les secondes lui semblent trop précieuses pour être gâchée, et elle prend probablement un temps bien plus long que nécessaire pour simplement enlever la motivation de sa venue à lui ici et enfiler quelque chose d’autre. elle a presque l’impression qu’il lui brûle les doigts, quand elle effleure trop longtemps la matière de son tissu.
le bruit feutré de ses pas qui s’engouffre dans le couloir qui lui signifie que finalement il est peut-être rentré, ou même qu’il est parti en ne supportant pas l’attente qu’elle lui infligeait la pousse à quitter la chambre. bizarrement, la perspective de retrouver la porte d’entrée claquée derrière lui ne lui offre pas cette satisfaction qu’elle espérait. et c’est cette haine contre elle-même, et aussi un peu contre lui qui prend le dessus. même après tout ce temps passé loin l’un de l’autre, il a toujours ce pouvoir presque mystique de ravager tout son être. toujours cette mainmise monstrueuse sur elle. et elle déteste ça autant qu’elle l’apprécie.
finalement, elle le retrouve, presque avec soulagement. enfin elle croit, sans réellement savoir. confusion atroce. sans réellement lui laisser le temps de peser le pour et le contre, elle lui tend le pull en gardant le regard presque pudiquement accroché au sien. pas de contact trop long, c’est aussi simple que ça.
si t’as fait l’effort de venir jusqu’ici pour le récupérer c’est que tu dois y tenir. y’a ce léger sourire qu’elle se force à faire, qui brûle d’une fausseté ignoble. elle essaye, peut-être trop durement. d’arranger les choses, peut-être. de ne pas les empirer, surtout. mais son regard qui finalement remarque qu’il est bien trop proche de la sortie pour que ça ne soit pas anodin. il allait partir, et pour une raison obscure elle sent une légère douleur qui se niche sous ses côtes. putain.
c’est tout ce que tu voulais? les mots s’échappent bien trop vite, avec cette sonorité un peu trop rauque qui vient trahir son réel état d’esprit. elle est froissée. probablement offensée de n’avoir l’impression de ne plus être qu’une vulgaire inconnue pour lui, une corvée presque comme elle le lit dans son visage. ou comme elle pense le lire, mais ce qui semblait être d’une facilité effarante avant est aujourd’hui bien plus complexe. là où avant elle pouvoir deviner la moindre pensée qui traversait son esprit avant même que lui-même n’y ait songé, il n’y avait plus qu’un flou frustrant. il s’était peut-être aussi amélioré à tout rentre illisible et à devenir hermétique.
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MessageSujet: Re: what i've done (cômi) Mer 11 Oct - 19:23

C'est dans son sourire que tu retrouves l'envie de lui parler, ce regard sur toi que tu viens de retrouver te donne une certaine satisfaction finalement. Toi qui avait peur de sa réaction, te voilà comblé par le devoir d'engager la conversation, après tout, Sami n'est pas n'importe qui, tu lui dois la vérité ou en tout cas le respect. Vu ta réaction à l'appartement l'autre jour, il n'était pas difficile de voir la colère qui émane encore de ces souvenirs. Comme il est impossible d'effacer votre histoire de ton esprit, il serait peut-être temps Côme que tu cherches à vivre avec.
Tu plonges tes yeux dans les siens, et tout à coup tu y vois l'incompréhension, c'est douloureux de la voir re regarder avec l'air aussi détaché et touché à la fois. Un bourdonnement se propage dans le creux de ton oreille droite sans prévenir, rien de bien méchant, mais tu focalises et à du mal à retenir ses paroles. Tu acquiesces sans répondre lorsqu'elle tends le sweat-shirt dans ta direction, tu sembles donc reconnaître ce sourire qui se propage sur son visage, un des plus faux qu'elle ne t'a jamais présenté, et la peine qui t'anime alors te pousse dans le vent contraire. « j'aimerais qu'on parle » les mots sortent un peu trop solennellement, le courage d'être plus doux envers elle n'est pas encore une évidence. Alors tu te retourne face à elle en avançant d'un léger pas, celui qui ne prendra pas le risque d'aller plus loin. T'es loin d'être fier de ce qu'il vous ai arrivé, meme lorsque vous n'étiez qu'un, c'est par pur honnêteté que tu engages tes prochains arguments. « pardonne-moi pour l'autre soir » parfait revirement de situation, ton cœur a pris la place de ton cerveau dans l'équation. Au fond, tu sens très bien le non retour dans cette histoire, tes paroles l'autre soir te paraissent bien trop haineuses et tu le regrettes. Parce que Sami, malgré le malheur qu'elle t'a procuré l'an passé, tu la respectes. Il t'a été très difficile de vivre en pensant à son adultère, persuadé que le problème venait uniquement de toi. Tu es passé par plusieurs phase dont celle du remord, pensant que le monstre ne pouvait être que toi. Les choses doivent changer si tu veux aller de l'avant, et si tout était mis de côté entre eux, peut-être que ta vie n'en sera plus empiétée ni rongée. Il n'y aura pas de meilleur moment, alors ton regard dans le sien, tu tenter d'y trouver l'approbation, l'entente cordiale qui vous fera aller de l'avant, séparément. C'est l'image de Keiki qui revient à ce moment, ses secondes d'attente sans que les lèvres de Sami ne bougent. Tu penses à elle car cela te conforte dans l'idée que pour toi c'est le moment de passer à autre chose. Malgré l'envie qui grandit d'aller dans ce sens, le pincement héberge encore au fond de ta cage thoracique, impossible à déloger, mais tu devras le faire. Pour toi, pour vous deux, pour Keiki. Et ces questions qui résonnent toujours en toi, les mêmes interrogations qui n'ont à ce jour toujours pas réponses. Cette fin qui a été trop rapide, la dernière tentative de réconciliation de ta part qui a échoué, pourquoi ? Tu restes poster dans un espoir sans fin et le désir intérieur de savoir que tu n'as pas été si néfaste dans sa vie.
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MessageSujet: Re: what i've done (cômi) Ven 13 Oct - 0:01

C'est la collision des âmes qui s'étaient oubliés, ou presque. Celles qui s'étaient aimées un peu trop fougueusement, à la destruction déjà planifiée par les passions qui leur ravageait le coeur. C'était comme si en se déchirant, y'avait cette partie infime qui était restée avec l'autre. Comme imprimée sur l'épiderme, tatouée sur la poitrine. Et finalement, après l'errance morose, les regrets brûlants à en calciner les souffles, et finalement la cicatrisation des plaies, elles se retrouvaient. Timidement, sans même oser s'effleurer. Apeurées de se brûler une nouvelle fois. La réalité, c'est qu'elle sait pas comment réagir Sami, ni comment apprivoiser tout ces mots qui se languissent de s'échapper de ses lèvres. Elle les garde pincées, comme cousues l'une à l'autre par un immuable mutisme jusqu'à ce qu'elle ait trouvé quoi dire. Quoi faire. Quoi penser, alors que le joug de son regard sur elle semble transpercer toutes les barrières derrière lesquelles elle avait calfeutré son visage. Et cette réalité crade et écoeurante. Celle qui susurre derrière ses tympans, qui lui immole la boîte crânienne. La faiblesse, juste là sous ses yeux, la peau dévorée par les néons blafards de son appartement.
Malgré la valse lente du temps qui s'était écoulé, l'impression qu'elle était revenue au même point que la dernière fois lui tenaille l'estomac. Cette même irritation qui gratte la gorge, ces mêmes silences qui semblent s'éterniser et donnent même l'impression qu'ils se sont figés, quelque part entre deux inspirations. Puis il parle, brise cette glace qui semblait s'être immiscée entre eux, et vient tapisser son regard d'une surprise trop fugace pour être ravalée. Pardonne moi. Ça semble atrocement vrai, ça vient s'engouffrer dans son crâne et y souffler les mots comme un refrain entêtant. Pendant un instant, elle a l'impression qu'elle les a prononcé elle-même, tant elle en a apprivoisé chaque sonorité, chaque trésaut de voix. La vérité est toute autre, et bien plus déstabilisante.
Te pardonner pour quoi? Je m'en tape de tes excuses. la question est legitime, parce que même après un flottement trop long et un sempiternel questionnement, c'est la seule qui s'offre à elle. D'être passé à autre chose? D'avoir réagi avec cette animosité qui lui avait tailladé un peu plus la poitrine? De n'avoir été qu''un vulgaire souvenir suspendu sous les paupières pendant tout ce temps? Elle sait plus réellement. La simple vision de sa silhouette se découpant au milieu d'un couloir noirci de souvenirs avec lui suffit à rendre la chose encore moins compréhensible. Au fond, elle imaginait pas le revoir entre ces murs, juste assez proche pour qu'elle puisse l'effleurer en levant le bras. Et c'est presque drôle, de se dire qu'avant elle était probablement pas capable de respirer sans sa bouche contre la sienne.
J'veux juste comprendre. La main qui s'égare dans sa chevelure, cherchant un semblant de contenance, pour réussir à extraire de nouveaux mots de l'étau qui lui etrangle la jugulaire. Pourquoi j'ai l'impression que tu m'en veux? Pourquoi t'as pensé que c'était une bonne idée de venir? Et pourquoi tu t'excuses alors que t'aurais dû le faire y'a un an quand y'avait encore quelque chose à sauver? Et elle est là, qui remonte finalement en miasmes à la surface, la rancoeur ignoble qui lui empoisonne les veines.
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MessageSujet: Re: what i've done (cômi) Ven 13 Oct - 14:19

L’ambiance se tend tout à coup lorsque les mots profonds s’imposent dans la conversation. Tu te demandes pendant un instant si tu n’aurais pas mieux fait de partir sans rien dire d’autre. Prendre ton vêtement et t’en aller loin de Sami et de la légère torture que sa présence te procure. Je m'en tape de tes excuses. c’est débordant de vérité et si difficile à entendre à la fois. La question percute, impossible de ne pas voir ton visage se crisper devant la déferlante qu’elle te jette en pleine figure. Ne peut-elle pas comprendre la révérence que tu lui proposes ? L’impression soudaine que les mois qui se sont passés n’ont pas existé, les attaques de la brune restant indemne face à tes espoirs de guérison. Borné, ne souhaitant pas vouloir entendre un seul mot de plus, t’es sur le point de partir, te retourner une bonne fois pour toute. Tu ne lui dois plus rien, c’est plutôt elle qui devrait s’excuser du vide qu’elle a creusé intentionnellement dans ton cœur l’an passé. N’a-t-elle pas une once de courage pour lui avouer véritablement les raisons de sa décision ?
Le visage tourné, le mal-être et la violence s’entremêlent à nouveau et c’est l’implosion, les picotements au bout des doigts et le cœur qui se serre en revivant les émotions qui t’avaient tant imprimé autrefois. Un silence en flottement, l’envie de partir, le droit de savoir et la pulsion intérieure qui veut sortir pour gueuler ton incompréhension, l’injustice dont elle fait preuve. J'veux juste comprendre. tu as du mal à y croire, ton regard se pose à nouveau sur Sami, surpris de sa remarque. Tu pensais être le seul à avoir du mal à comprendre, à avoir des questions à lui poser, la suite ne fait qu’enfoncer la lame dans la plaie béante. Les questions s’accumulent et la claque n’en est que plus insurmontable. « C’est une blague Sami ? Tu voulais que je m’excuse pour une connerie que tu as faite de ton plein gré ? » Prends tes responsabilités une bonne fois pour toute, explique lui Sami, pourquoi vous en êtes arrivés là il y a un an. Tu te demandes même si un jour elle reconnaitra sa faute, c’est peut-être juste ça qu’il te faut pour passer enfin à autre chose. Tu ressens la pression que sa présence exerce sur toi, c’est intenable et pourtant tu veux rester. L’affronter une bonne fois pour toute. Tu as voulu essayer la manière douce, tes excuses n’ont eu aucuns effets, pas même d’apaiser la situation. « N’ose même pas remettre la faute sur moi, il n’y avait rien à sauver de toute façon » la rancœur te dévore, les maux se perdent tandis que ton désir de sauver le peu de relation saine qu’il reste entre vous s’évanouit.
Tu reconnais bien là la femme acharnée, passionnée qui partageait ta vie. Vos répliques sont l’essence même de votre destruction. « Je ne suis pas le seul à avoir mal réagit devant Keiki » quand t’y repense, c’est la honte qui remonte et te donne ce goût amer au fond de la gorge, vous n’auriez jamais dû en arriver jusque-là. « Je pense que le jour où on se parlera normalement, c’est qu’on aura enfin mis tout sur la table » Image qui parait tellement surréaliste à cet instant, ou en tout cas, Sami ne te donne pas l’impression de vouloir atténuer la situation. vous vous battez contre des souvenirs, l'insoutenable vérité qui se voile à chaque fois que vous êtes confrontés l'un à l'autre.
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MessageSujet: Re: what i've done (cômi) Sam 14 Oct - 23:50

cette impression transcendante d’être en plein délirium. c’est étrange, d’enfin vivre cette confrontation qui avait déjà vu le jour une multitude de fois sous ses paupières, tandis qu’elle s’était abandonnée à l’étreinte réconfortante des bras de morphée. mais ça n’est pas le même scénario, ce ne sont pas les même mots qui traversent les lèvres, ni les mêmes passions qui ravagent le coeur. tout est bien trop violent, elle se sent un peu plus fébrile à chaque nouveau regard qui s’éternise, tandis qu’elle s’égare toujours et encore dans ces opalins éclaboussés d’une lueur trop sombre. ils ont perdu cette chaleur d’autrefois qui lui gonflait le palpitant jusqu’à la déraison, ni cette lueur mystique qui engourdissait les muscles pour ne laisser derrière elle qu’une nuée de frissons délicieux. non, là ça n’est plus qu’un voïd furieux qui lui troue le visage, et qui resserre ses doigts autour de sa jugulaire. lui fait comme agoniser chacune de ses inspirations.
dans ses yeux, elle y voit le cimetière de cet amour agonisant. le leur. un entassement de souvenirs étouffés sous des tas de cendres fumantes. c’est tout ce qu’il en reste, cette odeur âpre qui inonde les narines, qui s’infiltre dans chaque recoin de son organisme souffreteux. et qui jamais ne s’en échappe pleinement. c’est toujours une nuance subtile coincée en arrière plan. des effluves légères, qui parfois resurgissent pour l’en étrangler un peu plus. mais ces mots, eux, sont bien plus virulents. bien plus venimeux, alors qu’elle est brusquement happée dans une incompréhension totale. il y a cette rage qui coule de sa bouche, cette rancoeur toxique qui en émane dont elle ne comprend pas le foyer. sourcils qui s’arquent, alors qu’elle parvient à puiser la force de délier les lèvres.
tu te fous de ma gueule? c’est moi qui t’ai largué alors tout est de ma faute, c’est ça que t’essayes de me dire? mais il est bien trop emporté pour s’en arrêter là. non, y’a comme cette retenue qui quitte définitivement son corps, et finalement toutes ces choses qu’il avait enfouies au plus profond de son esprit qui ressurgissent. ces non-dits, et ces rancoeurs qui polluent l’âme. elles sont là, crues et absolument nues. j’suis pas allée frapper une de tes potes à cause d’une crise de jalousie à deux balles, moi.  il n’y avait rien à sauver. bourdonnement aux tympans, y’a plus que l’écho crade de ces mots qui lui emplit le crâne. et cette douleur, ce putain de déchirement qui lui bouffe le corps. ça doit probablement transpirer de son regard, cette peine qui s’y infiltre sans qu’elle ne puisse la refouler.
j’suis contente d’apprendre que ça représentait rien pour toi en tout cas. amère. c’est trop virulent pour qu’elle parvienne à garder son sang froid et à oublier les hurlements de son coeur qui tambourine sous ses côtes. parce que brusquement c’est tout ces souvenirs encore teintés d’une once d’allégresse qui se ternissent par ses mots blessants, qui ne deviennent qu’une vague mémoire monochrome et morose.
et alors? aux dernières nouvelles c’est ta meuf à toi, pas la mienne. et ça aussi, ça lui consume la langue. mais elle sait qu’au fond il a raison, et qu’ils ont besoin de laisser toutes ces accusations s’échapper, juste une dernière fois, avant de pouvoir espérer réparer le peu de choses qu’il leur reste encore.
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MessageSujet: Re: what i've done (cômi) Dim 15 Oct - 12:03

Tu ne comprends rien, la situation t'échappe dans un tourbillon de sentiments toxiques. Vous êtes deux, âme l'une contre l'autre, elles se sautent à la gorge pour un éternel recommencement. Serez-vous un jour en paix avec votre histoire mutuelle ? t'es persuadée qu'elle vient d'attaquer la première, c'est encore elle qui écrase le peu de normalité que tu as essayé d'instaurer entre vous. Espoirs foutus en l'air quand elle a daigné répondre et c'est loin de s'arrêter. Retour en arrière, souvenir de disputes, du négatif en perspectif malgré ton intention de rester impassible devant ce spectacle. Les rancœurs se croisent, rien n'a été mis à plat depuis votre séparation. Et l'emprise de ses lèvres sur les tiennes pour une dernière fois se dessinent alors, laissant un goût amer dans ton cœur. Elle en a décidé ainsi, tu n'avais rien de demandé sauf un peu de compréhension. Tes pulsions t'ont mené jusqu'à la violence, ton poing dans la figure de ce mec, tu préfères l'oublier. Bien plus fort que toi, la colère t'avais envahit et recouvert par des flots de remords. Il n'avait rien dit, les jours suivants tu avais attendu les flics, mais rien ne s'était passé. Te laissant seul face à cet acte trop barbare pour t'en vanter. Medhi était le seul au courant de ce que la séparation avait fait comme ravages, le seul à être de ton côté malgré la perte de certains amis communs avec Sami. C'est sûrement le seul moment que tu auras pour lui poser tes questions à ton tour, le ton est donné.
Tu ne veux pas plier sous son regard, l'orgueil préserve ton colère, mais tu te rends bien compte de l'abcès que tu creuses encore un peu plus. Cette fois-ci elle ne partira pas sans se retourner.
- putain, mais j'parle pas de ça. Tu ne le reconnaîtras jamais ?
Persuadé qu'elle sait de quoi tu parles, tu veux l'entendre dire qu'elle t'a trompé, mais elle-même n'a pas l'air au courant et ça te fous les nerfs. Tu inspires profondément, trop pour que ce soit discret, tu ne veux pas replonger dans de vieilles affaires, mais vous avez des choses à régler. Au fond, tu pourrais lui donner raison, malgré tes tords, elle seule doit porter le fardeau de votre rupture. À l'époque, l'idée ne t'avais même pas effleuré l'esprit. Le discours qui tourne en rond, le souvenir en interrogation, elle se veut brèche dans ses mots.
- Ah parce que c'est normal de tromper pour toi ?
Tout à coup, tu reviens sur terre l'espace d'une seconde lorsque les mots sont lancés, tu vois l'ironie de l'événement. Toujours au même point. Aucun des deux n'avance, ça devient trop lourd à porter. Les traits de ton visage s'amincissent, laissant la neutralité faire son boulot. Mais ça ne dure pas, les paroles suivantes fusillent tes tympans. Sami est meurtrière lorsque tu l'entends remettre en question la place qu'elle portait en toi. Sami est un souvenir bien trop gravé pour nier sa valeur. Tes poumons crient à l'aide, c'est suffoquant de mal-être, un long silence pare la pièce et les regards se croisent encore et toujours.
- t'as rien compris Sami.
Tu l'as aimé comme jamais auparavant et peut-être même comme jamais tu ne pourras le faire. Parce que ça t'a détruit, parce que t'étais plus qu'un monstre parmi tant d'autre quand elle t'a laissé sur un baiser. Blessé, c'est le visage dénudé que tu lui offre à cet instant. Frapper quelqu'un n'est pas anodin, en temps normal tu n'aurais jamais osé le faire, mais la passion était-elle que ton cœur ne t'a pas rattrapé au vol.
Tu veux passer à autre chose et ne plus te laisser dévorer par leur passé commun, tu veux avancer maintenant. C'est la voix de Lou qui traverse ton esprit maintenant, en premier lieu, jamais tu ne pourras la laisser. Fini les conneries.
- j'veux juste passer à autre chose maintenant.
Le doute s'installe, ne sachant plus ce que tu attends de Sami.


Dernière édition par Côme Sevaux le Mar 17 Oct - 9:27, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: what i've done (cômi) Lun 16 Oct - 21:09

Un tumulte de sentiments paradoxaux qui lui laboure la poitrine, qui se mélangent tous au creux de son ventricule pour la laisser suffoquante d'hésitation. Y'a ces regards meurtriers et glacé d'une colère impériale qui lui souffle le froid, puis y'a les souvenirs fumants de leur histoire écrite à deux sous les nuits profondes qui lui souffle le chaud. Déflagration qui a laissé place au blizzard qui lui obstrue les pensées. Et au fil et à mesure que les coeurs se délient pour ne plus respirer que l'ignoble vérité, c'est dans une toute autre danse qu''elle est embarquée. Celle de l'incompréhension, qui lui inonde le crâne et qui l'engonce un peu plus à mesure qu'il lui délivre ses véritables pensées. Celles qui brûlent la langue tant elles sont douloureuses, et qui résonnent de cet écho atrocement réel. Plus de faux semblant, ni même d'effort de prétention. Ni l'un ni l'autre ne parvient à garder la situation entre ses doigts tremblotant, et tous les efforts de pseudo-civilité qu''elle souhaitait pourtant tant instaurer entre eux s'est bien vite effritée pour laisser place aux accusations.
Mais elle ne comprends toujours pas Sami, ces sous entendus dont il l'accable avec un dédain mordant. Non, ça lui semble bien trop obscur alors qu''elle pensait qu'il serait rongé par la culpabilité et les remords. Bien au contraire, il laisse sous entendre que c'est elle qui devrait s'en vouloir. Mais pour quelle raison? D'avoir achevé une relation déjà agonisante? Et une de fois de plus il insiste, cherchant à lui faire comprendre quelque chose qui lui échappe bien trop, malgré l'effort qu'elle met en cherchant à comprendre à quoi il fait référence. Mais c'est le néant soufflant qui lui répond, tandis quelle se resasse douloureusement toutes les erreurs et les blessures qu'elle avait bien plus lui infliger de sa propre main.
J'vois vraiment pas de quoi tu parles. l'incompréhension qui grandit et s'épaissit un peu plus à chaque seconde gâchée à tenter de comprendre. Et finalement, il l'extirpe de sa peine en deliant les lèvres, lui offrant enfin la solution à sa torture et la raison de son animosité envers elle. La réponse contre toute attente lui arrache un rire saccadé qui lui remue la poitrine un peu trop vigoureusement. Parce que putain, c'est drôle. Et y'a comme toute la tension qui s'était accumulée sur ses épaules et lui faisait dangereusement courber l'echine qui s'evapore. Il lui offre un nouveau souffle.
Putain t'es vraiment con hein? ça sort un peu trop abruptement, peut-être même un peu alors qu''elle imagine la confusion qui doit s'immiscer dans l'esprit de Côme. En vérité elle avait complètement oublié ce léger détail, où elle avait laisser croire qu'elle l'avait effectivement trompé. Préférant lui donner raison, probablement trop blessée qu'il puisse la penser capable d'une telle chose pour lui ôter le doute. Quand ses yeux à'agrippent au sien, y'a une sorte de changement qui s'échoue sur elle. Un nouveau déchirement en imaginant cette peine qui devait l'avoir meurtri. Et la culpabilité, qui remonte jusqu'au lèvre alors qu''inconsciemment elle se rapproche de lui. C'est dangereux de brûler les mètres, mais elle a abandonné sa raison il y a bien longtemps.
J'suis désolée Côme je pensais que t'avais compris que c'était faux. Ou que quelqu'un te l'avait dit. Elle qui avait tant de choses à lui reprocher, elle sent la situation s'inverser alors qu''elle a ce besoin d'avoir son pardon. Et sa main qui vient timidement agripper la sienne, sans qu'elle s'en rende compte.
Je t'ai pas trompé. T'étais suffisant. Mais la réalisation la heurte trop brusquement, et elle retire sa main comme si le bref contact l'avait brûlée. Et peut-être que c'est réellement le cas.
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MessageSujet: Re: what i've done (cômi) Mar 17 Oct - 12:02

L’écho des regards perdus qui s’intensifie. Tous leur échappe, même les plus infimes détails, t’es sonné par son ignorance et tellement vexé qu’elle ne s’en souvienne pas. Elle n’a jamais nié t’avoir trompé avec quelqu’un d’autre, les mots que vous aviez échangés n’avaient pas de but, comme si la finalité de leur relation était inévitable. Tu l’as pensé si fort après, voulant ne plus souffrir après une telle trahison. Tu pensais que vous étiez au-dessus de ce genre de chose, malgré les disputes et les désaccords, t’étais bien trop mordu par cette femme, bien trop engagé. Malgré les années qui vous séparent, tu étais tombé amoureux de ce caractère désinvolte, cette fureur de vivre à chaque instant. Cette beauté qui t’a brisé les ailes. Tu n’aurais jamais pensé réagir comme ça pour quelqu’un, des fautes ont été commises des deux côtés, tu en es conscient. Ta jalousie vous a perdu en grande partie, mais l’adultère fut bien pire à ancrer comme fait.
Elle rigole, mais tu restes impassible, la situation ne te fais pas du tout rire toi. Restant sur tes gardes, tu préfères ne pas bouger pour éviter tout débordement. Tu prends une énième frappe dans le visage quand elle t’insulte. Prêt à rétorquer, tu vois son visage changer lorsqu’elle replonge ses yeux dans les tiennes. Y’a cette boule dans le fond de ta gorge qui ne demande qu’à sortir pour mieux lui crier d’arrêter. Sauf que tu veux lui prouver que t’as changer intérieurement, même si c’est pas vraiment le cas.
Tu finis par lire l’incompréhension sur son visage et toi tu t’enfouis un peu plus dans le gouffre des souvenirs. Elle nie, mais ses yeux disent l’inverse, ses prochains mots auront le privilège d’ébrécher le mur que tu as bâtis pour mieux te préserver de cette rupture. Tu ressens ce poids qui s’envole quand tu l’entends avouer : je t'ai pas trompé. t'étais suffisant.
Sa main contre la tienne et ce frisson qui s’échappe contre ta volonté. Ça ne dure qu’un instant, mais assez pour en ressentir les bienfaits. Du positif entre vous, quelque chose qui te rappelle enfin les bons moments passés ensemble. T’as pas les mots, plus rien n’ose sortir de ta bouche à cet instant. Bloqué.
Sauf que des mots te chatouillent, ils sont là, coincés. Mais pour une fois depuis bien longtemps, tu vas oser lui demander : « alors, pourquoi t'es parti ? »

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MessageSujet: Re: what i've done (cômi) Dim 22 Oct - 22:22

petit à petit, c’est les barrières qui s’effritent, s’ébrêchent un peu plus pour laisser entrevoir les réels sentiments qui lui irriguent le coeur. pour une raison obscure, ou tout simplement parce qu’elle est fatiguée de s’aveugler d’une colère futile à son égard. encore une fois, fatiguée de lutter avec lui. c’est bien plus simple de se laisser aller, et elle sent déjà sa respiration se frayer un chemin plus aisément dans sa trachée. seconde vie, presque, qu’il lui offre là. brusquement, y’a plus aucune once de haine qui lui engloutit le coeur, simplement ce semblant de nostalgie mélangé à toujours le même pincement épuisant. et au fond, elle se demande si un jour il s’estompera, où si les plaies ne cicatriseront jamais réellement. et d’un côté, c’est peut-être tant mieux, de garder son souvenir toujours là, comme une balafre sur l’épiderme. qu’il ne finisse pas comme une vielle photo poussière dans un recoin de son esprit.
la situation s’est inversée, et là où c’était elle qui laissait ses rancoeurs ressurgir, et elle a maintenant ce besoin viscéral de le rassurer, de tenter de recoller le peu de choses qu’ils n’ont pas encore brûlées dans les flammes de leur séparation, et de cette colère épaisse qui en a découlé. à présent, elle a envie de lui redessiner un sourire du bout de ses doigts tremblotants, encore trop fébriles à l’idée de l’effleurer une nouvelle fois après tant de temps passé sans même se voir. et maintenant qu’il est là, à une poignée de centimètres, elle réalise finalement que y’a ce creux dans sa poitrine qui se comble. ce manque ignoble qui disparaît juste un instant. et sa main qui vient trouver la sienne, sans qu’elle ne se souvienne lui avoir donné l’ordre de le faire. presque comme un réflexe, c’est l’instinct qui la fait venir chercher le contact avec Côme toujours avec cette même envie de chasser cette peine qui lui voile le regard.
mais elle réalise trop tard que c’est une mauvaise idée, que c’est trop tôt pour ce genre d’affection. bien trop risqué, alors que y’a encore son corps qui se languit du sien. alors elle brise le contact dès que sa peau touche la sienne, et elle déteste cette sensation qui lui tenaille l’estomac. le manque presque immédiat. elle voit dans son regard à lui que c’était une erreur, et elle se promet silencieusement de ne pas refaire d’écart du genre. pas maintenant. pas alors qu’elle vient de dire à keiki qu’il ne représentait plus rien pour elle. pourtant sa question sort, et lui siffle contre les tympans. trop prématurée, et y’a la surprise qui vient lui déformer les traits. elle est prise de court, et les mots qui une fois de plus s’encombrent dans sa gorge, se mélangent.
arrête. me demande pas ça. ça marchait plus et tu le sais très bien. la réponse il la connaît déjà, tout du moins elle l’espère. c’était la fatigue, l’exaspération. la rancoeur qui était devenue trop insupportable. c’était la déchirure qui était nécessaire pour que chacun de leur côtés parviennent à se reconstruire sans être dévorés par cette relation qui les consumait un peu plus chaque jour.
je… j’pense que tu devrais y aller. soupir qui s’échappe des lèvres, alors qu’au fond elle entend son coeur qui lui hurle de le retenir. mais c’est mieux comme ça, avec ce nouvel espoir de parvenir à tourner la page.
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