.
 
AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez|

watchin the city burn into the night (gaëlle)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
AuteurMessage
avatar
> MESSAGES : 88

> PSEUDO : la métamorphose d'hermès.

> FACE, © : dolan, cosmic light.

> AGE : vingt-sept bougies, déjà (putain).

> OCCUPATION : artiste, comme rimbaud et cocteau.

> COTE CŒUR : oh bah.

MessageSujet: watchin the city burn into the night (gaëlle) Mer 30 Mai - 17:44

c'est une de ces nuits où candide peut pas vraiment dormir. assis sur son lit, appuyé contre le mur, ses yeux font des allés-retours entre le calepin qu'il a dans les mains et sa fenêtre, d'où on peut voir les lumières blanches déchirer la nuit. deux heures du matin, c'est certainement la meilleure heure pour écrire – ou du moins, c'est ce que candide se dit pour essayer de se réconforter de pas pouvoir dormir à cette heure pourtant tardive. dans sa chambre, le seul bruit qu'il entend, c'est les canalisations qui résonnent, son crayon qui frotte le papier dans des mouvements incertains, irréguliers. puis, tout ça est ponctué par les craquements occasionnels de la vieille baraque, et les ronflements distingués d'un de ses colocs, au loin. il cherche même pas à savoir qui c'est, candide, lui, il se concentre juste sur les mots qu'il écrit sur son carnet. ça parle de train manqué, de radio muette, de vides qui attirent, de vides qui effraient, et il sait plus trop. il soupire, pose sa tête contre le mur. la lune, elle est presque pleine, et elle brille presque agressivement dans le ciel, à travers les branches de l'arbre en face de sa fenêtre. il soupire, essaie de se concentrer sur les craquements du parquet pour se vider la tête, trouver un moyen de s'endormir. seulement, le bois, il craque un peu trop rapidement, trop régulièrement – quelqu'un marche dans le couloir. il redresse la tête, écoute – c'est quelque part rassurant de savoir qu'on est pas le seul éveillé dans une si grande maison. il s'attend pas à grand chose d'abord. c'est surement matt qui va se prendre de l'eau (une bière ?) ou hailey qui va aux toilettes. mais les pas s'arrêtent devant sa porte et il arque un sourcil alors que la poignée s'abaisse lentement. à ce stade là, il se pose même plus de question. il n'y a qu'une seule personne dans cette maison qui peut s'inviter dans sa chambre à cette heure de la nuit, sans le moindre gène.
gaëlle ?
il pose la question pour la forme, mais il est certain que c'est elle. il est même pas outré du manque d'intimité que ce genre d'attitude peut engendrer (et si j'étais en train d'me toucher putain ?), lui et gaëlle ça a toujours été comme ça. puis ça le rassure parfois, de partager ses insomnies solitaires avec quelqu'un d'autre. il inspire, fermant son calepin et se frottant les yeux, toujours assis en tailleur sur son lit.
que pasa ? l'insomnie du samedi soir ?

_________________

( it's quiet uptown )
et je suis ici, en parcours, en attente, en suspension, en déplacement, hors-jeu, hors vie, provisoire, pratiquement absent, pour ainsi dire pas là


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
> MESSAGES : 152

> PSEUDO : cosmic light (charline).

> FACE, © : amy jackson (BALACLAVA).

> AGE : vingt-cinq ans, même si parfois on n'y croirait pas.

> OCCUPATION : coach sportive au allforme, là pour vous servir.

> COTE CŒUR : rangé dans une cage dorée, faut juste trouver la bonne clé.

MessageSujet: Re: watchin the city burn into the night (gaëlle) Jeu 31 Mai - 13:59

watchin the city burn into the night


[b]y a des nuits comme celles-ci. beaucoup de nuits se ressemblent d'ailleurs. surtout ces derniers temps. gaëlle, elle se retrouve à se tourner et retourner dans son lit. ses mains se décalent de sa nuque jusqu'au long de son corps essayant, ainsi, de trouver la position parfaite afin de rejoigne les bras de morphée. parfois, un soupire se glisse entre ses lèvres afin de manifester son agacement. agacement qui prend de plus en plus de place au fil des heures. souvent, sa mâchoire se crispe pour éviter qu'un juron ne s'échappe. dieu seul sait en combien de langue elle peut sortir l'expression putain de sa mère lorsqu'elle est énervée. comme quoi les cours de langue enseigner à l'école sont parfois utiles. son cerveau se met en action. mode on pour la nuit. merde, c'est pas comme ça que ça devrait marcher. aucune pause. pas de répit. juste l'envie d'obtenir des réponses à ses questions. seulement, elle ne les a pas la demoiselle et le manque de sommeil n'y changera rien. sans doute lui faudrait-il une notice pour comprendre le fonctionnement de son crâne. en tout cas, il commence à la rendre dingue. le bruit régulier de l'horloge qui trône au dessus de son lit lui donne envie de se pendre. sa montre, posée sur la table de chevet, se mélange au tic tac des aiguilles royales et c'est l'enfer qui naît dans sa tête. alors, sans même réfléchir, sur un coup de tête, elle se redresse. ses avant-bras retombent violemment sur sa couette. elle passe une main dans ses cheveux, les tire légèrement comme pour sortir de ce cauchemar. c'est bel et bien la réalité. tu es dans le vrai monde gaëlle. ses dents entre en collision avec sa lèvre inférieure tandis qu'elle décide de se lever. elle enfile un tee-shirt, les fameux t-shirt trop grands qu'elle achète en guise de pyjama lorsqu'elle a de la compagnie et que de simples sous-vêtements ne seraient pas adaptés. ses pieds l'extirpent de sa chambre et s'arrêtent instinctivement devant la porte de celle de candide. elle hésite un instant. un court instant. son oreille se tend pour y déceler le moindre bruit. c'est l'occasion ou jamais. elle actionne la poignet de porte et affiche un léger sourire à l'attention du jeune homme qui met quelques secondes à peine avant de comprendre de qui il s'agit. sa chambre, éclairée par la astre semble paisible. plus que celle de la demoiselle qui se permet d'entrer pour le rejoindre.
— c'est la misère, j'arrive pas à fermer l'oeil. qu'est-ce que tu écrivais ?
la curiosité est un vilain défaut. un vilain défaut et surement le plus grand de la jeune femme qui vient s'installer à ses côtés, le forçant à se décaler un petit peu sur le côté pour lui faire de la place.

_________________

☾ chaussures puma sur les pieds, j'suis dans les nuages dur de perdre. j'fais des murs de textes et des purs de verte. ☽ ♡
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
> MESSAGES : 88

> PSEUDO : la métamorphose d'hermès.

> FACE, © : dolan, cosmic light.

> AGE : vingt-sept bougies, déjà (putain).

> OCCUPATION : artiste, comme rimbaud et cocteau.

> COTE CŒUR : oh bah.

MessageSujet: Re: watchin the city burn into the night (gaëlle) Ven 1 Juin - 15:36

watching the city burn into the night
Feat
gaëlle
L’intuition de candide ne l’a pas trompé. il entend très vite la voix fine de gaëlle lui répondre à travers l’obscurité. il ne voit que mal la silhouette de la jeune femme se découper dans la lumière discrète de la lune, il inspire, se redresse un peu alors que ses yeux s’habituent à la pénombre un peu plus prononcée de ce recoin de sa chambre, alors qu’enfin sa colocataire s’avance vers lui. qu’est-ce qu’il écrit ? ah. rien de sensationnel, a-t-il envie de lui répondre. les vers nocturnes ont beau être les plus dociles, ils ne sont que rarement beaux et ne contiennent que peu de génie. il soupire et jette un coup d’œil agacé à son calepin, sur les mots qui y sont inscrits. des idées reçues, des topos maintes et maintes fois revus. qui parle encore de trains manqués dans ses poèmes en 2018, bon sang ? l’idée a été usée jusqu’à la moëlle, et, pendant un instant, il se maudit lui-même de ne pas avoir remarqué la facilité de son analogie avant. d’un geste agacé, il rature les récurrences trop fréquentes du mot « train » alors que gaëlle s’installe à côté de lui. il se décale un peu et lui tend un oreiller pour qu’elle s’installe correctement.
—  hmph. de la poésie de minuit. donc vraiment nulle.
il murmure, afin de ne pas réveiller les autres. puis, laisse échapper un léger rire en feuilletant son calepin une dernière fois avant de le fermer, le lançant un peu plus loin sur le lit. puis il se tourne vers elle en inspirant, la tête toujours appuyée contre le mur.
qu’est-ce qui t’empêchait de dormir, du coup ? tu veux en parler un peu?
la discussion entre lui et gaëlle est toujours facile, fluide, naturelle. il l’apprécie, et après tout, ils n’ont plus rien à se cacher – les barrières de l’intimité ont déjà été brisées une fois entre eux. tout semble quelque peu anodin dans leur relation à présent. c’était une aventure d’un soir. il le sait. gaëlle le sait. assez pour que toute possible ambiguïté entre eux deux soit définitivement et totalement éradiquée. il inspire, son regard se perdant un moment à travers la fenêtre. il observe les fragments de la lune qu’on aperçoit à travers la fenêtre, écoute le bruit distant des voitures qui accélèrent sur le boulevard. il est même presque sûr qu’il peut entendre un hibou boubouler quelque part, plus loin, dans un arbre quelconque. il inspire.
—  t’as déjà remarqué à quel point la nuit c’est paisible ? c’est presque mieux qu’en journée. personne qui hurle parce qu’on lui a volé son soutien-gorge, personne qui regarde la télé beaucoup trop fort. c’est tellement reposant.
il se tourne vers elle, la fixe un moment avant de se passer une main dans les cheveux, un soupire fatigué lui échappant. la nuit a beau être plus agréable que le jour, cela n’empêche pas ses heures de sommeil manquées de se faire ressentir assez désagréablement.

_________________

( it's quiet uptown )
et je suis ici, en parcours, en attente, en suspension, en déplacement, hors-jeu, hors vie, provisoire, pratiquement absent, pour ainsi dire pas là


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
> MESSAGES : 152

> PSEUDO : cosmic light (charline).

> FACE, © : amy jackson (BALACLAVA).

> AGE : vingt-cinq ans, même si parfois on n'y croirait pas.

> OCCUPATION : coach sportive au allforme, là pour vous servir.

> COTE CŒUR : rangé dans une cage dorée, faut juste trouver la bonne clé.

MessageSujet: Re: watchin the city burn into the night (gaëlle) Ven 1 Juin - 20:47

watchin the city burn into the night


Gaëlle, elle pénètre à l'intérieur de la pièce comme si c'était chez elle. D'une certaine façon, elle est chez elle, elle vit ici au même titre que les autres dorénavant. N'empêche qu'ils ont chacun le droit à une part d'intimité. Sauf que la jeune femme, elle connaît pas trop les limites. Elle n'a pas vraiment de barrières et encore moins lorsqu'il s'agit de Candide. Gaëlle, c'est le genre de femmes tactile, câline, qui a besoin du contact des autres, de se sentir aimer. Alors, il arrive qu'elle se montre pot de colle avec ses colocataires et malgré le passé qu'ils ont en commun tous les deux, elle ne peut s'empêcher de l'être avec Candide. Elle se dit que de toute façon, ils ont déjà été beaucoup plus proches que ça. Ils se connaissent alors un peu plus ou un peu moins. C'est naturel chez elle et complètement anodin. Elle ne considère comme son colocataire, son ami, son frère, son confident. Bref, elle se repose beaucoup sur Candide, c'est vrai mais, c'est qu'elle a complètement confiance en lui. Elle sait que c'est un type bien et droit et qu'avec lui, il ne peut rien lui arriver. Elle se sent bien, en sécurité. Mais, y a pas d’ambiguïté et il n'y en aura pas. Parce que c'est comme ça. C'est une évidence. Elle part donc s'installer à ses côtés et attrape volontiers l'oreiller qu'il lui tend. Après s'être installée confortablement contre le mur, elle jette un coup d'oeil à ce qu'il est en train de faire. Parce qu'elle est curieuse Gaëlle et ça, tout le monde le sait. Sauf que Candide, il dit que c'est rien, juste quelques lignes et qui plus est, de nuit. A croire que c'est pire encore. Cette pensée la fait légèrement sourire.
— Barres pas tout, tu finiras peut-être par le regretter.
Il balance pourtant son calepin comme pour l'informer que ça y est, elle a toute son attention. Il lui demande pourquoi, pourquoi elle ne dort pas. D'abord, elle hausse les épaules comme si de rien était. Mais, comme c'est Candide, elle s'autorise à parler.
— Je réfléchissais... Je crois que je dois faire le premier pas pour que Lazare me pardonne ?
Lazare, son grand frère. Lazare a qui elle a dit des horreurs. Lazare qu'elle a réussi à faire fuir avec ses reproches et ses mots mal choisis. Elle l'a touché en plein coeur. Elle l'a blessé, déchiré comme aucune femme n'a du le faire auparavant. Pourtant, c'est sa soeur, sa petite soeur et elle devrait être présente pour lui. En tant que membre de la famille, elle dvrait le soutenir et le défendre, envers et contre tout. Or Gaëlle, elle a préféré lui cracher la vérité, le fond de sa pensée sans aucun tact. Pour une personne qui dit ne pas avoir un mauvais fond, elle a fait fort la petite brune.
Elle se reconcentre sur la nuit. Elle écoute le silence qui s'installe. Celui qui fait du bien après une journée de travail. Après une soirée à la colocataire surtout. Parfois, elle se dit qu'ils sont dingues de tous rester ici, sous un même toit. Des jeunes complètement écervelés qui ne réfléchissent pas. Vivre ensemble nuit à la santé de tous, c'est certain. Et pourtant, ils sont malades de rester. Malades d'amour les uns envers les autres.
— Ça fait trop du bien... je ne rappelais plus que c'était possible d'avoir un moment de répit. En particulier lorsqu'on est toujours entre ces quatre murs.
Elle ironise la situation mais, c'est vrai que c'est souvent bruyant par ici. Heureusement qu'elle apprécie le calme que quelques minutes dans la journée sinon, elle serait mal barrée !

_________________

☾ chaussures puma sur les pieds, j'suis dans les nuages dur de perdre. j'fais des murs de textes et des purs de verte. ☽ ♡
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
> MESSAGES : 88

> PSEUDO : la métamorphose d'hermès.

> FACE, © : dolan, cosmic light.

> AGE : vingt-sept bougies, déjà (putain).

> OCCUPATION : artiste, comme rimbaud et cocteau.

> COTE CŒUR : oh bah.

MessageSujet: Re: watchin the city burn into the night (gaëlle) Sam 2 Juin - 18:23

watching the city burn into the night
Feat
gaëlle
L’angoisse de Gaëlle est palpable, comme quelque chose qui se lit sur son visage, dans ses yeux et ses intonations un peu hésitantes. Il la comprend, et en même temps pas tellement ; il se doute bien de la douleur que cela doit être, de se sentir partir à la dérive, loin de ses proches. Mais il ne la connaît pas. Lui s’est lancé de lui-même, sur son radeau de fortune, loin, aussi loin que possible de sa famille, restée moisir sur un autre continent. Ni frère, ni sœur, ni père, ni mère n’aurait pu le retenir ou lui faire avoir des remords, et couper le cordon ombilical avait été une délivrance plus qu’une peine. Cependant, Gaëlle est encore attachée à son frère, Lazare – le simple fait qu’elle soit prête à tendre la main vers lui, à faire le premier pas, le mouvement le plus compliqué en est la preuve. Mais Candide, lui, s’inquiète pour elle – il sait à quel point la famille peut être dangereuse, tout autant qu’elle peut être salvatrice. Les plaies les plus sanglantes sont souvent déchirées au nom des liens du sang, qui servent de justification miraculeuse en permanence et adoucissent les plus odieux méfaits, les plus sombres tragédies. Alors, il est compréhensible que Candide, voyant sa chère Gaëlle se torturer ainsi l’esprit pour cette histoire, fronce les sourcils, lève les mains en signe de temps mort. Qu’elle veuille se réconcilier avec son frère, c’est une chose. Qu’elle s’ensevelisse sous une culpabilité qui la tord au point de l’en garder éveillée la nuit, c’en est une autre.
Ce que je veux dire Gaëlle, c’est que tu risqueras jamais rien à être la personne la plus mature. Il faut toujours quelqu’un d’assez courageux pour aller vers l’autre, et c’est génial si tu peux être cette personne.
Il inspire et se penche pour ouvrir la fenêtre afin de laisser l’air doux du soir s’engouffrer dans la pièce. Il reste quelques secondes silencieux, réfléchit, les yeux levés vers le plafond. Il cherche ses mots Candide, cherche la meilleure façon de formuler tout ça. Puis, de nouveau, il soupire, se passe une main dans les cheveux.
Enfin, demander pardon n’équivaut pas à accepter tout le tort. Il s’agit juste de reconnaître ta part d’erreurs. Mais tout ça ne sert absolument à rien si tu ne lui demandes pas en même temps de se concentrer sur ses propres faux pas. J’suis prêt à parier que t’es pas la seule fautive dans cette histoire. Alors tu dois pas te considérer comme la seule fautive, et encore moins agir comme telle.
Après tout, Candide ne s’est que trop frotté aux tragédies familiales durant sa vie. Certains diront que sa méfiance est exagérée, voire infondée – qu’après tout, les liens du sang sont plus forts que quoique ce soit d’autre ici-bas, et que ce ne sont pas quelques situations exceptionnelles qui vont déroger à la règle. Mais heureusement, la remarque suivante de Gaëlle lui redonne le sourire, lui arrache même un rire étouffé. Il se tourne vers elle, fait mine de l’examiner avant de faire tomber son jugement final :
Hm… Ca dépend des fois. Généralement, t’es potable je dirais.
Il lance, taquin, avant de lui pincer la joue en riant. Candide a beau se plaindre régulièrement de ses colocataires, la vérité – celle qu’il n’avouera jamais, probablement – est tout autre. Que ferait-il sans eux ? Sans leurs idioties, leurs caprices, leur vacarme incessant et les moments de silence qui rythment nécessairement le brouhaha de leur vie ? Bizarrement, il ne veut même pas y penser.

_________________

( it's quiet uptown )
et je suis ici, en parcours, en attente, en suspension, en déplacement, hors-jeu, hors vie, provisoire, pratiquement absent, pour ainsi dire pas là




Dernière édition par Candide Mermoz le Lun 4 Juin - 19:57, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
> MESSAGES : 152

> PSEUDO : cosmic light (charline).

> FACE, © : amy jackson (BALACLAVA).

> AGE : vingt-cinq ans, même si parfois on n'y croirait pas.

> OCCUPATION : coach sportive au allforme, là pour vous servir.

> COTE CŒUR : rangé dans une cage dorée, faut juste trouver la bonne clé.

MessageSujet: Re: watchin the city burn into the night (gaëlle) Dim 3 Juin - 0:38

watchin the city burn into the night


Gaëlle, elle a toujours admirer les artistes. Ils ont une façon de voir le monde qu'elle apprécie. Ils ont cette facilité à s'exprimer sur le papier. Elle, elle n'a pas ce talent et elle ne le comprend pas toujours. Pourtant, ça la fascine. Candide et ses vers la fascinent. Mais, elle ne dit rien Gaëlle. Elle lui propose juste de ne pas tout barrer. Parce que ça lui fait mal au coeur de le voir froisser du papier sur lequel, des rimes qu'elle n'aurait jamais pu inventer prônent fièrement. Lui, il n'a pas la même vision des choses. Il est plus critique envers son propre travail. Sans doute plus exigeant de jour en jour. Après tout, c'est comme ça qu'on s'améliore et ce n'est pas la jeune femme qui dira le contraire.
— Je vois ce que tu veux dire...
Ouais vu de cette façon, il fait bien de barrer Candide. Autant reprendre plus tard, lorsqu'elle ne sera pas dans les parages en train de le parasiter. A la place, pour occuper ce temps déjà perdu, il lui propose de se confier. Ouais Gaëlle, lorsqu'elle ne dort pas à une heure aussi tardive, c'est que quelque chose trotte dans sa petite tête. La réflexion lui fait perdre tous ses moyens. Elle a beau tenter de retourner dans les bras de Morphée, il n'y a rien à faire. Ses pensées occupent tout l'espace vide, l'empêcher de retrouver le sommeil. Par conséquent, après avoir inspiré profondément, elle décide de se confier. Parce qu'elle lui fait entièrement confiance à Candide. Parce qu'elle n'a pas peur du jugement. Elle sait qu'il lui offrira le fond de sa pensée, sans prendre de pincette, sans jamais mentir. Après un moment de réflexion, elle en vient à cette conclusion :
— Donc tu penses que je devrais faire un pas vers lui sans pour autant m'excuser ? Genre, lui donner l'occasion de le faire ou du moins, de s'expliquer. Faut qu'il fasse autant d'effort que j'en fais en venant à lui ?
Voilà ce qu'elle imagine Gaëlle lorsqu'elle interprète les propos de son ami. Elle se voit avancer toute penaude vers son frère afin t'entamer la conversation. Pourtant, elle ne s'excuse pas! Elle ne le fait pas, lui le fera surement, plus tard pour qu'elle l'imite et qu'ils puissent enfin enterrer la hache de guerre. Après, peut-être qu'elle se trompe et, gentille comme elle l'est, la demoiselle fera sans doute le premier pas, prête à se mettre à genoux pour que Lazare lui pardonne sa connerie.
Compliqué tout cela. Ce qu'il y a de moins compliqué, c'est la colocation. Certes parfois, ses colocs lui cassent les pieds, la tête, chaque membre de son corps même. Pourtant, pour rien au monde elle ne les échangerait. Parce qu'ils sont devenus bien plus que de simples personnes avec qui elle cohabite au quotidien. Aujourd'hui, ils sont ses plus proches amis pour ne pas dire, les meilleurs qu'on puisse avoir. Mais, ils sont bruyants et ça, elle ne peut dire le contraire. Alors se retrouver-là, dans le noir, au calme, ça lui fait toujours bizarre. C'est apaisant, un peu. Sourire aux lèvres, elle acquiesce les paroles de Candide d'un geste de la tête.
— Oui, c'est vrai. Après moi, je suis pas chiante... Si ?
La demoiselle, elle affiche une petite mine de chien battu. Elle bat des cils d'un air innocent, léger sourire aux lèvres. Bref, elle met pour les arguments de son côté pour qu'il ne la contredise pas.

_________________

☾ chaussures puma sur les pieds, j'suis dans les nuages dur de perdre. j'fais des murs de textes et des purs de verte. ☽ ♡
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
- Contenu sponsorisé -
MessageSujet: Re: watchin the city burn into the night (gaëlle)

Revenir en haut Aller en bas
watchin the city burn into the night (gaëlle)
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
bord d'eau  :: bordeaux et alentours :: bordeaux nord :: bacalan - bordeaux lac-
Sauter vers: